mercredi, 09 octobre 2013

Zapping et infidélités politiques

pommes tavelées.jpgMais où sont-illes passés? Pourquoi m'ont-illes abandonnés? Les salop(e)s, qu'est-ce qu'illes leur trouvent de plus aux grandes gueules du Mouvecit et des udécentrés? Michèle l'a dit: ellon ne voit pas pas ce qu'ellon aurait pu faire autrement.

La douche est glacée, une perte de 6.9 points! 13'298 électeurs en 2009, 8337 en 2013 et pourtant, il y avait dimanche 6000 votants de plus. Salauds d'infidèles! Que les électeurs quittent le PLR pour le Mouvecit ou les DCentrés, ça fait partie de la normalité, mais que nous, les Verts, qui sommes l'avenir de ce canton, prenions une secouée pareille, c'est pô juste!

Dans un bistrot, en face d'Uni Dufour, deux étrangers, installés ici depuis des lustres sans doute, s'inquiètent de l'immigration qui bouleverse le monde.

- C'est ça le problème, dit l'un dans un français teinté d'un accent, il faut éduquer ces gens, mais ça va prendre des siècles. Qu'attendre des gens qui ne savent pas lire? Ils sont juste capable de faire de gamins!

- Pas évident, répond l'autre en portant sa tasse de café à la bouche, penché sur la Tribune, on ne peut tout de même pas les recoloniser...

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08:04 Publié dans Dans quel état j'erre, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

mardi, 08 octobre 2013

Cinq au gouvernement! Pour quoi faire?

bien commun.jpgLa cohabitation, c'est un mode de vie estudiantin. Chacun est roi dans sa chambre, on partage les tâches et surtout les taches de la cuisine et les poils à la salle de bain et on fait la fête dans le salon en regardant le monde sur la télévision. Le gouvernement genevois ressemble à une cohabitation. Chaque ministre fait peu ou prou ce qu'il veut dans son département, chacun attend de l'autre qu'il nettoie les taches et balaie les poils et, dans le salon public, on donne le change d'un gouvernement agissant pour le bien public souriant à l'objectif de la télévision.

En cet automne de l'an de grâce 2013, comme on disait au temps où la grâce et la gratitude existaient encore, trois mois avant ce 31 décembre qui promet d'être, anomalie genevoise, sans commerce, qui marquera le 200e anniversaire de la restauration du régime patricien genevois après l'aventure napoléonienne, en cet automne donc, qu'est-ce que le bien commun pour Genève et les Genevois du Grand Genève?

Quel est le programme commun du futur gouvernement de Genève? Quelle majorité de députés va le soutenir dans les bons et les moins bons moments qui nous séparent de la prochaine élection du printemps 2018?

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08:17 Publié dans Air du temps, Economie, Gestion publique, Politique, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

lundi, 07 octobre 2013

Et si on poussait la logique de la grande coalition qui a fait la fortune de Genève?

Maudet Vogelsang.jpgLa logique de la confrontation risque hélas de l'emporter le 10 novembre prochain. L'Entente, qui n'a pas le courage de choisir entre Rochat - la seule femme de son ticket - et Barthassat - le premier paysan à pouvoir accéder au Conseil d'Etat dans l'histoire de la République -, se prépare à briguer cinq sièges au Conseil d'Etat, soit 71% du gouvernement, alors qu'elle ne représente plus que 35% du parlement.

A gauche, la logique du programme commun va vraisemblablement l'emporter, encore qu'on peine à comprendre comment les Verts qui ont voté avec le PDC et le PLR les projets fiscaux et financiers de leur ministre des Finances peuvent justifier une alliance avec les antiques de l'extrême gauche. 

En ce XXIe siècle commençant, une autre logique vaudrait d'être tentée: une liste à 7 personnalités composant la coalition gouvernementale qui a fait Genève depuis plus de 50 ans. Une liste qui comporterait les noms des trois ministres sortants, Maudet, Longchamp, Rochat, celui du premier PDC sorti des urnes, Dal Busco, celui des deux socialistes Emery-Torracinta et Apothéloz et celui du Vert Antonio Hodgers.

