Nature, biologie

  • Confiner: dans quel sens vous l'entendez?

    confine di stato.jpgConfiner a deux sens: enfermer et toucher à une limite. Confiner est le mot de 2020. Dans son premier sens, il dit ce que sera peut-être la Suisse demain, de gré ou de force: confinée, enfermée, comme d'autres nations européenne avant elle. Dans son second sens, il dit que la lutte contre le virus atteint ses limites: limite sanitaire, limite économique, limite éthique, limite politique, limite logique.

    60% des Suisses sont pour le confinement, annonce Alexis Favre hier soir sur RTS1, qui n'a donné la parole qu'au camp du confinement. Dont acte. Et pour combien de temps? Être confiné dans un studio sans balcon n'a pas la même résonance que de l'être dans un six pièces ou un maison. Même avec le chant du voisin. Et quoi? On attend l'été que le virus couronné ait le bonne idée comme son compère le grippal de disparaître. Et l'hiver prochain, on fait quoi? On recommence?

    [Note mise à jour à midi]

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  • Le printemps est arrivé?

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    Le 6 avril 2019, neige abondante à Genève et sur un pêcher.  

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  • Et si on arrêtait de prendre l'avion

    libertation 3 avril.jpg"Pour votre pénitence, vous me direz deux Notre père et trois Je vous salue Marie..." Quand j'étais petit, je vivais dans une paroisse où la tradition était encore de rigueur. Mes yeux d'enfant ne voyaient pas la coercition personnel et le contrôle social qui pourtant s'y exerçaient: à l'encontre des couples protestant et catholique, dans l'abstinence et la frugalité - encore presque naturelle durant le Carême du moins - au lit comme autour de la table, où l'on signait le pain avant de l'entamer, dans le poisson du vendredi et le rôti du dimanche, dans le catéchisme qui enseignait que Dieu est tout puissant mais aussi qu'il faut aimer son prochain comme soi-même.

    Ici et maintenant, l'humain de s'aime plus. 

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  • L'écospiritualité de Marie Cénec, une démocratie-chrétienne peinte en vert?

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    Au bout d'une demi-heure de glose sur notre finitude 1), je me dis: comment une femme, dont le genre peut seul - jusqu’à présent - donner la vie, comment un esprit aussi vif, peut-elle parler de la mort à un auditoire dont l'âge moyen a dépassé largement celui de l'AVS.

    Cette mort est horrible témoigne l'oratrice qui s'y connaît. Pourtant,  elle est là, présente tous les jours. Pas un un ne passe sans que des millions de nos cellules meurent et se renouvellent. Jusqu'à l'instant final où, même si l'on croit en la vie éternelle, plus jamais ce ne sera comme avant.  

    Cependant, "à ne plus accepter de mourir – ce qui se traduit par les excès du transhumanisme ou du « prolongisme » – l'humanité est prise dans une fuite en avant qui semble contribuer de manière de plus en plus active à l’extinction de son espèce… C’est une forme de logique suicidaire dans laquelle notre espèce s’est engagée." 

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  • Le directeur veut dépoussiérer le Muséum

    "Le PSC est un processus long et exigeant..." écrit Sami Kanaan en exergue du Projet scientifique et culturel 2020 du Muséum d'histoire naturel de Genève. Diable oui, voilà cinq ans que le PSC 2020 a été rédigé. C'était une première suisse. Et depuis? Rien de visible, pour le commun des mortels du moins, sinon l'étude en cours (depuis 2012) d'un projet sensé préserver les 120'000 bocaux conservant les trésors du musée dans l'alcool. C'est un risque majeur d'incendie que ces 48'000 litres d'alcool, a dit un office fédéral qui, aveugle au fait que ces bocaux n'ont jamais provoqué le moindre incendie, commande la construction d'un fortin à plus de 20 millions. Normal. Dans notre société qui ne tolère plus le risque, seul le principe de précaution fait loi. Ici comme ailleurs. 

