Dembinski: court mais percutant (mercredi, 08 mars 2017)

Dembinski_C.jpgJe viens de lire la dernière chronique de Paul H. Dembinski parue ce jour dans mon journal préféré: Les ménages suisses, cet employeur essentiel. Je vous en recommande la lecture. Je l'ai commentée brièvement ce matin sur ma page Facebook où je suis sans doute trop peu présent.

Dembinski y constate que la force grise de travail en Suisse y est sans doute sous-estimée et qu'elle permet des exploitations d'êtres humains tant de la part des employeurs que des loueurs de sommeil peu scrupuleux.

L'autre face du problème est la reconnaissance (c'est-à-dire la rémunération) du travail du parent qui choisit de rester partiellement ou totalement à la maison.

Un gosse bien éduqué et bien socialisé, ça vaut combien?

Pour les femmes qui, plus anxieuses ou plus responsables que leur compagnon, supportent la double journée de travail, le souci de la santé des enfants, des courses, du suivi médical, de la tenue de leur(s) chérubin(s), le partage n'est pas qu'une question d'argent.

Le travail cumule les avantages de rapporter un revenu et une insertion dans la vie économique et sociale. Le temps partiel ou le retrait temporaire du marché du travail reste dans de nombreux cas (exception faite de la fonction (para-)publique et de quelques entreprises modèles qui en favorisent l'accès) un risque majeur: le risque de ne pas retrouver de travail, de rester confiné(e) à des tâches subalternes, de perdre en compétences, de voir se rompre ou se distendre les réseaux internes et externes si précieux aujourd'hui, de sacrifier non seulement du revenu actuel mais aussi de mettre en péril sa retraite et son indépendance en cas de séparation.

 

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