Ainsi le parti socialiste, en rompant enfin les ponts avec les trotskistes et les communistes de l'extrême gauche, donnerait enfin le signal clair qu'il est entré dans une nouvelle ère. Mais est-il encore capable d'une telle révolution?

Il faut passer du confort de la cohabitation à l'exigence de la coalition. L'article 107 de la nouvelle Constitution l'impose. Elle érige désormais le discours de Saint-Pierre en véritable programme de gouvernement qui doit être présenté six mois après l'entrée en fonction du gouvernement et qui doit être adopté par résolution du Grand Conseil deux mois plus tard au maximum.

Le nouveau président durable du Canton de Genève, qui sera sans doute Pierre Maudet, aura notamment la responsabilité d'être le garant de son exécution.

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Ne laissons pas les "faut qu'on" prendre le pouvoir

Élections paradoxales. Victoire et défaite!

L'Entente genevoise paraît bien placée pour installer ses cinq candidats au deuxième tour le 10 novembre et consolider sa majorité au Conseil d'Etat, tandis que ses députés ne seront plus que 35 au Grand Conseil: 11 PDC et 24 PLR (-7). Ses 35 députés devront donc chercher des alliés pour emporter des majorités. C'est le jeu de la démocratie. C'est possible avec les Verts, comme Merkel en Allemagne.

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jeudi, 03 octobre 2013

A qui profitera l'abstention des Genevois?

2009 2013 avec et sans eag.jpgJulien Nicolet a graphiquement parfaitement résumé le déni démocratique de Genève. Une majorité des habitants est soit exclue des urnes soit s'en exclut. Dimanche, les électrices et électeurs qui auront sacrifié à leur devoir électoral seront à peine plus de cent mille. Ils étaient 93'325 pour 235'331 inscrits. Combien ce dimanche? C'est encore trois fois la capacité du stade de Genève...

Et le gagnant sera...

La gauche selon toute vraisemblance.

Le graphique ci-contre (qui s'agrandit quand on clique dessus) montre deux hémicycles. Celui du haut reflète la force des partis exprimée en sièges. C'est le parlement actuel de Genève. Le second est une évaluation de ce que le parlement aurait pu être si les composantes d'Ensemble à gauche avaient été unies en 2009 comme elles le sont cette année. Instructif non! C'est peut-être le résultat de dimanche. A quelques sièges près!

Ce résultat, c'est le rêve du PDC qui retrouverait ainsi son rôle de pivot central de la vie politique genevoise.

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mercredi, 02 octobre 2013

Comme pour la monnaie, l'inflation dévalue la démocratie

IMG_4512.JPGQui peut énumérer le nom des 29 candidats au Conseil d'Etat genevois? Qui peut même dresser la liste des partis en lice de 6 octobre 2013, un an avant le bicentenaire de la République, an 0 de la nouvelle ère constitutionnelle?

Qui a pris la peine, car il faut s'en donner, et le temps, que ne nous laissent plus les familles recomposées, les réseaux sociaux qui les remplacent et le boulot de moins en moins réglo, qui donc a pris la peine de lire les programmes des partis? La démocratie genevoise va mal. Depuis des lustres, elle est frappée de nombreux maux.

Le peuple est comme KO debout. Et ces maux s'aggravent. Où sont les médecins?

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vendredi, 27 septembre 2013

7% pour les légumes, 12% pour les médics

Légumes en carré.jpgLes Suisses et plus encore les Genevois, comme la plupart les habitants moyens des pays riches, dépensent plus pour se remettre en bonne santé que pour l'être et le rester. 7 à 8% du PIB pour se nourrir, bientôt 11 à 12% pour se soigner. Ce sont des moyennes évidemment. En chiffres, 30 milliards de bouffe et 50 milliards de médecine. Tout est dit.

Et l'on vient nous seriner les oreilles sur les réserves des assureurs, alors que le Grand Genève est notoirement suréquipé en fournisseurs de soins. Il est vrai que la liberté du commerce et les intérêts bien compris des professionnels de tout bord sont bien trop puissants pour qu'un pauvre ministre, coincé dans ses étroites frontières cantonales, puissent...

