Pays, paysans

  • Raté mais beau. Réussi mais morne

    pavot large.jpgLes paysans suisses ont peur de la vague verte. Non pas tant celle qui ajoutera quelques écologistes parmi les 244 élus de l'Assemblée fédérale - un peu de vert dans le gris ne fera pas de mal -, mais celle qui pourrait inciter les Suisses à adopter deux initiatives en 2020. L’une est intitulée «Pour une eau potable propre et une alimentation saine» et l’autre «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse». 

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  • Et si on arrêtait de prendre l'avion

    libertation 3 avril.jpg"Pour votre pénitence, vous me direz deux Notre père et trois Je vous salue Marie..." Quand j'étais petit, je vivais dans une paroisse où la tradition était encore de rigueur. Mes yeux d'enfant ne voyaient pas la coercition personnel et le contrôle social qui pourtant s'y exerçaient: à l'encontre des couples protestant et catholique, dans l'abstinence et la frugalité - encore presque naturelle durant le Carême du moins - au lit comme autour de la table, où l'on signait le pain avant de l'entamer, dans le poisson du vendredi et le rôti du dimanche, dans le catéchisme qui enseignait que Dieu est tout puissant mais aussi qu'il faut aimer son prochain comme soi-même.

    Ici et maintenant, l'humain de s'aime plus. 

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  • L'écospiritualité de Marie Cénec, une démocratie-chrétienne peinte en vert?

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    Au bout d'une demi-heure de glose sur notre finitude 1), je me dis: comment une femme, dont le genre peut seul - jusqu’à présent - donner la vie, comment un esprit aussi vif, peut-elle parler de la mort à un auditoire dont l'âge moyen a dépassé largement celui de l'AVS.

    Cette mort est horrible témoigne l'oratrice qui s'y connaît. Pourtant,  elle est là, présente tous les jours. Pas un un ne passe sans que des millions de nos cellules meurent et se renouvellent. Jusqu'à l'instant final où, même si l'on croit en la vie éternelle, plus jamais ce ne sera comme avant.  

    Cependant, "à ne plus accepter de mourir – ce qui se traduit par les excès du transhumanisme ou du « prolongisme » – l'humanité est prise dans une fuite en avant qui semble contribuer de manière de plus en plus active à l’extinction de son espèce… C’est une forme de logique suicidaire dans laquelle notre espèce s’est engagée." 

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  • Le directeur veut dépoussiérer le Muséum

    "Le PSC est un processus long et exigeant..." écrit Sami Kanaan en exergue du Projet scientifique et culturel 2020 du Muséum d'histoire naturel de Genève. Diable oui, voilà cinq ans que le PSC 2020 a été rédigé. C'était une première suisse. Et depuis? Rien de visible, pour le commun des mortels du moins, sinon l'étude en cours (depuis 2012) d'un projet sensé préserver les 120'000 bocaux conservant les trésors du musée dans l'alcool. C'est un risque majeur d'incendie que ces 48'000 litres d'alcool, a dit un office fédéral qui, aveugle au fait que ces bocaux n'ont jamais provoqué le moindre incendie, commande la construction d'un fortin à plus de 20 millions. Normal. Dans notre société qui ne tolère plus le risque, seul le principe de précaution fait loi. Ici comme ailleurs. 

    Que pourrait-on faire d'autres avec ces millions en réduisant le risque par une élimination critique de ces bocaux, tenant compte des outils contemporains de traitement des données? Créer avec d'autres muséums des applications permettant aux visiteurs de voir la vie des animaux empaillés en réalité augmentée via leur smartphone, des tablettes ou des casques louées? En fait cela existe déjà.

    Et puis, quelle est la valeur effective des spécimens conservés? Enfin, ce travail de conservation d'un patrimoine qu'on dit mondial est-il bien dans les attributions d'une commune? Je vais donc lire le PSC 2020 pour y chercher des réponses. En attendant, le directeur du Muséum, Jacques Ayer, a réagi à na note du 27 mars intitulée "Muséum: lugubre et poussiéreux". Voici sa réponse: 

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  • Le Museum de Genève: lugubre, poussiéreux

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    Evidemment, on ne remet pas en cause l'outil scientifique que l'on ne connaît pas. On espère seulement qu'il n'est pas dans l'état des collections présentées au public. 

