Politique

  • La pauvreté et les femmes

    F24DA968-B9C6-42CD-A22B-7C87A63FCDD1.jpegDans son excellente nouvelle émission scientifique, Dans la tête d’un.. pauvre, la RTS a démontré hier soir, à la veille du 8 mars, que lorsqu’on a la tête pleine de soucis, d’argent en l’occurence, on réussit moins bien les tests d’intelligence, sa bande passante se rétrécit, son QI tombe de 13 points. Énorme.

    Les pauvres ont la tête pleine de soucis d’argent, souffrent de devoir dire toujours non, à eux-mêmes, à leurs enfants. Et, salaire plus faible, temps partiel, monoparentalité, carrière en dent de scie, faible présence dans l’encadrment aidant, il y a plus de pauvres parmi les femmes que parmi les hommes. Ceci expliquerait il cela?

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  • Dieudonné à Genève: le non de Brunschwig Graf

    MBG Veyrier tressera.jpg"Je ne partage pas l'humour de Charly Hebdo mais il s'agit bien d'humour. Rien n'est moins sûr dans le cas de Dieudonné."  Pour l'ancienne ministre genevoise de l'Instruction publique, présidente depuis six ans de la commission fédérale contre le racisme *, les premiers - les journalistes tombés sous les balles des terroristes - ont toujours fait la part des choses entre leur verve corrosive contre les religions, toutes les religions, et leur posture politique clairement libérale et démocratique.

    Dieudonné, estime l'ancienne magistrate PLR, ne fait pas ce genre de distinctions. Ses propos n'ont pas cette distance qui permet de qualifier son spectacle d'humoristique. Il ne se distancie pas de ceux qui se servent de ses tirades à des fins haineuses.

    Bref, pour Martine Brunschwig Graf, "on peut rire de tout, mais tout dépend de l'intention." Le propos d'affiche sur un écran dans la pénombre de la vieille salle communale (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

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  • Les poules suisses et les médecins suisses

    1382094C-BAAE-4FE6-AC05-878F3BA7C7E9.jpeg11’276’900. C’est le nombre des poules dans les poulaillers suisses. Il y en avait 10’893’422 en 2016 et 10’752’686 en 2015. La statistique suisse est merveilleuse et précise à la poule près.

    Mais depuis 2009, on ne sait pas combien gagnent les médecins, on ne sait pas de quoi est composé exactement leur chiffre d’affaires, on ne sait pas quel est leur temps de travail effectif, on ne sait rien des intérêts qu’ils ont dans les laboratoires et dans les pharmas, on se demande bien qui a voulu et pourquoi on a construit l’usine à gaz qu’est le Tarmed suisse.

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  • 31 conseillers d'Etat et 623 députés: pourquoi faire?

    hannetons.png"De rien pour arriver à pas grand chose". C'est sans doute l'inconnu Axel Amberger qui a trouvé le libellé le plus véridique pour sa liste de candidature au Conseil d'Etat genevois le 15 avril prochain (voir toutes les listes). Quoique

    En quatre ans et demi (puisque la Constituante a eu la "belle" idée d'allonger la législature de quatre à cinq ans - avant 1957, on en était à trois ans, le cycle naturelle de la reproduction des hannetons...), en quatre ans et demi donc, nos députés ont voté pour près de 40 milliards de francs de dépenses et autorisé l'Etat à encaisser presque autant d'impôts.

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  • 26 Minutes soutient No Billag

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    26 Minutes, l’émission humoristique des chaînes radioTVweb publiques francophones à abonnement obligatoire, s’était lentement rodée au point de devenir regardable... Ce soir, la der, la centième, portée à 100 minutes, presque quatre fois plus, sûrement quatre fois trop, a été nulle... Des sketchs trop longs, convenus, pour ne pas dire usés (le paysan vaudois, le colonel bourbine, le pasteur efféminé) et surtout pas drôles. Bref une émission qui démontre que les histoires drôles les plus courtes sont les meilleures. 

    Je n'ai peut être pas le sens de l'humour suisse.

    Le clou, ce fut la promo contre No Billag, l'initiative qui va tuer cette belle SSR. A ce rythme, le comité pro No Billag n'aura bientôt plus rien à faire pour gagner le 4 mars.

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  • La saga catalano-espagnole, Don Quichotte et le bouc-émissaire

    don quichotte.jpgUn Genevois émigré en Espagne me tient informé de la saga catalano-espagnole, une histoire pas tout à fait donquichottesque quoique l'indépendance comme la nation soient des chimères du XIXe siècle.  

    "Les Espagnols sont des gens formidables, mais comme le disait un ami, amené à s'occuper (lui aussi pour meubler une retraite, hélas trop courte) de travailleurs immigrés en Andalousie, ils sont (je le cite, il était dans mon modeste salon, il cherchait son adjectif) "un peu... bourrus". 

    "Et lorsque j'invoque les mânes de Vaclav Havel, je me heurte à la réponse "oui, mais ici,c'est pas la même chose". Réponse à peu près aussi intelligente que celle-ci, servie en d'autres circonstances: "c'est la faute à l'informatique": en Suisse, je ne sais pas, mais ici, on me l'a encore invoquée il n'y a pas longtemps."

    Cette réflexion, qui pourrait alimenter un blog lui ai-je suggéré, vaut bien une répons. Que voici:

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  • Macron parle trop et trop vite pour être fraternel

    macron fraternite.pngMacron a beaucoup parlé ce soir sur le petit écran sur Facebook et Youtube. Il a dicté de bout en bout les thèmes abordés. L'ensemble de la séquence com avait une tonalité, un message subliminal, qui était affiché en grandes lettres: fraternité. Le mot liberté n'a pas ou peu été prononcé, le mot égalité pas davantage, le mot fraternité pas du tout, mais c'était pourtant le fil conducteur de ses déclarations à la télévision, la première grande interview présidentielle depuis l'élection de l'homme En Marche. 

    Du coup, il a cru devoir rattraper les premiers mois balbutiants de sa majorité et de ses ministres. Il a beaucoup parlé, très vite, très densément, très techniquement. Une remarquable performance intellectuelle sans doute, mais trop brillante peut-être pour convaincre les Français en ce dimanche d'automne généreusement ensoleillé et chaud. 

    La fraternité, le fil conducteur de son quinquennat? 

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  • J'aime les élections allemandes...

    Bundestagswahl2005_stimmzettel_small (1).jpgJ'aime les élections allemandes, parce que les citoyens y ont deux voix*, une pour désigner l'élu de leur circonscription, désigné au scrutin majoritaire, ce qui assure son ancrage local, une voix pour désigner un parti politique du Länder, dont le nombre d'élus sera proportionnel au nombre de suffrages qu'il aura reçu au niveau régional. Le parlement allemand est ainsi constitué d'une moitié d'élus géolocalisés et d'une autre moitié politicolocalisés. 

    Ce mode de scrutin pourrait s'appliquer en Suisse. La moitié du Conseil national serait constitué d'élus "régionalisés" et l'autre moitié d'élus désignés par des partis véritablement nationaux. Le débat politique ne serait plus cantonné au canton mais porté davantage par des enjeux suisses et internationaux. En France, Macron pourrait aussi s'en inspirer.

    Ce mode de scrutin est aussi celui que je préconise pour refonder la politique genevoise et transformer les communes en voie de dépérissement. A l'heure où plus personne ne sait à quoi sert un maire genevois et où le canton peine à boucler ses fins de mois alors que les communes font des réserves, il n'est pas inutile de rêver à une gouvernance rénovée.

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