Pays, paysans

  • Le cardon genevois: comment on l'apprête?

    Redescendons sur terre. Ce samedi 9 février, de 9h à 10h, j'organise un atelier d'épluchage du cardon épineux argenté AOP de Plainpalais à la ferme Chavaz. Le marché est sis entre Troinex et Veyrier, chemin des Marais 62, bus 41 (article ici),  arrêt chemin des Bois.

    L'atelier est ouvert à qui souhaite tester son aptitude à apprêter le légume emblématique de la campagne genevoise, le seul à vrai dire, dont Bille en tête la RTS s'est fait l'écho cette semaine. Un légume un peu particulier, assez rebelle, car ses piquants doivent être enlevés avec habileté. Et puis il faut le jeter dans une bassine d'eau additionnée de lait ou d'acide citrique sinon l'oxygène contenu dans l'air va le noircir et lui enlever son goût si particulier, le cuire une bonne heure voire plus jusqu'à la tendreté requise, puis gratiné, Bref un délice. 

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  • Tobi or not Tobi?

    fer à cheval.jpgEh voilà! En ce 1er février, j'ai l'avantage de payer mon trajet de bus 2 francs (-30% Unireso). Et de me demander pourquoi les mères célibataires (ou abandonnées), et les chômeurs n'ont pas ce privilège?

    L'abonnement senior (-20%) me vaudra toutes sortes d'avantages aussi. Et je n'ai pas fait le tour de tous ces petits plus, qui, mis bout à bout, allègent le budget des vieux dès lors qu'ils sortent de chez eux. A croire que plus tu consommes, plus tu profites. Qu'en pensent les jeunes adeptes de la sobriété made in XXIe siècle?

    Merci donc à la société pour ces avantages. J'adresse aussi mes remerciements aux actifs qui paient mon AVS (bien que mon statut d'homme marié me vaille une moins-value de 25% sur la rente reçue par rapport à deux vieux faisant ménage commun).

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  • Tobi a dit: vaches sans cornes, policiers sociaux avec, UDC écornée

    rhino corne.jpgLa corne a naguère symbolisé à Genève l'un des squats le plus connu et le plus durable de la ville. Rhino. La corne a disparu. Comme les manifestations. Certes on défile encore pour ses conditions de travail ou sa condition tout court, "pour être comme un mec", pour que la rue nous appartienne (autant, plus que les bagnoles, mais c'est un autre sujet).

    Indignés ou gilet jaune, on l'occupe le macadam et ses ronds-points. Au risque de tourner en rond faute de leader, de peur d'être récupéré par un mouvement, un syndicat ou un parti. Et on se fait voler la vedette par les casseurs. Triste. Samedi noir pour les quidams. 

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  • Les cornes oui, les couilles bof?

    genetique bovine suisse vache.jpgLa question la plus existentielle jamais posée lors d'une votation en Suisse sera donc tranchée ce dimanche 25 novembre. Faut-il oui ou non subventionner les cornes pour éviter qu'on les coupe (sur l'écornage, le  web ne manque pas de ressources ici, et notamment).

    Mais quid des parties génitales mâles qu'on coupe depuis la nuit des temps pour faire des bœufs (mais aussi des moutons, des cochons, des chapons), exception faite des taureaux de corrida et des quelques reproducteurs (cf la brochure Génétique suisse), que la nature impose encore, en attendant le genèse sans ogm du sperme artificiel. 

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  • Pig Data

    porc chinois weiyang.jpgGenève n'élève plus de cochons. Ou presque. Question d'odeurs. Une poignée de fermes engraissent un peu plus de mille porcs GRTA, principalement des laineux. C'est la moitié moins qu'il y a dix ans, selon le mémento statistique du canton.

    Rien de tel en Chine. Le premier producteur mondial de ce sympathique animal - 430 millions - , dans lequel tout est bon, dit-on (y compris sous forme de transplantation chez l'humain de notre local Philippe Morel), est le théâtre de surprenants accouplements. Saviez-vous que le le patron chinois de Netease, un éditeur de jeu vidéo qui aussi du plus grand fournisseur d'adresses mails de l'empire, parie aussi sur les porcherie gouvernées par le big data. Un marché dans lequel le plus connu Alibaba s'engouffre aussi.

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  • Robot bineuse à Charrot

    Il y a quelque temps, j'ai évoqué les épinards pleins de mauvaises herbes d'un maraîcher député, devenu bio  - le maraîcher, pas le député qui lui est toujours PLR. Il y en avait tant de mauvaises herbes que la culture avait complètement disparu. Peut-être que cela n'a pas d'incidence pour transformer les dits épinards en bonne soupe, mais quel boulot s'il faut séparer le bon grain de l'ivraie. Heureusement, dans un temps pas si lointain, des robots bineuses viendront prêter main forte aux cultivateurs. 

    Il se trouve qu'en ce dimanche d'été indien sans fin, la lecture de The Economist m'a à nouveau mis sur la piste des futurs bras qui permettront une culture bio économique. 

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  • De quoi ont peur les Genevois?

    votation 23 2018 paradis.jpgLes urbains, donc les Genevois, sont comme des poussins. Lorsque un danger les menacent, ils courent  à la première alerte se réfugier sous leur mère Etat-poule. Ce dimanche, deux initiatives (l'une - les aliments équitables - plutôt verte libérale, donc propice aux étrangers à condition qu'ils soient bien élevés comme des Suisses; l'autre - la souveraineté alimentaire, plan Wahlen version XXIe - opposée aux étrangers qui viennent concurrencer les Suisses) ont été plébiscitées à Genève et rejetées en Suisse. Je fais partie du camp des Suisses.

    Ce grand écart entre les électeurs (les rats des villes et les rats des champs comme on disait jadis des deux variétés qui composaient l'alors dominant parti radical (devenu PLR)) s'explique entre autres par le rapport que les uns et les autres entretiennent avec la nature. 

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  • Charrot les poireaux et les initiatives verte et gauchiste sur l'agriculture

    croix de charront et souvenraineté alimentaire.jpgCharrot, c'est un hameau de ma bonne commune, connue de Genève à Romanshorn et même plus loin pour son quotidien bouchon de Bardonnex sur l'autoroute A1, parce que des autorités, incapables ou optues, ne sont pas fichues de doubler la plateforme douanière franco-suisse ou de laisser circuler les gens sans qu'aucun garde-frontière, ni chicanes n'entravent le trafic, comme c'est le cas à toutes les autres douanes du canton (sauf donc sur l'axe autoroutier - il y a des logiques qui m'échappent).

    Les poireaux, c'est une des cultures maraîchères que la famille Vuillod cultive depuis des générations autour du hameau. La famille Vuillod est spécialisée dans la quatrième gamme, soit les légumes prédécoupés, lavés, ensachés, bref prêts à l'emploi et, pour partie, prémâché puisqu'elle livre aussi des quintaux de soupes aux hôpitaux. Depuis peu, la ferme Vuillod est bio, ce qui fait qu'on peine à distinguer parfois les herbes et les poireaux, épinards et autres légumes dans les champs de Charrot les poireaux.

    Si je vous en parle, c'est que son patron, Georges Vuillod est aussi député PLR au Grand Conseil genevois, et se trouve fort dépourvu, comme quelques autres membres de sa corporation, à l'approche de la votation du 23 septembre sur les deux initiatives agricoles, celle des Verts et celle d'Uniterre.

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