Information

  • La Presse un modèle pour la Tribune

    la presse home.pngL'info reste lacunaire. Elle provient principalement de l'entreprise elle-même. Néanmoins, je crois que "La Presse", un journal créé en 1884, cinq ans après la Julie, montre la voie que la Tribune de Genève devrait suivre. Cesser d'imprimer cinq jours par semaine au profit d'une seule édition le vendredi. Et le reste de la semaine? Adopter la maquette du journal montréalais, être un média de référence sur le net et en adopter l'ADN; la gratuité pour les lecteurs.

    La Presse tirait à 180'000 exemplaires quand son éditeur a fait le saut en 2015. Elle semble plutôt bien se porter. Sa maquette sur les tablettes est un modèle du genre, dont les journaux suisses feraient bien de s'inspirer. Une plate-forme de blogueurs et de commentateurs, des chats-conseils, des informations automatiques sur tous les clubs sportifs locaux, tous les conseils, toutes les associations et des lucarnes en diverses langues feraient de ce média une vraie tribune des habitants de et autour de Genève. 

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  • La Tribune de Genève sera produite à Lausanne

    tamedia t.pngLa presse traditionnelle suisse se souviendra de l'été 2017. Genève a perdu ses rotatives après la déconfiture de La Suisse. La Tribune de Genève va perdre dès 1er janvier 2018 ses rédactions suisse, monde, économie et sport, annonce le groupe Tamedia

    La Tribune de Genève qui avait été rachetée par le groupe lausannois Edipresse au début des années 1990, lequel a été racheté par le groupe zurichois Tamedia en 2011, va au 1er janvier prochain être produite à Lausanne sous la direction d'Ariane Dayer.

    La même centralisation aura lieu en Suisse alémanique avec le maintien toutefois de deux sites, Zurich et Berne. Il n'est pas clairement fait mention d'un échange par dessus de la Sarine via un service de traduction. Ne resteront à Genève que les rubriques locales. 

    Qu'est-ce que ça va changer? Pas grand-chose au début.

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  • Zoug dame le pion à Genève

    maudet cf.pngFaute avouée est à moitié pardonnée. J'avais dénoncé ici l'absence de débat entre les trois prétendants au fauteuil du ministre des Affaires étrangères. A tort. Honneur au PLR zougois qui le premier a invité le trio Cassis-Moret-Maudet à débattre en public des enjeux de cette élection du 20 septembre et de ce qu'ils ont l'envie d'apporter à la Suisse. 

    Il reste une petite dizaine de jours au PLR genevois pour doubler la mise (Le 2 septembre le PLR suisse décide de son ticket). Mais comme l'élection se fera en Suisse alémanique, c'est sans doute à Zurich et à la télévision que le match devrait se poursuivre. Le défi est lancé.

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  • Un réd en chef passe du côté de la "force obscure"

    dynamic group.jpg«Le journalisme est un métier noble, mais ce n’est pas le seul». Etrange citation, qui laisse donc entendre qu'il y a une hiérarchie dans la noblesse des métiers, comme si l'éboueur ou le plombier n'était pas aussi nécessaire à la société. Cette citation est devenue un titre dans 24 Heures, hier sur le site web, aujourd'hui dans sa version imprimée. Elle annonce que le patron de la rédaction va quitter le navire à la fin de l'année. Pour rejoindre le "côté obscur de la force". Tout un programme.

    Thierry Meyer a bien raison de changer d'air. Il fait mieux que les deux mammouth du Conseil d'Etat du plus gros canton de Suisse romande, Broulis et Maillard, qui ont rempilé pour cinq ans, tous deux convaincus qu'ils sont indispensables à la liberté et à la patrie. Réélus par acclamations par un peuple vaudois fidèle, le doigt sur la couture. Les rédacteurs en chef, eux ne sont pas élus. Ils sont nommés par un propriétaire, lequel, dit-on, a été surpris de la défection surprise de sa tour lausannoise.

