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  • En marche

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    La dernière publication de Public Eye interpelle. Elle focalise sur les travailleurs de la première étape de l'industrie mondialisée de la chaussure, celle de l'ouvrier anonyme exploité au fin fonds d'ateliers inconnus dont le salaire est de 2fr 80 pour une paire de godasses vendue en Suisse 120 fr. 

    Public Eye ne dit pas le salaire des autres travailleurs qui s'activent tout au long de la chaîne de production-vente: celui des transporteurs, des employés des grossistes et des détaillants, des fonctionnaires des douanes et de ceux qui collectent la TVA, des juristes qui assurent la probité des contrats, des financiers au service des grands capitalistes où des caisses de pension...

    On se dit cependant que si le salaire des ouvriers de la chaussure était augmenté de moitié, voire doublé, puisque, selon le dossier, certains salaires seraient inférieurs de moitié (et même bien plus comme en Albanie) au salaire minimal du pays, le consommateur final, nous, ne débourserions que 2fr 80 (sans compter la TVA).

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  • Comment les journalistes peuvent-ils regagner la confiance du public?

    irak tirs bagdad.jpgDans Edito, le magazine suisse des médias, Alain Maillard pose une question existentielle: "Comment regagner la confiance du public?"

    "Les "fake news", le "post-truth" ou encore les attaques directes de politiciens s'ajoutent à des sondages montrant que les médias d'information inspirent moins confiance. Faut-il revenir aux bases du métier ou changer nos pratiques?" demande le réd en chef?

    Ces questions m'inquiètent. Les journalistes d'information ont donc eu la confiance du public, naguère (quand l'état des technologies cachaient au commun les rapports des élus)? Nous aurions aussi abandonner les bases du métier. Les journalistes seraient en outre les victimes collatérales des politiciens qui nous entraîneraient dans leur chute de bonnes opinions.

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  • Je vais peut-être bien voter pour No Billag

    IMG_3435.PNGEmission phare de notre chère RTS, Temps présent avait une réputation d'objectivité, de pondération. L'émission de ce soir sur la LAMal qui dysfonctionne, qui met 30'000 habitants sur liste noire, qui paupérise les pauvres, érode les revenus de la classe moyenne âgée et qui enrichit les assureurs, était un parfait plaidoyer à charge.

    Bien sûr, l'assureur de service a  eu droit à sa part, tout comme la directrice de l'hôpital, borgne, ainsi que le ministre de la santé Karakasch, dont le discours pour une maîtrise de l'offre vient d'être battu en brèche par ses concitoyens -  les Neuchâtelois ont voté pour le maintien de deux hôpitaux contre toute logique économique.

    Le biais de l'émission tient au parti pris des deux journalistes, au ton de la voix, au montage. De bout en bout, la part belle a été donnée aux pauvres qui ne se soignent plus, qui bouffent des pâtes ou se noient dans les dettes. Jusqu'à la litanie finale sur les salaires scandaleux des directeurs, les réserves incroyables et l'opacité évidemment entretenue du système, l'haïssable privatisation du système. 

    De solutions, point évidemment. 

     

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  • Genève est une ville sûre

    twitter police.jpgMardi 14 février, jour de la Saint-Valentin. Voilà cinq jours que @GenevePolice n'a rien tweeté. Pas le moindre fait divers, pas le moindre petit dealers de quartier. Qui a dit que Genève est une ville peu sûre?

    Heureux pays. Pourtant la prison Champ Dollon, dont la surpopulation ne fait plus la Une des gazettes, reste bien pleine. Comment  font donc les Bataves qui parviennent même à faire des thunes en louant des cellules aux Belges?

     

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  • Infrarouge: bon pour la tête?

    IMG_0911.JPG"Les personnes âgées sont réfractaires au numérique..." Tibère Adler est vraiment conformiste ce soir à Infrarouge. Qui manipule le plus le papier? Les jeunes, les actifs, les mobiles, avec 20 Minutes, le canard qui marche parce qu'il mixe sans prétention ni sermon un peu de l'actu "sérieuse" distillée par la RTS (qui n'existe que parce que nous sommes obligés de payer la redevance) et beaucoup de distraction.

    "Les éditeurs qui réclament un rendement à 15%". Le mythe est solide. Mamarbachi ne peut s'empêcher de le répéter avec ce coup de langue qui dénonce les capitalistes près de leurs sous.

    Mais pourquoi donc les lecteurs abandonnent-ils les journaux? La question n'a pas été discutée

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