budget

  • Le taux de pénétration

    carottes.jpg"Monsieur le président, je vous saurais infiniment gré de bien vouloir ne pas diriger les débats". Eric Stauffer déclenche pour une fois les éclats de rire des députés. Depuis ce matin, c'est l'agacement qui domine, car le leader du MCG et quelques autres députés n'ont de cesse de déposer des amendements dont le but manifeste est de ralentir les débats, la majorité des partis gouvernementaux rejetant régulièrement leurs propositions. Une motion d'ordre demande à l'instant le renvoi du projet de budget à la commission des finances. Elle est largement rejetée.

    Dans le chapitre environnement (Lettre F, p. 119 du projet de budget), la socialiste  Marie Salima Moyard s'interroge sur la pertinence de l'indicateur affecté au label Genève région terre avenir. Elle réclame l'utilisation d'un taux de pénétration des produits locaux plutôt que de s'en tenir au degré de notoriété du label local proposé par Michèle Künzler, la cheffe écologique du Département de l'intérieur et de la mobilité...

    Lire la suite

  • Un budget genevois 2011 historique!

    grand conseil streaming.jpgAvec un an de retard Genève va enfin disposer d'un budget par programmes. C'est une petite révolution qui passe assez inaperçue. Pourtant elle est cardinale, car elle participe de cette logique qui veut que les députes discutent et adoptent des politiques et arrêtent de se chamailler sur les francs et les centimes, le déficit ou le bénéfice qu'on peut manipuler assez facilement, ou de braquer leur regards sur les investissement - quand le bâtiment et les trams vont, tout va (un milliards de travaux, c'est de la folie!).

    Le canton de Berne et quelques autres cantons ont introduit le budget par programmes et prestations. Genève n'est donc pas pionnier. Vaud rechigne à s'y mettre. Le ministre président durable Broulis craint qu'un budget par prestations ne transforment l'Etat en centre commercial où la connaissance des prix des prestations publiques ne conduisent à leur facturation et surtout à des comparaisons avec les prestations fournies par l'économie privée, lourde de chamaillerie sur l'efficacité de l'Etat.

    Quand j'écoute le débat grâce au streamning offert par la Chancellerie, je tombe de ma chaise. Pas un intervenant qui ne soit rappelé à l'ordre du temps de parole par le président Gautier... Deux heures pour voter l'entrée en matière sans opposition... Stauffer fait son show

    Lire la suite

  • David engrange les bénéfices. Qu'en fait-il?

    hiler keystone.jpgContrairement  à la plupart des salariés, les fonctionnaires genevois ont l'assurance légale que leurs rentes de retraite ne dépendra pas de la santé économique à venir de leur employeur. La loi leur assure jusqu'à la fin de leurs jours des versements calculés sur leurs derniers traitements. Pourtant la caisse de retraite des fonctionnaires, contrairement à celle des autres entreprises n'a pas accumulé les capitaux nécessaires aux versements de ces rentes. il manque 5,2 milliards de francs dans la caisse.

    Les financiers - pas tous - expliquent que ce n'est pas un problème, car l'Etat est éternel. Il n'est pas menacé de faillite comme une vulgaire entreprise. Il a même la possibilité d'obliger les contribuables à payer davantage d'impôt - une possibilité relative en Suisse seul pays au monde où les citoyens peuvent refuser de se serrer la ceinture.

    C'est sans doute cette dette de 5,2 milliards de francs, qui s'ajoute au 10 milliards de la dette publique cantonale courante, qui vaut à Genève une modeste note A+/stable par l'inspecteur privé Standard & Poor's (lire le rapport ici).

    Lire la suite