Politique genevoise

  • Comment conserver La Poste à La Croix-de-Rozon

    rozon le site de la futur école.JPGUne pétition a circulé de la mi-août jusqu'à hier à La Croix-de-Rozon. Quelque 550 usagers de La Poste réclament le maintien du bureau du village (le plus peuplé de la commune de  Bardonnex). Je ne me souviens pas que des habitants aient exigé le maintien des douaniers et des gardes-frontière aux postes de douane de Croix-de-Rozon, Landecy et Bardonnex (Place de Brune).

    Je ne me souviens pas non plus qu'une pétition ait été lancée pour préserver le poste de gendarmerie de La Croix-de-Rozon, qui a disparu dans les années 60... 

    Ces services publics sont-ils moins importants que celui de La Poste? Une pétition suffira-t-elle à la sauver? Je n'en crois rien.

    D'après une habitante qui récoltait des signatures cet après-midi, le géant jaune aurait la saugrenue idée d'installer un bureau à la mairie de Bardonnex. A vérifier. En attendant, voici donc quelques propositions. 

    Pour conserver un service postal à La Croix-de-Rozon, il faut:

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  • Un budget électoral en rouge vif

    "La croissance des charges est liée à des obligations légales du canton" écrit le Conseil d'Etat dans son communiqué du jour pour justifier le déficit de son dernier projet de budget de la législature. La loi n'est pas immuable. Si son application coûte plus chère, on pourrait en changer pour qu'elle coûte moins chère. Dans la foultitude des prestations publiques et dans la relative non transparence des comptes publiques, il est bien difficile de savoir si l'Etat travaille partout de manière économique.

    L'obligation légale est donc une formule un peu passe-partout qui manifeste le refus du Conseil d'Etat de présenter à la veille des élections des mesures forcément controversées propres à conserver l'équilibre des comptes du Canton. Il est vrai que sa majorité PLR-PDC ne dispose que d'un tiers des députés au Grand Conseil. Tout de même, pour Maudet, un déficit, alors que nous sommes plutôt dans une bonne conjoncture économique, va faire tache sur son CV de futur possible conseiller fédéral.

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  • La dernière rentrée d'Anne Emery-Torracinta?

    151013_Emery_Torracinta_Conseillère_Etat_ 02.JPG"La rentrée 2017 verra près de 75'000 élèves reprendre le chemin de l’école (primaire: 34'687 ; cycle d’orientation: 13'279 ; secondaire II : 24'952 ; spécialisé : 1971). Les effectifs augmentent partout: au primaire (+555), au cycle d'orientation (+43), au secondaire II (+629) et dans l’enseignement spécialisé (+119). Ces élèves seront encadrés par un peu plus de 6'900 enseignant-e-s."

    Tels sont les chiffres livrés ce jour par la socialiste ministre de l'Instruction publique genevoise. 75'000 élèves encadrés par 6900 enseignants, ça fait très exactement 10,869 élèves par enseignant. Où sont les classes à 25 élèves? (A noter que le budget 2017 alloue 8084 postes temps plein au DIP, sans compter les 2974 postes de l'Uni (ici p. 481)).

    Qui fait mieux, qui fait moins bien en matière d'encadrement en Suisse et dans les pays de l'OCDE? 

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  • La France a besoin d'un scrutin à l'allemande. Genève aussi

    assemblee nationale.jpgLa France est malade de son système électoral. Il n'est pas normal que le FN et les Insoumis de Mélenchon n'obtiennent que des miettes. Et même que les Républicains et les Socialistes prennent des claques aussi magistrales. Macron, s'il veut démocratiser la France, doit changer le mode de scrutin.

    Le mode d'élection des députés allemand au Bundestag mêle intelligemment la proportionnelle et la majoritaire. La France devrait s'en inspirer. Genève aussi.

     

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  • Les retraités de la fonction publique ont sous-cotisé. Se sentent-ils coupables?

    hortensias.jpgDeux et deux font quatre. Sauf dans nombre de collectivités publiques. Leurs caisses de retraite, pas seulement à Genève, ne collectent pas assez de cotisations pour couvrir les rentes qu'elles promettent de verser à leurs collaborateurs âgés.