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  • Islam: pourquoi Mireille Vallette n'est pas entendue

    radicalisme dans les mosquees vallette.JPGAu début du mois de mai, j'ai reçu, comme d'autres journalistes, "Le radicalisme dans les mosquées suisses", le dernier ouvrage de Mireille Vallette, imprimé en Serbie par Xenia. J'en ai survolé le 30 premières pages. Puis la présidentielle française, les votations du 21 mai et toutes sortes d'autres événements plus ou moins importants ont occupé mon temps et l'ouvrage est resté en plan.

    Lundi, autour d'un café, Mireille Vallette m'a demandé pourquoi aucune recension de son ouvrage n'avait paru dans la presse romande, aucun écho même de la part de journalistes qui suivent attentivement le dossier islam. 

    J'ai repris donc son ouvrage en ce jour d'Ascension (la Résurrection du Christ est affaire de foi et donc de folie, son Ascension est affaire de liberté, de notre liberté, nous qui sommes de ce fait seuls face aux questions essentielles, existentielles qui taraudent de temps en temps les humains, croyants ou pas).

    Et j'ai trouvé aux pages 116 et suivantes  la raison de l'ostracisme dont est ma consœur, amie et lanceuse d'alerte genevoise se dit victime.

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  • Republik, BPLT, la démocratie, la liberté

    republik.jpg2'929'599 francs, c'est le niveau atteint ce dimanche soir, fête des mères en Suisse, jour de l'investiture en grandes pompes de Macron en France, jour de la troisième défaite consécutive des sociaux-démocrates régionales en Allemagne, lendemain du coup de semonce infligé à la ministre de l'Instruction publique par ses camarades à Genève et surlendemain du licenciement du patron du FBI par Trump aux Etats-Unis,... Près de 3 millions, c'est le niveau atteint par la souscription publique (crowdfunding) de republik.ch, un futur nouveau journal en ligne en Suisse allemande.

    En quinze jour, c'est un record, l'équipe espérait glaner 750'000 francs auprès de 12'000 souscripteurs. Du coup l'équipe y croit, rajoute un rédacteur et deux stagiaires, promet quatre enquêtes d'envergure et coûteuses supplémentaires par année... Tout ça parce qu'"il est temps de défendre la démocratie contre la barbarie". Erdogan, Le Pen, Trump sont désignés. En Suisse, la menace est le patron de la Weltwoche et conseiller national UDC... 

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  • En marche

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    La dernière publication de Public Eye interpelle. Elle focalise sur les travailleurs de la première étape de l'industrie mondialisée de la chaussure, celle de l'ouvrier anonyme exploité au fin fonds d'ateliers inconnus dont le salaire est de 2fr 80 pour une paire de godasses vendue en Suisse 120 fr. 

    Public Eye ne dit pas le salaire des autres travailleurs qui s'activent tout au long de la chaîne de production-vente: celui des transporteurs, des employés des grossistes et des détaillants, des fonctionnaires des douanes et de ceux qui collectent la TVA, des juristes qui assurent la probité des contrats, des financiers au service des grands capitalistes où des caisses de pension...

    On se dit cependant que si le salaire des ouvriers de la chaussure était augmenté de moitié, voire doublé, puisque, selon le dossier, certains salaires seraient inférieurs de moitié (et même bien plus comme en Albanie) au salaire minimal du pays, le consommateur final, nous, ne débourserions que 2fr 80 (sans compter la TVA).

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  • Comment les journalistes peuvent-ils regagner la confiance du public?

    irak tirs bagdad.jpgDans Edito, le magazine suisse des médias, Alain Maillard pose une question existentielle: "Comment regagner la confiance du public?"

    "Les "fake news", le "post-truth" ou encore les attaques directes de politiciens s'ajoutent à des sondages montrant que les médias d'information inspirent moins confiance. Faut-il revenir aux bases du métier ou changer nos pratiques?" demande le réd en chef?

    Ces questions m'inquiètent. Les journalistes d'information ont donc eu la confiance du public, naguère (quand l'état des technologies cachaient au commun les rapports des élus)? Nous aurions aussi abandonner les bases du métier. Les journalistes seraient en outre les victimes collatérales des politiciens qui nous entraîneraient dans leur chute de bonnes opinions.

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