Pays, paysans

  • Tobi a dit: vaches sans cornes, policiers sociaux avec, UDC écornée

    rhino corne.jpgLa corne a naguère symbolisé à Genève l'un des squats le plus connu et le plus durable de la ville. Rhino. La corne a disparu. Comme les manifestations. Certes on défile encore pour ses conditions de travail ou sa condition tout court, "pour être comme un mec", pour que la rue nous appartienne (autant, plus que les bagnoles, mais c'est un autre sujet).

    Indignés ou gilet jaune, on l'occupe le macadam et ses ronds-points. Au risque de tourner en rond faute de leader, de peur d'être récupéré par un mouvement, un syndicat ou un parti. Et on se fait voler la vedette par les casseurs. Triste. Samedi noir pour les quidams. 

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  • Les cornes oui, les couilles bof?

    genetique bovine suisse vache.jpgLa question la plus existentielle jamais posée lors d'une votation en Suisse sera donc tranchée ce dimanche 25 novembre. Faut-il oui ou non subventionner les cornes pour éviter qu'on les coupe (sur l'écornage, le  web ne manque pas de ressources ici, et notamment).

    Mais quid des parties génitales mâles qu'on coupe depuis la nuit des temps pour faire des bœufs (mais aussi des moutons, des cochons, des chapons), exception faite des taureaux de corrida et des quelques reproducteurs (cf la brochure Génétique suisse), que la nature impose encore, en attendant le genèse sans ogm du sperme artificiel. 

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  • Pig Data

    porc chinois weiyang.jpgGenève n'élève plus de cochons. Ou presque. Question d'odeurs. Une poignée de fermes engraissent un peu plus de mille porcs GRTA, principalement des laineux. C'est la moitié moins qu'il y a dix ans, selon le mémento statistique du canton.

    Rien de tel en Chine. Le premier producteur mondial de ce sympathique animal - 430 millions - , dans lequel tout est bon, dit-on (y compris sous forme de transplantation chez l'humain de notre local Philippe Morel), est le théâtre de surprenants accouplements. Saviez-vous que le le patron chinois de Netease, un éditeur de jeu vidéo qui aussi du plus grand fournisseur d'adresses mails de l'empire, parie aussi sur les porcherie gouvernées par le big data. Un marché dans lequel le plus connu Alibaba s'engouffre aussi.

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  • Robot bineuse à Charrot

    Il y a quelque temps, j'ai évoqué les épinards pleins de mauvaises herbes d'un maraîcher député, devenu bio  - le maraîcher, pas le député qui lui est toujours PLR. Il y en avait tant de mauvaises herbes que la culture avait complètement disparu. Peut-être que cela n'a pas d'incidence pour transformer les dits épinards en bonne soupe, mais quel boulot s'il faut séparer le bon grain de l'ivraie. Heureusement, dans un temps pas si lointain, des robots bineuses viendront prêter main forte aux cultivateurs. 

    Il se trouve qu'en ce dimanche d'été indien sans fin, la lecture de The Economist m'a à nouveau mis sur la piste des futurs bras qui permettront une culture bio économique. 

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  • De quoi ont peur les Genevois?

    votation 23 2018 paradis.jpgLes urbains, donc les Genevois, sont comme des poussins. Lorsque un danger les menacent, ils courent  à la première alerte se réfugier sous leur mère Etat-poule. Ce dimanche, deux initiatives (l'une - les aliments équitables - plutôt verte libérale, donc propice aux étrangers à condition qu'ils soient bien élevés comme des Suisses; l'autre - la souveraineté alimentaire, plan Wahlen version XXIe - opposée aux étrangers qui viennent concurrencer les Suisses) ont été plébiscitées à Genève et rejetées en Suisse. Je fais partie du camp des Suisses.

    Ce grand écart entre les électeurs (les rats des villes et les rats des champs comme on disait jadis des deux variétés qui composaient l'alors dominant parti radical (devenu PLR)) s'explique entre autres par le rapport que les uns et les autres entretiennent avec la nature. 

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  • Charrot les poireaux et les initiatives verte et gauchiste sur l'agriculture

    croix de charront et souvenraineté alimentaire.jpgCharrot, c'est un hameau de ma bonne commune, connue de Genève à Romanshorn et même plus loin pour son quotidien bouchon de Bardonnex sur l'autoroute A1, parce que des autorités, incapables ou optues, ne sont pas fichues de doubler la plateforme douanière franco-suisse ou de laisser circuler les gens sans qu'aucun garde-frontière, ni chicanes n'entravent le trafic, comme c'est le cas à toutes les autres douanes du canton (sauf donc sur l'axe autoroutier - il y a des logiques qui m'échappent).

    Les poireaux, c'est une des cultures maraîchères que la famille Vuillod cultive depuis des générations autour du hameau. La famille Vuillod est spécialisée dans la quatrième gamme, soit les légumes prédécoupés, lavés, ensachés, bref prêts à l'emploi et, pour partie, prémâché puisqu'elle livre aussi des quintaux de soupes aux hôpitaux. Depuis peu, la ferme Vuillod est bio, ce qui fait qu'on peine à distinguer parfois les herbes et les poireaux, épinards et autres légumes dans les champs de Charrot les poireaux.

    Si je vous en parle, c'est que son patron, Georges Vuillod est aussi député PLR au Grand Conseil genevois, et se trouve fort dépourvu, comme quelques autres membres de sa corporation, à l'approche de la votation du 23 septembre sur les deux initiatives agricoles, celle des Verts et celle d'Uniterre.

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  • Maudet veut rendre le Grand Genève moins vaporeux

    grand geneve bassin emploi et limites 2014 rapport 2017.jpgNotre premier ministre s'exprime sur la Grand Genève qu'il trouve trop vaporeux. Il annonce donc vouloir en concrétiser les contours et les contenus. En politique le dur vaut mieux que le mou, rappelle-t-il, lui qui s'est enflammé pour le projet manqué de la fusion Vaud Genève au tournant du millénaire. Quels projets pour revigorer le Grand Genève, Pierre Maudet reste encore très vaporeux dans l'interview qu'il accorde à mon journal préféré en ce jour ensoleillé de fête des écoles genevoises.

    Mais qu'est-ce que le Grand Genève?

     

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  • De la gare des Vernets en cul de sac au sac de noeuds du PAV

    gare des vernets 1894.pngLa terre est vaste mais les hommes n'ont cessé de se chamailler pour quelques arpents, de s’entre tuer pour quelques territoires, quelques collines, quelques mers et déserts supposés riches en matières premières, de dresser des murs et des frontières pour chasser les manants, les mettre à ban (en banlieue) et protéger les propriétaires. Et les cités qu'ils forment pour se défendre.

    Aujourd'hui, ici, bon nombre de manants sont propriétaires, par le biais de leur caisse de pensions qui leur promett(ai)ent des rentes jusqu'à la fin de leurs jours (le plus tard possible selon l'échelle du bonheur actuelle).

     

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