DSK et la course des maires de Genève (dimanche, 22 mai 2011)

dsk presse 2.jpgDécidément , Strauss-Kahn s'immisce partout. Même dans la course des maires de Genève à Marseille. Hier à 15h59, Pierre Maudet signale sur Facebook: "Suis à Marseille dans le cadre du voyage annuel de l'Association des Communes Genevoises. Sors de l'Hôtel Sofitel de Marseile... réputé pour sa vue imprenable sur le Vieux Port !" Trois minutes après, ce premier commentaire: "Sofitel... ses femmes de chambres :-)"...

Pas une conversation en ville sans que l'un ou l'autre n'échafaude une hypothèse pour donner un fond de rationnalité à un acte qui ne l'est pas. Celle de l'acte manqué, construite notamment par le psychanalyste Serge Hefez (ici et , reprise dans son blog par Béatrice Deslarzes sous le titre "DSK et Antigone"),  fait débat chez les psy et de leurs fans.

Ainsi donc DSK, dans une sorte d'autodestruction, de suicide identitaire par rapport au personnage publique qu'ne supporterait plus, n'aurait pas pu résister à la pulsion, alors qu'il aurait dû parfaitement savoir les conséquences éventuelles d'un tel acte aux Etats-Unis. Why not! Je n'arrive pas pour ma part à m'enlever l'idée du traquenard de la tête ou celle d'une relation d'abord consentante qui a viré vinaigre.

Manqué ou pas l'acte a des conséquences cataclysmiques pour son auteur - un mâle forcément, on n'imagine pas une femme à la place de DSK ni dans l'acte ni dans la réaction juridico-médiatique. Personnelle évidemment, professionnelle, politique. C'est fou de voir combien la politique exige des saints, des hommes sans taches ou qui ont eu la chance d'échapper à la dénonciation de leur(s) victime(s), dont le degré de consentement restera un mystère psychanalytique.

 

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