    Je n'étais pas retourner au Muséum de Genève depuis des lustres. La pluie de ce jeudi et la perspective de m'y rendre avec un petit garçon 4x4 (4 ans et 4 mois), vif et curieux, m'ont incité à y retourner. Quelle déception! Rien ne me semblait avoir changé depuis la création du plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse (c'est le site internet de la Ville qui le dit et je ne saurais le mettre en doute). Des vitrines, rien que des vitrines, mortes, surchargées, sans aucune pédagogie ni scénographie, ni interactivité, ni actualité, le tout plongé dans une pénombre qui rend parfois difficile la lecture des rares indications. Un parti pris muséographique déprimant.

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  • Glocal: c'est fort de café

    IMG_0011.JPGIl y a avait quelque temps que nous n'étions pas allés nous promener du côté d'Evorde. Descendant de la Croix-de-Rozon, le chemin des Forches longe le manège lové dans son vallon de la Drize. Les chênes récemment installés profitant sans doute des amendements du champ de blé voisin, donnent au cheminement des airs d'avenue. On se faufile sur la rive droite du ruisseau, là où la frontière genevoise quitte le cours d'eau en direction de la route française pour y revenir trois cents mètres plus loin - une Genferei...-  englobant ainsi dans la canton de Genève la totalité des 40 hectares de la propriété Fabri, puis de Lullin de Chateauvieux, puis Pinard, puis Candolle de Muralt, aujourd'hui Ormond. Qui est à vendre

    On se dirait en mars. Les mésanges lancent leurs pui pui chacune selon son espèces

    Passant la frontière entre Bardonnex et Troinex, on tombe sur la brasserie des barbus. Une mini entreprise qui a pris son élan il y a trois ans et monte en gamme. Le domaine d'Evorde pourrait bien être racheté par un Chinois, apprend-on au détour de la conversation, et rester fermé huit mois par an. Peut-être qu'un jour vous pourrez l'acheter, dis-je. Tous les brasseurs d'affaires ont commencé dans un garage*.

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  • Le cardon genevois: comment on l'apprête?

    Redescendons sur terre. Ce samedi 9 février, de 9h à 10h, j'organise un atelier d'épluchage du cardon épineux argenté AOP de Plainpalais à la ferme Chavaz. Le marché est sis entre Troinex et Veyrier, chemin des Marais 62, bus 41 (article ici),  arrêt chemin des Bois.

    L'atelier est ouvert à qui souhaite tester son aptitude à apprêter le légume emblématique de la campagne genevoise, le seul à vrai dire, dont Bille en tête la RTS s'est fait l'écho cette semaine. Un légume un peu particulier, assez rebelle, car ses piquants doivent être enlevés avec habileté. Et puis il faut le jeter dans une bassine d'eau additionnée de lait ou d'acide citrique sinon l'oxygène contenu dans l'air va le noircir et lui enlever son goût si particulier, le cuire une bonne heure voire plus jusqu'à la tendreté requise, puis gratiné, Bref un délice. 

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  • Je ne marche pas... pour le climat

    cliamt manif geneve.jpgQue sont devenus les indignés, ce mouvement qui avait pris un des ouvrages de Stéphane Hessel comme le nouveau petit Livre rouge, brandi naguère par les jeunes de la Révolution culturelle d'une Chine, qui n'a gardé du maoïsme, alors à son chant du cygne, que la dictature du parti communiste? Les indignés ont-ils vieilli? Regardent-ils, l’œil humide, leurs cadets défiler pour le climat (facebook et )?

    Qui dirige ce nouveau mouvement? Des puritains, des experts en sobriété, des agitateurs de la peur? Déjà les professionnels de l'agit-prop sont en tête du cortège et manipulent la masse des gamins sans boussole que le réchauffement climatique effraie. Les Verts-libéraux qui ont défilé samedi, dénonce une main-mise des rouges sur les verts. 

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