Médias

  • L'an prochain, Mai 68 aura 50 ans

    IMG_3476.PNGC'est si loin Mai 68! L'an prochain, la France des élites et des médias se souviendra de cette révolution culturelle. Alors que je m'approche de l'âge de la retraite, j'étais alors trop jeune pour en être un acteur, mais je garde le souvenir aigu des manifestations monstres, des grèves, des slogans, mais aussi cette année-là du Printemps de Prague, du Rideau de fer qui se referme pour 10 ans encore, de la Guerre des six jours, un an avant, ou encore, mais moins nettement, de la Révolution culturelle en cours en Chine de la Guerre du Biafra au Nigéria.

    Je suis francophile, mais je n'aimerais pas être français dimanche. Je reste sur ma position la plus osée, que je n'excluais pas, il y a un mois, d'un duel final entre Fillon et Macron, vraisemblablement plus favorable au jeune centriste (façon Kennedy ou, plus proche de nous, Blair, Renzi ou Trudeau) que dans l'autre hypothèse d'un face-à-face Fillon Le Pen que l'ancien premier ministre de Sarkozy devrait gagner.

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  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

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  • Les cathos genevois en marche

    IMG_3461.PNGL'abbé Pascal Desthieux, le nouveau vicaire genevois de l'évêque de Genève, Lausanne et Fribourg, veut que les catholiques du canton se bougent, sortent de leurs chapelles, bref se mettent en marche. "En marche à votre côté", c'est le nouveau slogan de l'Eglise catholique de Genève. En marche, c'est un mouvement durable, c'est l'héritage du Pape François, a dit Charles Morerod, hier soir, devant une salle Arditi, presque pleine de gens curieux ou convaincus, invités à visionner un film, un biopic sur Bergoglio, tiré du bestseller d'Elisabetha Pique: Francisco - Vie et révolution.

    On suit le futur pape - qui répète ne pas vouloir l'être car (notamment) on a plus de chances de perdre la foi au Vatican que de l'y trouver -, à Bueno Aires et à Rome, depuis ses premiers émois amoureux, alors qu'il se destine à être curé, au soir de son élection.

     

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  • Morose la presse, morose le monde?

    IMG_3455.PNGMoroses la presse, morose le monde? C'est une hypothèse de travail.

    Le monde va plutôt mieux. Le nombre des accidents mortels en Suisse est retombé au niveau des année 40 alors que la densité du trafic a été multipliée par 40: huit fois moins de morts qu'en 1971. Le monde ne connaît pas de guerre. Les conflits existants n'ont rien à voir avec la dernière guerre mondiale ni avec les guerres de libération coloniales et leurs avatars et répliques.

    La faim frappe toujours bien trop de monde mais pas pour des raisons de manque de nourriture ou d'incapacité des paysans (avec ou sans terre) de produire assez d'aliments (les hamburgers d'insectes ou biogénérésseitan ou viande artificielle - devraient réduire le cheptel bovins)...

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  • Comment les journalistes peuvent-ils regagner la confiance du public?

    irak tirs bagdad.jpgDans Edito, le magazine suisse des médias, Alain Maillard pose une question existentielle: "Comment regagner la confiance du public?"

    "Les "fake news", le "post-truth" ou encore les attaques directes de politiciens s'ajoutent à des sondages montrant que les médias d'information inspirent moins confiance. Faut-il revenir aux bases du métier ou changer nos pratiques?" demande le réd en chef?

    Ces questions m'inquiètent. Les journalistes d'information ont donc eu la confiance du public, naguère (quand l'état des technologies cachaient au commun les rapports des élus)? Nous aurions aussi abandonner les bases du métier. Les journalistes seraient en outre les victimes collatérales des politiciens qui nous entraîneraient dans leur chute de bonnes opinions.

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