Vu du Salève: Genève... - Page 10

  • Laïcité: à quoi sert la commission des droits de l'homme?

    IMG_3280.PNGLa science politique n'est pas très inventive. En quoi a-t-elle amélioré le fonctionnement de la démocratie depuis les Grecs? Les sondages d'opinion se multiplient, mais ils ne remplacent ni les élections ni les votations. Ils leur arrivent même de prédire des résultats faux. Influencent-ils les citoyens? 

    En matière parlementaire, la science politique ne paraît pas plus productive. Les débats sont lents, longs, répétifits. Ils ne garantissent nullement que la loi sera bonne, efficace, simple, facile à appliquer et à contrôler, économique...

    Le secret des commissions ne participe pas de la transparence et du contrôle citoyen. Voyez la commission des droits de l'homme, une spécialité du parlement genevois qui moud depuis des mois la loi sur la laïcité.

    Lire la suite

  • Rushdie: "Dieu doit s'en aller"

    ascension 2.jpgSalman Rushdie dans Le Temps du 17 septembre dit: "Oui Dieu doit s'en aller. Dieu est une idée dépassée. A une certaine époque, nous avons eu besoin de Dieu, parce que nos connaissances sur le monde étaient bien moins avancées... Les histoires de création que racontent les religions du monde sont extraordinaires, mais nous savons désormais qu'elles sont toutes fausses! S'agissant de l'éthique, je n'ai plus besoin d'un prêtre pour savoir ce qui est juste ou ce qui est faux. Pour moi cette dimension-là doit aussi être dépassée..."

    Lire la suite

  • Le Jeûne fédéral et la fin de l'humanisme

    IMG_3279.PNGJ'ai regardé un peu par hasard et quelques minutes le film Elysium, une science-fiction où les élites se sont réfugiées sur une île artificielle, une énorme station spatiale en forme de roue dont la rotation assure à ses heureux habitants un succédané d'attraction.

    De la terre surpeuplée, vaste bidonville dont les usines tout droit sorties de l'âge de la vapeur fabriquent les robots qui tiennent les foules en respect, on voit ce paradis. Des boites à bronzer installées dans des biotechnocliniques arborées y remettent sur pied en un rien de temps les humains malades, cassés ou simplement vieux. Les terriens rêvent évidemment d'accéder à ce "paradis". On y monte avec des véhicules spatiaux genre 4x4 à réaction qui auraient un million de kilomètres au compteur et que le gouvernement central tire à vue comme des lapins.

    Je ne pensais pas, en ce matin du Jeûne fédéral, apprendre que ce meilleur des mondes est le monde qui nous attend parce que nous vivrions la fin de l'humanisme, cette foi en l'être humain et au libre arbitre si cher aux lumières et aux libéraux, qui cependant se meurt sous nos yeux.

    Lire la suite

  • La censure est toujours active

    censure palais de justice.jpgVu de notre XXIe siècle volontiers libertaire (sur le plan de la culture avec un grand Q s'entend), la censure étatique, qui protégea les Genevois de la vue de 350 films jugés licencieux, de 1934 à 1980, - il suffisait de passer la frontière pour aller voir Le cuirassé Potemkine ou Emmanuel à Annemasse - la censure donc apparaît à la fois scandaleuse et anachronique.

    L'historien Henri Roth fait le récit précis et documenté de cette tranche de Genève dans "Censuré", un ouvrage qu'il a présenté mardi au café Slatkine, un estaminet qui donne sur la rue des Chaudronniers et est adossé au Palais de justice... Cette justice qui s'employa longtemps, tant à Genève qu'au Tribunal fédéral, à Lausanne, à conforter les avis de la Commission de contrôle des films.

    La commission a été instaurée par le Gouvernement socialiste de Léon Nicole et maintenue sans faillir par les gouvernements radicaux puis multicolores qui lui succédèrent à la Tour Baudet. Jusqu'en 1980, quand L'Empire des sens eut raison des censeurs, car, dit enfin un tribunal en 1986, ils ont agi pendant 46 ans sans base légale. Un péché devenu mortel pour bien des règlements et arrêtés du gouvernement genevois.

    Lire la suite

  • Geneve, le budget 2017 electoral(iste) d'un gouvernement sans majorité

    image.jpegLes comptes 2017 de l'Etat de Geneve, dont le chiffre d'affaires dépasse 8 milliards de francs (c'est plus du double du budget de la région Rhone-Alpes qui vient d'être agrandie à l'Auvergne), seront connus quelques jours avant le premier tour de la prochaine élection du gouvernement genevois, que la Constituante a déplacée au printemps 2018.

    Le projet de budget pour l'an prochain ne peut donc pas être qualidié d'électoraliste. Pourtant il en a tout l'air. Il est en revanche clairement le fruit d'un gouvernement sans majorité au Grand Conseil, qui doit, de surcroît convaincre à l'automne 2017 les citoyens Genevois d'accepter la plus formidable baisse d'impôts de l'histoire genevoise, la troisième réforme de la fiscalité des entreprises qui va amputer la recette du canton sur les personnes morales d'un tiers. 

    Lire la suite