Une tour maraîchère au coeur du PAV (mercredi, 16 juillet 2008)

tour vivante.pngL'Etat construit la ville sur les meilleures terres maraîchères. Notez que cette propension à manger la terre arable ne date pas d'hier. Au XIXe siècle déjà les plantaporets durent quitter le quartier de Planpalais-Jonction pour s'installer sur les alluvions de La Praille. Au XXe sicèle, l'affectation de cette plaine au rail et à l'industrie les contraignirent à coloniser d'autres terres plus éloignées. Dans les marais de Troinex, dans la région de Gaillard, dans la plaine de l'Aire. Et voilà qu'au XXIe siècle le projet d'agglomération franco-valdo-genevois promet d'édifier la ville jusqu'à Saint-Julien et tout autour d'Annemasse. Où devront migrer les maraîchers? En Andalousie? Au Maroc? Plus au sud encore?

 


Certains imaginent de les réinstaller en ville. Une idée pour donner un nouvel élan au Geneva  green down town, le futur quartier Praille Vernets Acacias, dont rêve le libéral Muller et que le vert Cramer pourrait laisser en héritage avant de quitter la scène politique genevoise d'ici un an et demi?

A Rennes, un concours d'architecte a décerné le premier prix à une tour vivante. Pour le moment, ce sont les Emirats Arabes Unis et Dubaï qui se sont montrés les plus intéressés par le projet. Voir aussi ici et .

Pourquoi ne pas l'installer au coeur du PAV? Projetée par Pierre Sartoux et Augustin Rosenstiehl du cabinet SOA Architectes, la tour vivante ambitionne de marier les activités tertiaires et primaires. Les serres expliquent notamment les concepteurs d’une superficie de 7 000m² ont un linéaire continu de 875m pourraient produire  9 324 kg de fraises par an 63 000 kg de tomates par an et 37 333 pieds de salade par an.

 

tour vivante interne.png

 


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