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  • LA CICAD discute d'antisémitisme. Avec qui?

    cicad rapport 2009.pngPublier une caricature de Mahomet avec une bombe dans le turban, jeter le pape dans la cuvette des wc fait partie de la liberté d'expression ou de la liberté artistique. Il n'y a là rien à dire, car ni les musulmans ni les catholiques ne sont voués en tant que peuple à la négation.

    Le peuple juif a certes beaucoup souffert depuis sa montée des marais du sud de l'Irak actuel en Palestine. Plusieurs fois dans son histoire, il a failli être rayé de la carte du monde. Jacques Attali en cite plusieurs dans son Dictionnaire amoureux du judaïsme. La shoah fut une des politiques dans les siècles - un peu plus de 58 aujourd'hui - d'extermination systématique.

    C'est un effort de chacun, chaque jour, que de reconnaître en l'autre une part de soi, d'aimer son prochain comme soi-même. Certains y parviennent admirablement. Ils sont des saints sur terre, des modèles d'humanité. Comme l'on voudrait que tous les humains leur ressemble!

    D'autres font des efforts, mais tombent parfois au souvent, se relèvent, tombent à nouveau. Il arrive quelquefois qu'on tienne des propos racistes ou que l'on rumine des mots de haine à l'encontre d'humains. C'est toujours plus grave lorsque cette haine s'en prend à une communauté, à un peuple et que tous ses membres sont mis dans les même sac. La haine des Genevois, la haine des frontaliers, la haine des propriétaires, la haine des pollueurs, la haine des musulmans, la haine des racistes, la haine des juifs...

    C'est l'homme qu'on tue quand on l'amalgame à la foule. Partout et toujours. La CICAD a hier publié son bilan 2009 de l'antisémitisme. C'est son rôle. Elle fait oeuvre d'humanité. D'autre le font et tentent d'endiguer le racisme, islamophobie, l'anticléricalisme et tous les ismes qui en leur sein nourrissent des dévots de leur cause, des tartuffe, des graines de dictateurs, des cadres du politiquement correct.

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