Nature, biologie

  • De la libération des lapins au méchant glyphosate

    lapin-clapier.jpgOn meurt de faim, rarement de gloutonnerie et encore moins de malbouffe (sino, les Occidentaux ne vivraient pas si vieux que ça en devient un problème de société). L'air du temps (l'ère du Verseau?) est à la libération des lapins de leur clapier-prison et au régime vegan, l'une et l'autre lutte ayant partie liée nous a appris récemment Julie dans la Julie. Ainsi va l'humeur du monde d'ici qui a peur de mourir ayant perdu la foi en la vie éternelle. 

    Le veganisme est une religion qui ne fait de mal à personne, sauf éventuellement à ses adeptes (et à leurs proches, car l'exclusive force ceux-ci soit à adopter le même régime soit à cesser de fréquenter ceux-là) et temporairement à la filière animale.

    Une mode ou une tendance durable, s'interroge un des mes confrères fine gueule?

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  • "L'ordre cannibale du monde" et le bon vin

    IMG_3490.PNGLa confrontation Peter Brabeck - Jean Ziegler ce soir sur TTC, une des meilleures émissions de notre chère RTS, est un morceau d'anthologie. Le vieux professeur est toujours là. Il dénonce l'ordre cannibale du monde, celui que représentent, défendent et étendent sans cesse les 500 plus grandes multinationales qui cumulent 52% du PNB mondial. Nestlé est la 27e.

    Ziegler n'a pas tort. Même The Economist, qui n'est pas de son bord, s'inquiète régulièrement de la concentration de la fortune. Dans sa livraison de cette semaine, l'hebdomadaire britannique signale que deux économistes  saisi par l'analyse de Pickety ont exploré des pans survolés par l'eéoniste francais. Oui le système renforce les plus puissants. C'est particulièrement frappant avec les nouveaux riches, les Google, Facebook, Apple et compagnie, qui soit avalent goulûment leurs concurrents, soit les vident de leur substance en copiant leurs bonnes idées. 

    Il n'en a pas été question ce soir. Pas plus que des robots, du capitalisme d'Etat, le capitalisme chinois, celui des petromonarchies,  ou un encore de l'économie des trafics, de la corruption et des mafias.

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  • 15 degrés en 1900

    IMG_0773.JPGMon appartement est en pleine bise. Il y fait 16 degrés. C'est plus que la température jugeait normal, autour de 1900, à Paris, dans les appartement, si j'en crois ce thermomètre Lardi vu dans une brasserie du côté des Grands Boulevards (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    Son examen attentif indique que la température normale d'une chambre de malade est de 20 degrés. Et qu'à Paris le mercure était tombé à -18 en 1809 et 1830 et -21 en 1871. On sortait alors du petit âge glacière, dont les causes restent sinon inconnues du moins disputées, comme les autres variations du climat d'ailleurs depuis les origines, jusqu'à ce XXIe siècle, an I de l'anthropocène, qui voit en l'homme, le responsable premier des maux qui mettent la création en péril. 

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  • Au commencement était le commérage

    IMG_3374.PNGDans Sapiens, une brève histoire de l'humanité, Yuval Noah Harari explique comment nous dominons la terre et tout ce qui pousse, nage, rampe, vole dans ce qui ne fut jamais un paradis.

    Le paradis, les dieux, ses saints et serviteurs sont (scientifiquement?) le fruit de notre imagination, laquelle a aussi engendré Peugeot et Google, l'empire romain, le mythe impérial japonais et la démocratie suisse, des constructions intellectuelles, des mythes qui font marcher les humains, assurent la cohésion des nations et des entreprises et qui peuvent être reprogrammés sans réclamer une mutation génétique, qui prend toujours des millénaires à survenir, ce hard codage ne pouvant plus être ensuite modifié que par une nouvelle mutation hasardeuse... 

    Bref, les reformulation de Harari sont stimulantes, même si ce n'est pas toujours très nouveaux et que la ou les surprenantes mutations qui ont produit sapiens dans la lignée homo restent un mystère complet, une explication trop simple, trop darwinienne, un peu comme ces maladies que les toubibs mettent au compte d'un ou de virus. Rebref, Harari n'explique pas pourquoi Neandertal a disparu mais pas les chimpanzés ou les bonobos.