    Les entreprises privées et leurs employés sont, eux, obligés par la loi de verser 100% des rentes dues à la caisse de chômage, car, si l'entreprise fait faillite, ce qui n'est pas un accident rare, les employés doivent pouvoir toucher leurs rentes pleines. C'est la loi. Une loi bizarre, résultat du fait que de trop nombreux ouvriers et rentiers se sont par le passé trouvés sans le sous car leur caisse de retraite n'était pas assez indépendante de la société mère et qu'elle a été entraînée dans la faillite.

    La sécurité apportée par la législation actuelle sur la prévoyance vieillesse n'est cependant pas totale (le risque zéro n'existe pas ). Depuis que l'on peut emprunter pour presque rien, le contrecoup est que l'épargne ne rapporte plus rien du tout. Certains créanciers, comme la Confédération ou la Banque nationale, se font payer pour quand elle emprunte. Le monde tourne à l'envers. 

    Mais revenons à la CPEG que le Conseil d'Etat propose de renflouer à hauteur de 4,7 milliards de francs. Et constatons que:

     

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  • C'est à Troinex que se joue l'avenir de Bardonnex

    P1120789.JPGDeux petits faits locaux dans le maelström global m'ont inspiré le titre de ce billet.

    Dans la Tribune, je découvre l'enjeu caché de l'élection complémentaire d'un adjoint au maire de Troinex: une nouvelle route qui doit relier un jour le Bachet-de-Pesay à la douane de Pierre-Grand et soulagera assure la candidate PDC, Béatrice Hirsch, le trafic des frontaliers à travers Troinex. Son adversaire, Fabrice Calame, n'y croit pas et récite le credo écolo pour qui une route est un aspirateur à voitures. Point barre.  

    Le deuxième élément de ce billet se niche dans le supplément immobilier du bimensuel Bilan reçu ce jour. On y voit une maison cossue que l'agence situe "proche de Troinex" (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Or cette "modeste" bâtisse, donnée naguère à Caritas Genève par feue sa propriétaire, dont la valeur s'affiche à 5,9 millions, est l'une des belles maisons de Landecy, un village de la commune de Bardonnex. Troinex, c'est sans doute plus chic,  Bardonnex, ce sont les bouchons quotidiens créés par le plus gros filtre de l'aspirateur à voitures du canton, la douane franco-suisse de l'autoroute sur A1.

     

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  • A Genève, un tram peut en cacher un autre

    Et l’avenir? La mise en service du RER Léman Express en 2019 nécessitera un financement supplémentaire de quelque 40 millions de francs. Nouvelle hausse tarifaire à l’horizon? Luc Barthassat espère l’éviter grâce à une forte affluence. «On ne peut pas d’emblée exclure de faire participer les usagers», estime Murat Julian Alder. Pour Caroline Marti, le budget de l’Etat, totalisant quelque 8 milliards, doit permettre de trouver cette somme.

    Le paragraphe qui introduit ce blog est extrait de la Tribune de ce matin qui relate le débat que mon journal préféré a organisé sur la hausse des tarifs des TPG, qui de 3 fr 50 ont passé à 3 fr et pourrait, le 21 mai, y rester ou augmenter à 3 fr 20. Un petit arbre qui cache une grande forêt.

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  • Cinq ministres réélus d'un coup à Genève le 6 mai?

    vaud ce 30 avril.jpgLes Vaudois ont donc réélu, ce 30 avril, cinq des sept membres de leur gouvernement cantonal. Les cinq élus ont franchi la barre des 50% des votants du premier coup. Remarquable, car le plus grand parti en lice - le PLR - n'a lui recueilli qu'un tiers des sièges au parlement; mais somme toute assez banal en Helvétie, où la confiance est encore de mise et où les sortants parviennent généralement à tirer leur épingles du jeu en fédérant bien au-delà de leur couleur politique.

    Autre canton, autres mœurs. A Genève, c'est plutôt la défiance qui règne. En témoigne, les débats parlementaires à rallonge, les ordres du jour sans fin et les lois votées, toujours plus longues, qui ressemblent à des règlements. Une dérive pernicieuse qui entrave le bon fonctionnement de l'Etat, donne le pouvoir aux fonctionnaires et aux juges.

    A Genève donc, en automne 2013, pas un des candidats n'avait réussi à franchir la barre des 50% au premier tour, même pas le consensuel et un peu terme François Longchamp, promis alors à devenir le premier président durable de la République. Même pas l'alors jeune premier Pierre Maudet, arrivé en tête à 3000 voix de la barre. Qu'en sera-t-il le 6 mai prochain?

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