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dimanche, 22 septembre 2013

Sommes-nous tous des Sam-Suffit de Lully?

Victoire des intérêts locaux! Les habitants du fond de Lully, un temps menacés par les débordements de l'Aire, qu'une renaturation dispendieuse a remis dans un lit "naturel", ont réussi à tirer un frein (provisoire?) à la construction de 178 logements. En dénonçant l'urbanisme annoncé de leur commune, promise à doubler de population d'ici 2030, avec la bénédiction du plan directeur cantonal voté au forceps vendredi soir par une majorité hétérogène du Grand Conseil genevois, ils ont réussi à mobiliser les Bernésiens.

C'est une claque pour l’establishment bernésien, dont l'un des membres éminents, un des rares maires à ne pas s'être rebellé contre la première mouture du plan directeur cantonal 2030, est candidat au Conseil d'Etat. 

C'est une victoire pour tous ceux qui estiment que le canton croît trop vite. Sans trop s'avancer, on peut ce soir annoncer le refus de la densification des zones à bâtir, contestée par un référendum des propriétaires de villa. Genève continuera de loger ses travailleurs hors du canton.

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21:08 Publié dans Démocratie, Gestion publique, Politique genevoise, Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

samedi, 21 septembre 2013

Midi au marché de Carouge, entre bobos et politicos

carouge deneys seydoux barthassat.jpgS'informer coûte et tout le monde n'est pas prêt à en payer le prix. Cette formule de l'ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, Ignacio Ramonet, est de portée générale. Les Genevois sont à 15 jours de choix cruciaux pour la gouvernance de leur petite République (la désignation de cent députés et de sept ministres, dont un sera leur président pour 5 ans), combien de temps chacun aura-t-il consacré à s'informer et à débattre des défis que doit relever le Canton: le vieillissement de la population, la croissance économique et urbaine, la mobilité, la gouvernance du Grand Genève, la dette, l'attractivité de Genève, la démocratie à l'heure de Facebook et de Twitter, la réforme des communes, la formation multilingue, le financement collectif ou non de la fin de vie, des comportements à risque...

Ce matin, à Carouge, le marché fait le plein. Les prix sont à la hauteur du site. Les bobos déambulent sous un soleil de premier automne. De l'autre côté des rails du tram 12 qui mène à Moillesulaz et bientôt du 18 - heureux Carougeois - qui ralliera Cornavin et le Cern, les tentes des partis, surmontés de ballons aux couleurs des équipes, collées les unes à côté des autres, barrent la porte de l'église, qui égrène son carillon.

On salue des candidats. Salika Wenger plastronne. Dal Busco rayonne. Emery Torracinta salue d'une main indolente. Barthassat s'inquiète. Deneys arrive à vélo d'un autre stand, rosi par l'effort. "La traction électrique, c'est bon pour les vieux", lance-t-il. La présidente des Verts, Emilie Flamand Lew, fait signer l'initiative pour la priorité des TPG. Le maire Vert de Carouge, Nicolas Walder, empêtré dans la grève des EdS de Cyclotri, côtoie le stand d'Ensemble à gauche lequel relaie la dénonciation par SIT de ces emplois au rabais.

Tiens, voilà Vincent Gall, le patron malmené de Partage. Un débat sur la politique d'embauche, le salaire minimum, la préférence cantonale va-t-il s'engager? Que non, le temps est à la convivialité. On regarde d'un œil distrait les piles de tracts rangées sur les tables. On boit un verre. On touille dans la bouteille à encre pour connaître les chances des uns et des autres.

Oh là là, mon bon Monsieur, bien malin qui peut donner le résultat du 6 octobre! Le député Buchs a, lui, un avis bien arrêté...

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jeudi, 19 septembre 2013

Peut-on se fier à un budget en période électorale?

