Vu du Salève: Genève... - Page 10

  • Bonne année 2016? Les gens sont pessimistes

    sondage 4 janv 15.jpgLes sondages valent ce qu'ils valent, ceux que les journaux lancent sur leur site web n'ont pas la prétention d'être fondés sur des échantillons représentatifs, mais ils livrent tout de même l'air du temps assez fidèlement. Sauf rares exceptions, les résultats sont d'ailleurs obtenus au bout d'une centaine de clics. Le premier sondage publié de l'année 2016 sur le site de la Tribune ne révèle pas un optimiste à tout rompre. près de deux tiers des internautes estiment que le monde n'ira pas mieux en 2016.

    Pourtant 2015 est sans doute une des rares années sans guerre  internationale ouverte. Certes, les tensions existent, des guerres civiles peuvent ici et là déborder, la mondialisation de l'extrémisme islamique apporte son lot de victimes, le flux des réfugiés est plus visibles sur nos écrans télé et soumets les institutions à rude épreuve, la pauvreté recule mais trop lentement, l'Europe vieillit et n'est pas aussi entrepreneuriale et croissante que les Etats-Unis.

    Le monde ira-t-il mieux en 2016 qu'en 2015?

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  • Dans deux ans, on réélira le gouvernement genevois

    Le Premier de l'An, j'ai remis la main - grâce du rangement - sur le petit opuscule commis par un commis de l'Etat de Genève, proche du pouvoir, il y a huit ans (deux législatures sous l'ancien ordre constitutionnel, lequel ordre n'était pas encore régi par un président durable). André Klopmann brosse par le petit bout de la lorgnette un tableau sociologico-historico-politique plutôt désabusé de la Genève contemporaine, dans laquelle l'auteur regrette de n'y plus trouver l'Esprit, dont la cité fut, dit la légende, investie, par la grâce de quelques confluences humaines, qui font du lieu rien moins, de l'avis de l'auteur, que le centre de l'Europe, sinon du monde.

    En postface, Klopmann cite trois événements survenus à l'automne 2007 qui, si je l'ai bien compris, tempèrent un peu les raisons de son pessimisme: l'échec pour la deuxième fois d'Ueli Maurer dans sa tentative d'être un des deux sénateurs de Zurich à Berne..., l'exclusion trois semaines plus tard de Blocher du Conseil fédéral, deux faits remarquables et ce bémol: l'élection le 15 novembre 2007 du vigneron-encaveur de Peissy, le citoyen, UDC lui aussi, Eric Leyvraz à la première vice-présidence du Grand Conseil genevois, "une élection inattendue qui a rompu un tournus éprouvé", note l'auteur.

    Que dirait le publiciste aujourd'hui de l'élection de deux UDC pur sucre au Conseil fédéral, dont un est ministre des Finances, de la montée du MCG à Genève et de l'élection d'un des siens - un étrange transfuge - au Conseil d'Etat et d'un autre - un Genevois qui n'a pas sa langue dans sa poche - à la présidence du Conseil municipal de la Ville? Genève est-il affecté du syndrome tessinois? En 2018, verra-t-on l'élection de trois magistrats du bloc national au gouvernement?

    Esprit de Genève, où es-tu? Es-tu galvaudé par les populistes bornés ou souffres-tu de l'absence (momentanée?) de grands hommes et de belles âmes?

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  • Une bonne année...

    Se souhaiter une bonne année, quoi de plus normal, quoi de plus banal, quoi de plus essentiel pour un vivre ensemble qui ne sait plus trop la nature du fil qui le tient ni celle du couturier. Contrat social, cher à Rousseau, fatalité, sentiment d'appartenance, lieu de naissance qui, là, vous fait Français de parents étrangers et ici vous maintient étranger des générations durant alors que la langue de vos parents et leurs traditions peuvent vous être étrangères...

    Se souhaiter une bonne année n'est pas sans effets pervers. Imaginer une année sans accident, sans maladie! Personne pourtant ne souhaite la mort des carrossiers ni la mise en péril des professionnels de la santé. Et si vos vœux de prosperité se réalisaient pour tous, combien de services sociaux tomberaient soudain au chômage...

    Quant aux vœux de bonheur, on les adresse aux amoureux qui officialisent leurs relations (sachant qu'un couple sur deux éclatera), plus tant au tournant de l'an. Le temps présent est-il à ce point maussade que le bonheur ne soit même plus le but commun comme au temps des lendemains qui chantent? Je ne crois pas que le monde soit moins sûr. 

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  • La RTS finit mal l'année

    image.jpegMein Kampf incite-t-il à la haine raciale? Je ne l'ai pas lu et je ne le lirai pas. Martina Chyba l'a-t-elle lu? Peut-être. La journaliste de la RTS avait un avis tranché sur le 19:30 ce mercredi 30 décembre. Sur le ton d'une pasteure, elle a dit combien ce brûlot était mal écrit, infâme dans son contenu, mais qu'il ne faut pas en empêcher la publication pour autant. Comme si elle, la RTS ou quiconque d'ailleurs pouvaient le faire d'un livre que les libraires genevois vendent à quelques dizaines d'exemplaires par année et qu'on trouve sans peine sur le net.

    Brûler ce livre serait agir comme le régime hitlérien et toutes les dictatures, a asséné la journaliste. Incroyable! Ainsi tous les livres se vaudraient et devraient échapper au pilon? 

    Dans la même séquence, un libraire de la librairie du Boulevard a eu cette réponse: "Notre métier, c'est de vendre des livres." Il est vrai que chacun fait son métier. Mais est-ce la mission du service public de participer à cette opération commerciale?

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  • L'argent tabou aux HUG

    pulsation.jpgC'est l'histoire d'une fumeuse invétérée.

    Depuis 14 ans, la cigarette colle aux lèvres de Nicole. Deux à trois paquets par jour. "A l'époque, raconte-elle dans Pulsation, le magazine des HUG, tout le monde fumait, A la maison, au bistrot, au bureau,... partout!" En 2005, sa mère, grande fumeuse elle aussi, décède. Nicole n'abandonne pas la clop. Six ans plus tard, le 17 avril 2011, elle ne peut plus respirer. Ses poumons sont obstrués.

    Urgence. Arrêt de travail. Claustration à domicile. Bonbonne d'oxygène. Le miracle survient le 10 décembre 2012. Deux poumons sont disponibles. Transplantation au CHUV. "Aujourd'hui, je vais en montagne je marche sans essoufflement, je voyage. Après 50 ans, on a encore de belles choses à vivre", lance-t-elle. Avec un sourire gourmand, ponctue le rédacteur, avant de poser ce constat: L'OMS estime que l'obstruction des poumons sera la troisième cause de mortalité dans le monde.

    N'est-ce pas merveilleux! Cette belle histoire clôt le numéro de janvier février de Pulsation, curieusement pas encore en ligne sur le site de l'établissement public.

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