Les saints innocents et les petits Genevois (lundi, 28 décembre 2015)

saints innocents.jpgLes saints ne sont plus très en vogue. Naguère, quand, sous nos cieux, la laïcité n'était pas aussi sourcilleuse - elle l'est sans doute parce qu'elle craint le retour des fanatiques - et quand le commun des mortels croyait moins en son propre génie prométhéen et en la technomédecine qu'en la Providence pour son développement durable, naguère donc, chaque jour était placé sous la patronage d'un saint ou d'une sainte.

Pas toujours de bon catholiques d'ailleurs ou de pieux béats. Saint François d'Assise, dont le pape vert actuel porte le nom, a fait les quatre cents coups avant de consacrer sa vie à la réforme de l'église et au chant des oiseaux. 

Ce 28 décembre, la tradition se souvient des saints innocents. Qui sont-ils?

L'éducation nationale genevoise n'en évoque évidemment pas l'histoire mythologique. Puisque, sous prétexte de la sacro-sainte laïcité, principe constitutionnel qui garanti la neutralité confessionnelle, elle s'interdit la moindre leçon qui pourrait susciter la critique des prêtres qui veillent sur les consciences et ferraillent à la plus petite incartade du DIP et de ses ministres, à l'exemple de la députée Magali Orsini qui a pesté trois fois dans son blog durant le semestre qui s'achève (ici, et ).

Aujourd'hui, il est vrai, plus besoin de l'Instruction publique pour se former, Google, Wikipedia  et bien d'autres suppléent au choix idéologique de la République. Il suffit, à qui veut assouvir sa curiosité, de taper "saints innocents" pour trouver bien plus que ce que le moindre prof pourrait raconter dans un cours sur le fait religieux, dans le but louable d'apporter aux enfants le socle de connaissances leur permettant de comprendre ce qui inspire les artistes depuis deux mille ans (et plus).

La commémoration des saints innocents n'est pas sans rapport avec la tragique actualité d'une région toujours meurtrie par des luttes de clans qu'alimentent l'identifiant religieux. La barbarie est à la hauteur de la haine qu'un homme né dans ce Proche-Orient a voulu combattre par la seule arme qui ne tue pas, l'amour du prochain. Trop banal en effet pour être un objet de connaissance des petits Genevois.

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