Certes David Hiler n'est pas candidat à sa succession. Le ministre vert qui aura bénéficié durant ses huit années de règne d'une conjoncture remarquablement résistante, alors que l'Europe affrontait sa pire crise depuis les années 30, boucle ses deux législatures sur un pied de nez budgétaire de 400'000 francs. Quand la marge d'erreur entre le budget et les comptes se chiffre régulièrement en dizaines voire en centaines de millions de francs, il y a de quoi laisser songeur.Le futur ministre des finances ne manquera pas sans doute une fois élu de durcir ce budget électoral 2014.

Hiler se saura d'ailleurs systématiquement trompé en bien, puisque ses comptes ont bouclé toujours mieux que ce qu'il avait prédit. Tant mieux pour nous, sauf que ce mieux a tout juste permis de stabiliser la dette à quelque 25'000 francs par Genevois.

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22:18 Publié dans Démocratie, Economie, Gestion publique, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

lundi, 16 septembre 2013

Le coup de pouce des patrons genevois aux Verts

Même avec le retour probable de sa frange anticapitaliste, la gauche ne rêve plus de remporter la majorité au Grand Conseil qu'elle détient en vile de Genève et dans quelques autres communes, la faute aux Verts qui pourraient perdre quelques plumes le 6 octobre prochain.

Certes le canton n'est pas à l'abri d'un tremblement de terre politique suivi d'un tsunami qui pourraient emporter le PDC et plus sûrement l'UDC, deux partis menacés de passer sous la barre du quorum haut placé à 7%. Encore que le meurtre d'Adeline et le cafouillage institutionnel du trinôme prison-santé-justice, que ce drame révèle au grand jour, risquent de donner un petit coup de pouce aux extrêmes. Pas de quoi pour autant justifier un report des élections comme le suggère le PLR Thomas Barth.

Combien de plumes vertes en moins: 2, 4, 6, le 6 octobre?

Les Verts mûrissent, votent tantôt à gauche en matière sociale, tantôt à droite en matière fiscale. Quelques-uns sont séduits par les Verts'lib à qui l'on donnera au mieux 5% des voix. Les Verts sont aussi handicapés par des messages contradictoire sur le réchauffement climatique, la ras le bol des Genevois face au catéchisme de la nouvelle bien bienpensance et l'énervement croissant face à une mobilité de plus en plus immobile, sans compter les derniers coups opportunistes de leur conseillère d'Etat en perdition: le retour du tram 18 et la diffusion d'un tract promettant la grande traversée du lac vers 2030.

Justement la traversée, leur ennemi public numéro un, voilà que les patrons ressortent des cartons les deux projets - le pont et le préfinancement privé public - pour lesquels Philippe Joye s'est battu pendant dix ans face au désert moutinien et à la naïveté mullerienne.

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07:34 Publié dans Gestion publique, Nature, biologie, Politique genevoise | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

vendredi, 13 septembre 2013

André Hurter, un fusible nommé Don Quichotte devenu vizir

IMG_3512.JPGIl y croyait fermement à l'énergie éolienne le bon André Hurter. En juin dernier, alors qu'il savait que sa tête était déjà sur le billot, il montrait, passionné, la carte de Suisse, où il avait planté des petits drapeaux. Là où il rêvait de dresser des moulins à vent. Un Don Quichotte André Hurter emporté par le vent? Sans doute, mais un Don Quichotte qui était devenu le vizir des SIG, à la place du grand vizir socialiste Daniel Mouchet. Ce n'est donc pas le vent qui la tué. Le nouveau vizir Alain Peyrot devait retrouver sa couronne pour le bon fonctionnement des institutions. C'est fait.

Sa descente en vol, un beau matin de septembre, pour faute grave dans un investissement mineur n'est qu'un prétexte. Les représentants de ceux qui, majoritairement, ont voté la fin du nucléaire à Genève, mais qui, faute de vent sur leur territoire et ayant refusé, tantôt deux siècles, de l'étendre à ses frontières naturelles, les crêtes du Jura et du Salève, se trouvent fort dépourvu quand la bise est venue, ne peuvent abandonner les éoliennes.

