Urbanisme, urbanité

  • Je vais peut-être bien voter pour No Billag

    IMG_3435.PNGEmission phare de notre chère RTS, Temps présent avait une réputation d'objectivité, de pondération. L'émission de ce soir sur la LAMal qui dysfonctionne, qui met 30'000 habitants sur liste noire, qui paupérise les pauvres, érode les revenus de la classe moyenne âgée et qui enrichit les assureurs, était un parfait plaidoyer à charge.

    Bien sûr, l'assureur de service a  eu droit à sa part, tout comme la directrice de l'hôpital, borgne, ainsi que le ministre de la santé Karakasch, dont le discours pour une maîtrise de l'offre vient d'être battu en brèche par ses concitoyens -  les Neuchâtelois ont voté pour le maintien de deux hôpitaux contre toute logique économique.

    Le biais de l'émission tient au parti pris des deux journalistes, au ton de la voix, au montage. De bout en bout, la part belle a été donnée aux pauvres qui ne se soignent plus, qui bouffent des pâtes ou se noient dans les dettes. Jusqu'à la litanie finale sur les salaires scandaleux des directeurs, les réserves incroyables et l'opacité évidemment entretenue du système, l'haïssable privatisation du système. 

    De solutions, point évidemment. 

     

    Lire la suite

  • La raquette de Cointrin et le coup manqué du CEVA

    IMG_3433.PNGDans son dernier bulletin, le TCS genevois donne la parole au projet ferroviaire de l'ingénieur Weibfel, lequel remet sur le tapis la suppression du cul de sac de la gare de GVA (Geneve Voltaire Aéroport), en créant une voie de retour sur Cornavin du côté du Vengeron. De son côté, le Conseil d'Etat a changé ses plans initiaux. En 2007, dans son premier projet d'agglomération, il proposait une raquette pour relier Cornavin à Cointrin. Il a opté en 2012 pour une croix ferroviaire avec une voie qui passerait sous la gare et sous la piste de Cointrin pour retrouver ensuite la vieille ligne du PLM de 1860. 

    Il s'agit dans les trois cas de réparer une erreur essentielle du CEVA: Le tracé du RER lémanique, conçu à la fin du XIXe siècle, ne dessert pas l'aérogare. Et pour cause! En 1900, l'avion n'existait pas. 

    En prenant un peu de hauteur, on se rend bien vite compte que le CEVA tourne à l'envers et qu'une option qui aurait marié le train et la route dans une traversée du lac (plutôt qu'un tunnel uniquement ferroviaire et bruyant sous Champel) aurait permis de mieux répondre aux besoins du Grand Geneve. 

    Lire la suite

  • Pourquoi je suis contre le plan de déclassement de Compesières

    compesieres ecole carte.jpgAujourd'hui, dit la FAO, s'ouvre la consultation pour création d'une zone sportive, d'une zone de verdure, d'une zone 4B protégée et d'une zone affectée à de l'équipement public (Plan N° 29992-505) à Compesières. Le hameau fut le chef lieu de la grande commune éponnyme, comprenant jusqu'au malheureux divorce de 1851, les actuelles municipalités de Plan-les-Ouates et de Bardonnex (avec Saconnex-d'Arve, Arare, Croix-de-Rozon, Charrot et Landecy et quelques autres hameaux).

    Le déclassement de la zone agricole de Compesières est une étape importante d'une saga politico-juridique vieille de plus de 25 ans, qui a coûté plusieurs centaines de milliers de francs à ma commune (on ne doit pas être loin des deux millions en comptant tout et même plus si l'on inclut l'échange avec la paroisse de Compesières)

    Tout ça pourquoi? Pour construire une nouvelle école, l'actuelle qui a formé depuis 1898 des milliers de gosses dans un immeuble Camoletti, dont l'architecture dénote singulièrement dans le site de la campagne genevoise, n'offre pas les 80 mètres carrés d'espace réglementaire et est trop petite pour accueillir la population. Le premier pavillon scolaire provisoire date de 1982! Le dernier en date devra être démoli en 2018!

    Lire la suite

  • Rade, lac, GVA, TGVCH, PAV: des espoirs genevois

    rade grand jardin anglais.jpgPrenez un mot bateau: espoir. Il est un des rares qui, mis au pluriels indéfinis, en donne un autre: des espoirs. Ce qui, on en convient, n'a formellement rien à voir avec le désespoir qu'il est curieux de penser au pluriel d'ailleurs. Les ressources du net nous permettent de poursuivre cette entame philosophique en méditant sur les citations dont le Larousse en ligne nous propose une sélection.

    Espoir donc que la Genève du XXIe siècle mette les projets du XIXe en œuvre. Le CEVA, dont le tracé a fait l'objet d'une convention entre le Canton et les alors tout jeunes CFF en... 1912, en est une. Pas le meilleure: j'espère que l'avenir démontrera le contraire.

    Espoir que Genève quintuple la surface du Jardin anglais et lance sur le lac un pont digne des plus beaux ouvrages du monde, qui raccorde GVA au Mont-Blanc, en attendant un TGV suisse (Genève-Zurich en une heure) et, dans le PAV ou ailleurs, la première tour maraîchère et son circuit d'ascenseurs autonomes...

     

    Lire la suite

  • Une gouvernance d'experts pour le PAV?

    hodgers carre.jpgEn août 2009, j'ai rédigé sur le blog Métropole Genève un billet intitulé Comment piloter le PAV. Le libéral Mark Muller, alors aux commandes des Travaux publics rebaptisés avait déjà usé deux directeurs qu'il avait chargé de créer la Geneva green dowtown avec des gratte-ciel en son cœur. Huit ans plus, tard, on n'a toujours pas planté un clou. Sauf les CFF, maître et seigneur sur leurs terres, qui érigent, en marge du PAV, Pont Rouge entre le parking de l'Etoile et la gare du RER lémanique.

    Cette semaine, le Vert Hodgers sort de sa manche une Fondation PAV, le bras armé qui aura pour tâche, à l'abri des regards politiques et médiatiques et dans une dynamique propre, détachée d'une administration paralysée par le principe de précaution, de jouer au jeu du carré vide. Car ce qui plombe le PAV, c'est que son espace est plein, tout entier occupé par les quelque 1600 entreprises qui n'ont pas l'intention de partir à moins qu'on les paie très cher pour migrer.

    L'idée d'une Fondation est classique à Genève. Cependant il manque un étage démocratique à la fusée.

     

    Lire la suite