    Que pourrait-on faire d'autres avec ces millions en réduisant le risque par une élimination critique de ces bocaux, tenant compte des outils contemporains de traitement des données? Créer avec d'autres muséums des applications permettant aux visiteurs de voir la vie des animaux empaillés en réalité augmentée via leur smartphone, des tablettes ou des casques louées? En fait cela existe déjà.

    Et puis, quelle est la valeur effective des spécimens conservés? Enfin, ce travail de conservation d'un patrimoine qu'on dit mondial est-il bien dans les attributions d'une commune? Je vais donc lire le PSC 2020 pour y chercher des réponses. En attendant, le directeur du Muséum, Jacques Ayer, a réagi à na note du 27 mars intitulée "Muséum: lugubre et poussiéreux". Voici sa réponse: 

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  • Le Museum de Genève: lugubre, poussiéreux

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    Evidemment, on ne remet pas en cause l'outil scientifique que l'on ne connaît pas. On espère seulement qu'il n'est pas dans l'état des collections présentées au public. 

    Je n'étais pas retourner au Muséum de Genève depuis des lustres. La pluie de ce jeudi et la perspective de m'y rendre avec un petit garçon 4x4 (4 ans et 4 mois), vif et curieux, m'ont incité à y retourner. Quelle déception! Rien ne me semblait avoir changé depuis la création du plus grand musée d'histoire naturelle de Suisse (c'est le site internet de la Ville qui le dit et je ne saurais le mettre en doute). Des vitrines, rien que des vitrines, mortes, surchargées, sans aucune pédagogie ni scénographie, ni interactivité, ni actualité, le tout plongé dans une pénombre qui rend parfois difficile la lecture des rares indications. Un parti pris muséographique déprimant.

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  • Je ne marche pas... pour le climat

    cliamt manif geneve.jpgQue sont devenus les indignés, ce mouvement qui avait pris un des ouvrages de Stéphane Hessel comme le nouveau petit Livre rouge, brandi naguère par les jeunes de la Révolution culturelle d'une Chine, qui n'a gardé du maoïsme, alors à son chant du cygne, que la dictature du parti communiste? Les indignés ont-ils vieilli? Regardent-ils, l’œil humide, leurs cadets défiler pour le climat (facebook et )?

    Qui dirige ce nouveau mouvement? Des puritains, des experts en sobriété, des agitateurs de la peur? Déjà les professionnels de l'agit-prop sont en tête du cortège et manipulent la masse des gamins sans boussole que le réchauffement climatique effraie. Les Verts-libéraux qui ont défilé samedi, dénonce une main-mise des rouges sur les verts. 

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  • La peur une fois de plus au menu de notre RTS

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    <Data>land, la nouvelle émission nationale de notre radio télévision publique prétend ce soir tout dire sur les puces électroniques cachées au cœur de nos intelliphones et leurs liens secrets avec les serveurs, qui sont eux toujours plus farcis de logiciels futés. C'est la fameuse intelligence artificielle qui trie, range des données par milliards, compare, construit des portraits robots. Des portraits robots qui nous ressemblent de plus en plus, exactement ce que recherchent les commerciaux, qui n'auront bientôt plus aucune peine à anticiper et à quantifier nos petits et grands désirs, nos petits et grands bobos, nos petits et grands états d'âmes. 

    Le fond de l'air est bleu, vert genre culture d'algue, plutôt froid, inquiétant, l'image hachée, numérique, truffée d'effets spéciaux, le ton et le fond sonore affirmé, anxiogène. Vous avez dit Minority Report, ce film de science fiction où un big brother anticipait la survenue des actes criminels?

    Pas un défenseur des robots sur le plateau. La messe est dite. Le 29 novembre 2017, avec Plus 3 degrés, la SSR nous l'avait déjà jouée terrorisante. Il s'agissait alors du réchauffement climatique. L'écran était jaune, surexposé. Caricatural! Indigne d'une télévision de service public! Cette nouvelle émission, sujet plus actuel oblige, a partiellement évité le piège.

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