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mercredi, 11 septembre 2013

32, 42, 26. Quel sera le tiercé du 6 octobre?

cloche grand  conseil députés.jpg32 députés à gauche (15 socialistes et 17 verts), 42 députés au centre droit (11 pdc, 11 radicaux et 20 libéraux) et 26 députés bien à droite (17 mcg et 9 udc), c'est la composition actuelle du Grand Conseil tombée des urnes d'octobre 2009. Parions qu'au soir du 6 octobre 2013, la couleur du parlement genevois ne sera pas très différente: osons un 35, 40, 25!

Un rien pourrait certes bouleverser cet équilibre. Si Ensemble à gauche (enfin ensemble) devrait revenir au parlement après huit ans d'errance, le PDC et plus encore l'UDC risquent ne pas obtenir les 7% minimum de suffrages et de perdre ainsi tous leurs députés. Parions, en l'état, que cela n'arrivera pas. Les deux partis peuvent compter chacun sur la présence médiatique d'un candidat populaire au Conseil d'Etat.

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mardi, 10 septembre 2013

Le salaire au mérite pour les députés?

Qui juge le Conseil d'Etat? Qui juge les juges? Qui juge les députés? Des trois pouvoirs, c'est sans conteste le pouvoir exécutif qui est le plus sous contrôle. Sous le contrôle de la justice et de la Cour des comptes, sous le contrôle des députés, en particulier des commissions des finances et de contrôle de gestion. Sous le contrôle politique des partis, des associations, des syndicats, sous les critiques de la presse, des groupes d'intérêt qui n'hésitent pas à lancer des recours et user de tous les subterfuges que les lois leur concèdent pour ralentir ou stopper les décisions gouvernementales. 

Mais les députés, qui les surveillent, qui  mesure leur activité, qui s'assure que leurs travaux sont menés avec diligence et qualité? le peuple une fois tous les quatre ans, désormais tous les cinq ans? Ce n'est certainement pas suffisant.

La lecture du rapport d'activités annuel de cette noble assemblée n'est pas hélas d'une grande aide. 

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dimanche, 08 septembre 2013

Qui seront les patrons des 35'000 fonctionnaires du canton?

Tour Baudet vieille ville Genève.jpgDans quatre semaines exactement, le dimanche 6 octobre, la tension sera à son comble à Uni-Mails. Qui jubilera? Qui chantera la victoire? Qui pleurera? Qui se lamentera? Connaîtra-t-on sur le coup des 19 heures la composition du gouvernement genevois 2014-2018? Non, évidemment! Il faudra attendre le second tour le 10 novembre.

Confrontée à un double dépouillement, la Chancellerie distillera quelques projections. Le classement s'affinera en cours de soirée.

On saura alors que les cinq candidats de l'Entente PLR-PDC seront arrivés en tête (dans l'ordre Maudet, Longchamp, Barthassat, Dal Busco, Rochat)..., suivis du MCG Poggia, puis des socialistes Salerno, Emery Torracinta, Apothéloz et Deneys. Le Vert Hodgers se sera glissé au sein de cette bande des quatre. Suivra Michèle Künzler, talonnée ou peut-être devancée par le trublion Eric Stauffer. L'UDC Amaudruz restera en rade mais devancera largement son colistier Nidegger. Pas sûr d'ailleurs que les deux UDC parviennent à passer devant le maire de Genève Rémy Pagani et l'ancien président du Conseil d'Etat Christian Grobet. Le Vert libéral Laurent Seydoux sortira-t-il la tête de la piétaille des autres candidats? Tous, ils sont 29, ont la prétention durant les cinq prochaines années de diriger le canton, ses 9 milliards de budget annuel et ses quelques 39'000 fonctionnaires et travailleurs subventionnés.

La seule chose qui sera certaine, dimanche 6 octobre à 19 heures, c'est que trois habitants sur quatre de ce canton n'auront pas participé au scrutin, soit parce qu'ils en sont exclus en raison de leur nationalité étrangère, soit parce qu'ils s'en excluent eux-mêmes... Sans compter les 115'000 travailleurs, condamnés au silence des urnes, et leur famille dont 78'000 résident en France et paient des impôts à Genève, sans avoir un seul mot à dire sur leur affectation. 

