Pays, paysans

  • Pas d'abricots valaisans bio sans ogm!?

    abricot.jpgLoin de la course franco-française de la droite et du centre, la lecture de deux publications agricoles me suggère le titre de ce billet. A côté de la peur du nucléaire qui n'est pas majoritaire en Suisse, mes contemporains ont peur du réchauffement climatique, du chômage, des additifs alimentaires, du terrorisme, des barbares qui s'infiltrent à travers nos frontières, de Trump... et des OGM... (liste non exhaustive et dans le désordre)

    Entre tous ses maux, quel est le pire, quel est le moindre? Les OGM sont-ils plus dangereux que le nucléaire? 

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  • Un pour tous: le modèle norvégien fait rêver les paysans suisses

    IMG_3313.PNGDans le dernier Agri, le magazine des paysans suisses, je lis un reportage sur la production du lait en Norvège, un pays donné comme modèle pour la Suisse. La Norvège, indépendante de la Suède depuis un siècle, s'étire du sud au nord sur la distance qui sépare le Gothard de Rome. Baignée par les eaux des Caraïbes, le pays élève ses vaches en plein air sur une saison courte mais intense.

    Les exploitations familiales ne sont pas très éloignées du modèle suisses, sauf sur quelques points: le parc machine y est plus modeste, les bâtiments aussi, bref les Norvégiens produisent à meilleur comptent que les Suisses. Et ils vendent leur lait à un bien meilleur prix, parce qu'il appliquent sans sourciller la devise des Suissses: un pour tous, tous pour un! 

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  • Migros ment-elle par omission?

    image.jpegLa pub Migros, Coop, Denner et autres Lidl et Aldi est incontournable sur notre RTS (243 millions de publicité par an, un petit quart de son budget) et dans la presse.

    Tous ces grands détaillants nous convainquent à longueur de spots qu'ils sont les défenseurs de l'agriculture de proximité, de la région. Grâce à eux, les poules ont le sourire aux lèvres (une formule qui dans la bouche de  ma grand-mère voulait signifier une utopie), les carottes poussent avec amour et sont transportées à bicyclette, les bœufs broutent dans les prairies fleuries et ne trépassent jamais. Bref, grâce à MiCoDi, les consommateurs font coup double: ils mangent sain et les paysans vivent bien.

    L'envers du décor, on le découvre au détour d'un article publié dans le dernier Agri, l'hebdomadaire des paysans romands.

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  • Au bar PMU "Le France", Salvan, Munich et François Lavergnat

    image.jpegJadis, la frontière entre la commune de Compesières, qui devint genevoise et suisse en 1816 (trois jours de fête durant le prochain Jeûne Genevois) et celle de Collonge-sous-Salève, qui, elle, demeura savoyarde, partie du royaume de Piémont Sardaigne, avant de devenir française en 1860 et frontalière depuis que Geneve draine près de 100'000 travailleurs d'un même bassin d'emploi, mais non résidents dans le canton...  Jadis donc, la frontière passait le long de la route d'Annecy.

     

    Deux tiers du village de La Croix-de-Rozon étaient donc sur le territoire de Collonge. Aucune maison n'existait en 1816. Il est devenu de part la volonté du Grand Conseil genevois qui déclassa quelques hectares (bien moins que dans d'autres lieux) le plus gros village de la commune de Bardonnex, elle-même née du divorce de Compesières d'avec Perly en 1821 et du divorce d'avec Plan-les-Ouates en 1851...

     

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  • Ecosia, le colibri et la Sicile


    Italie : des incendies, poussés par un vent fort, ravagent le nord de la Sicile

     

    Le colibri, c'est le mythe du pompier qui s'en va porter sa goutte d'eau contre l'incendie qui dévaste son environnement et qui se dit que si tous les colibris copiaient collaient sa bonne action, on viendrait à bout de l'incendie. Quand on visite la Sicile, on est frappé par les collines et les montagnes dénudées. Des siècles de razzias, d'exploitation, de rapines et d'incendies, pas tous naturels... Le parc naturel qui domine Cefalu vient d'être carbonisé. La mafia aurait lâché des chats arrosés de pétrole dans la garrigue. La montagne est brune et noire jusqu'aux portes de la cité.

     

    Les nouveaux conquérants débarquent sans armes mais pas sans ambitions. Comme leurs prédécesseurs, ils suscitent la crainte des populations autochtones. On les parque loin des circuits touristiques, sans trop savoir qu'en faire. Les renvoyer pour une part, les distribuer dans d'autres nations du puzzle européen qui n'en veulent pas.

     

    Et l'on se dit, dans un raccourci sans doute trop raccourci, que la Banque centrale européenne qui nourrit chaque mois de dizaines de milliards d'euros l'ogre pâque machine financiere et économique pourrait en distraire un pour cent pour payer des travailleurs affectés au reboisement des collines, ici en Sicile et ailleurs, s'inspirant entre autre du modèle israélien. 

     

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