Et bien mon Coquoz, le PDC la joue à quitte ou double (mercredi, 09 novembre 2011)

Coquoz christian 2010 à droite dessin à l'encre.jpgAvec Chrstian Coquoz, le PDC tient enfin l'homme qui lui permettra d'accéder à une des fonctions majeures de la République qui lui a échappée jusqu'à présent. Christian Coquoz n'est sans doute pas un candidat ad interim, désigné pour deux ans par le Grand Conseil.

Pas plus qu'Olivier Jornot ou Yves Bertossa ou les autres papables que d'aucuns, à gauche notamment, voudraient voir se transformer en zorros chassant les gnomes de la finance, en clone des Dick Marty et autres Bernard Bertossa, alors que le code pénal a changé, que la criminalité économique et financière est désormais l'affaire du Ministère public fédéral (mais la nostalgie fonctionne au max chez les indignés de tous bords) et que le Palais est devenu une grosse machine délicate à gérer .

Or donc le PDC tient son os. Parviendra-t-il à convaincre ses partenaires du PLR et ses adversaires de la gauche de le soutenir le 1er décembre prochain? La réponse tient dans une équation à plusieurs variables.

Première variable: si je te donne le siège du PG , tu me donnes quoi contre? Le PDC n'a pas grand chose à donner sinon les voix de son électorat pour élire par exemple un juge UDC à la Cour des comptes, assurer au PLR la réélection de ses trois conseillers d'Etat en octobre 2013 (mais ça ne suffira pas) ou basculer à gauche - vieux rêve de la minorité chértienne sociale - et offrir aux roses verts la possibilité de déternir la majorité au gouvernement.

Deuxième variable un peu différente de la première. Le PDC peut aussi abandonner son siège au Conseil d'Etat. Pierre-François Unger arrive en bout de course et l'on ne voit émerger aucun politicien capable de lui succéder. Si le PDC veut conserver son siège au gouvernement, il devra forcément accepter une Entente élargie à l'UDC et peut-être au MCG. Mais dans tous les cas, il risque de devoir abandonner l'Exécutif au profit d'un des ogres de l'extrême-droite.

La troisième variable a pour nom Verts libéraux. Ils ont fait un tabac en Suisse mais un résultat moyen à Genève. Moyen mais suffisant pour s'il s'alliait au PDC, comme à Berne, dans une petite Entente, et les évangélistes, donner au centre la prétention de revendiquer un conseiller d'Etat.

J'ai sans doute oublié quelques autres variables. A vous chers lecteurs de poursuivre l'analyse dans vos commentaires.

 

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