Salerno, Zappelli,... démissionera, démissionnera pas? (dimanche, 09 octobre 2011)

sondage zappelli 2.jpgLa première question que Le Matin dimanche pose à la co-maire de Genève est: allez-vous démissioner? Non, répond évidemment Sandrine Salerno, qui s'en prend à la presse et à la droite. Réaction normale du malade qui casse le thermomètre de peur d'y lire sa fièvre.

Pour Daniel Zappelli même topo. Ses quatre adjoints démissionnent. Lui demeure à la barre et va réfléchir - seul? - au pourquoi du comment il en est arrivé là. Interrogés, les internautes de la Tribune penchent clairement pour la démission du procureur général. Ce ne serait plus qu'une question d'heure bruissent les murs de la République.

Surfant sur la vague, Mauro Poggia s'en prend au mode de désignation des juges et des procureurs - qui sauf le PG - ne sont plus élus par le peuple. Fausse piste Monsieur l'opportuniste! Quand à Salerno, c'est mon confrère, Olivier Francey qui pose sur son blog une série de questions pertinentes.

Sans vouloir paraphraser le député MCG, je dirais qu'il n'y a pas besoin que quatre premiers procureurs démissionnent pour constater que les élections et désignation des magistrats résultent forcément d'un processus politique. Lequel n'est pas à l'origine de la crise actuelle. Lequel à défaut de tous les autres est vraisemblablement le moins mauvais, aurait dit Churchill.

On aimerait au contraire lire les propositions du leader MCG. Mais si la critique est facile, l'art...

Veut-il laisser au hasard d'un tirage au sort le choix des magistrats de l'ordre judiciaire genevois? Procéder par cooptation?

Dans cette révolution du Palais, nombre questions n'ont pas encore été évoquées:

Il n'y a qu'à Genève que le pouvoir judiciaire a gagné son indépendance, ce qui permet désormais à chacun, députés et gouvernement, de se défiler de peur de s'immiscer dans le carré de sable d'à-côté. Beau résultat!

 

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