Suis-je chrétien? (mardi, 26 décembre 2017)

IMG_3127.JPGSuis-je chrétien. La question surgit forcément. Comme d'autres s'interrogent, je l'espère: suis-je humain?

Hier, François, qui reste dans le monde (occidental?) le serviteur de Dieu le plus diffusé, a rappelé que tous, nous étions citoyens du monde, sédentaires ou itinérants, tous égaux en droit et en dignité. Ce qui renvoie la cause animale et celle des arbres (dont Libération de ce 26 décembre se fait l'écho par la voix de la philosophe Emanuele Coccia: "les plantes sont des sujets politiques") a des urgences secondes. Et met une sacrée pression sur les démocraties et les démocrates que des hommes de mauvaise volonté veulent réduire à la voix du peuple.

Mais qu'est le peuple sinon un rassemblement d'humains? Ce qui nous ramène à la première question.

Au siècle dernier, un théologien suisse, aujourd'hui un peu oublié (ou enfoui sous les couches des news et des distractions que déversent  en continu les médias et les réseaux sociaux), avait publié un pavé sur cette question existentielle: Être chrétien.

Hans Küng avait dans son élan rénovateur balayé pas mal de mythes, dont la naissance virginale du Messie (Christos en grec) et même l'incarnation de Dieu en un fils guérisseur et thaumaturge qui avait pu dire: Avant que le monde fut, je suis. Jean, son ami fidèle, l'avait proclamé quelque temps plus tard dans son magnifique témoignage: "Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu... Et le Verbe s'est fait chair..." (malheureusement, le curé de Compesières a privé ses fidèles de ce texte cardinal lors de la messe de Noël parce que "il nécessite de trop longues explications...", que nos ventres encombrés de foie gras n'étaient sans doute pas prêts à digérer. Un scandale)

Suis-je chrétien? La question se résume en pratique, dit-Küng, à la question: suis-je humain? L'Evangile de cette Saint-Etienne que je reçois chaque jour par courriel de l'Evangile au quotidien donne à ce propos quelques marqueurs. 

Je vous laisse avec cette question et ces marqueurs et vous propose cette critique de 16 pages de l'oeuvre du théologien Küng.

 

Illustration: La crèche 2017 de Compesières

11:09 | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | |  Facebook | | | |