    J'ai même trouvé une définition rigolote des journalistes, une espèces en voie de disparition. 

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  • Dimanches sans, sans, sans...

    co deux plus plluant commerce.jpgDimanches sans voiture, sans commerce, c'est le credo des Verts (et de quelques autres urbains qui n'ont qu'une envie: rétablir l'octroi). Sans culte ni messe, il y a belle lurette que les dimanches le sont. Aurons-nous bientôt droit (plutôt devoir) à des dimanche sans chauffage et sans Internet?... Ce serait cohérent avec le catéchisme écolo.

    La planète (sa part occidentale) doit ralentir et redécouvrir la simplicité et la sobriété, tout le monde en convient. (Au passage, on remarquera que l'économie a normalement pour but une consommation spartiate des ressources et que c'est l'abondance des biens et des services dont certains sont quasi gratuits qui nous égare, mais qui a aussi permis aux classes laborieuses d'ici - comme on disait naguère - de goûter à un certain confort).

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  • La jolie nouvelle éthicienne croit-elle en Dieu?

    sarah-stewart-kroeker.jpgLa jolie nouvelle éthicienne de la Faculté de théologie de Genève croit-elle en Dieu? La question ne lui a pas été posée dans la brève interview qu'Uni Cité consacre à Sarah Stewart-Kroeker, La professeure assistante en éthique donnera sa leçon inaugurale ce mercredi 9 novembre à Uni Dufour. La lecture de ses réponses ne m'en a pas convaincu.

    Bon, on me dira qu'il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour gloser à son sujet (théologie). Je remarque que les astrophysiciens croient que les exoplanètes existent (ou plus exactement ont existé car les altérations de la lumière qui nous les révèlent nous parlent du passé. Personne ne peut dire ce qu'elles sont aujourd'hui, sauf par extrapolation).

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  • SDA: la cité satellite de Bernex est une erreur

    berenex cite nouvelle carte.jpgVoilà bientôt 50 ans que Genève n'a pas construit de cités satellites. Les Meyrin, Onex, Vernier, Le Lignon, c'était les années 50 et 60, des cités à la campagne, séparées des villages qui leur ont donné leur nom. Je parle évidemment du micro-territoire genevois, celui sur lequel nos très nombreux élus (plus de mille avec les municipaux pour un territoire plus petit que Paris) ont un peu de pouvoir. Au-delà de la frontières, nos voisins, français mais aussi vaudois, ont étendu les villages et les bourgades sans considération de la terre agricole.

    De ce côté-ci, le syndrome du hérisson et de l'écureuil ont créé le concept des SDA, les surfaces d'assolement, des terres que la poignée de paysans encore en vie doit pouvoir labourer, ensemencer de blé et planter de patates, en cas de crise alimentaire.

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  • Le Jeûne fédéral et la fin de l'humanisme

    IMG_3279.PNGJ'ai regardé un peu par hasard et quelques minutes le film Elysium, une science-fiction où les élites se sont réfugiées sur une île artificielle, une énorme station spatiale en forme de roue dont la rotation assure à ses heureux habitants un succédané d'attraction.

    De la terre surpeuplée, vaste bidonville dont les usines tout droit sorties de l'âge de la vapeur fabriquent les robots qui tiennent les foules en respect, on voit ce paradis. Des boites à bronzer installées dans des biotechnocliniques arborées y remettent sur pied en un rien de temps les humains malades, cassés ou simplement vieux. Les terriens rêvent évidemment d'accéder à ce "paradis". On y monte avec des véhicules spatiaux genre 4x4 à réaction qui auraient un million de kilomètres au compteur et que le gouvernement central tire à vue comme des lapins.

    Je ne pensais pas, en ce matin du Jeûne fédéral, apprendre que ce meilleur des mondes est le monde qui nous attend parce que nous vivrions la fin de l'humanisme, cette foi en l'être humain et au libre arbitre si cher aux lumières et aux libéraux, qui cependant se meurt sous nos yeux.

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