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samedi, 07 septembre 2013

Un cadeau pour ses 87 ans

Minuit trente, le téléphone sonne. Quel peut bien être l'importun? Sans doute une erreur, un appel de l'autre bout de la terre ou... C'est une importune...

-Excusez-moi de vous déranger, mais j'ai lu votre numéro sur le bracelet qu'il porte à un bras.

- Ah, bien, sûr... Oui, oui, c'est mon oncle... Où l'avez-vous trouvé? A Arare? Et bien il n'est pas bien loin de chez lui, voici son adresse... Merci, merci bien...

L'ai-je assez remercié cette dame à la voix juvénile qui a ramené tonton Pierrot chez lui? J'hésite, puis je renonce. Je ne vais pas me déplacer. Ce n'est ni fréquent ni la première ni sans doute la dernière fois qu'il s'embarque pour on ne sait quel besoin. A 87 ans, il a bon pied et bon oeil, marche pendant des heures, mais sa mémoire flanche. Elle est complètement à plat. Il ne sait plus ni l'heure ni le jour. Il enfile son pantalon comme le roi Dagobert. 

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mercredi, 04 septembre 2013

Le PS est-il une girouette qui a perdu le sens du vent?

Président de la commission de contrôle de gestion, le député Buchs est dépité. Le PDC s'en ouvre ce matin sur son blog. Dans son viseur, ses collègues socialistes Deneys et Dandrès. Des électrons libres qui risquent de faire capoter deux projets de lois cardinaux pour le canton, longuement débattus en commission, dont celle qu'il préside.

Deneys qui veut succéder à Beer ou à Künzler ou à Hiler au Conseil d'Etat a voté avec le MCG et l'UDC qui ont durci une proposition du libéral Slatkine, lequel s'est mis en tête de réduire l'endettement du canton en bridant ses investissements en ajoutant un article 15 à la loi sur l'administration des finances en révision.

Le PS est-il une girouette qui a perdu le sens du vent?

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mardi, 27 août 2013

Combien de Genevois à Ludovia?

valérie tablette mise au point.jpgMise au point, dimanche 25 août, s'est amusée à distribuer des hochets tablettes à un groupe de trotteurs (18-30 mois) dans une crèche de Lausanne. Conclusion d'Areu,areu 2.0 [la séquence commence à la 38e minute], la tablette ne saurait remplacer les parents ni la vraie 3D, soit les bons vieux cubes en bois. Quelle découverte! Quelqu'un a-t-il prétendu le contraire? 

Pour en arriver là, on nous sert en préambule une soupe d'images en noir et blanc sur l'école d'antan, avec réf(v)érence à Saint-André. On sert le brouet d'un psychiatre forcément spécialiste en la matière. Lequel  semble ne jamais avoir touché une tablette ce qui ne l'empêche pas de dégommer sans vergogne la valeurs des aps et autres programmes pédagogiques que "déversent des industriels évidemment sans scrupules sur des parents sans défense". Il officie à Paris bien sûr. On filme les bambins accros aux nouveaux joujoux. On constate que leur directeur est dubitatif pour le moins. Bref la tablette ce n'est pas bon pour les moins de trois ans, assène le Français, quand sa collègue suisse la tolère dès l'âge de deux ans, comme les Américains.

Et pour les vraies élèves qui ont fait leur rentrée lundi, c'est quoi la bonne pratique des TIC?

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23:48 Publié dans Blogosphère genevoise, blogs et net, Ecole | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

jeudi, 15 août 2013

À quoi sert un syndicat d'enseignants?

xo tablet.jpgQuel incroyable conservatisme!

À l'heure où tous les élèves ou presque pianotent à longueur de journée sur leur intelliphone (au fait, comment les profs de français nomment-ils le smartphone?), à l'heure où ils postent messages, images, sons et vidéos, tweetent, pardon gazouillent, chattent, pardon bavardent, vidéophonent et jouent sans se préoccuper ni des lieux ni des fuseaux horaires, les enseignants, du moins leurs représentants syndicaux romands, confis dans le mythe de la classe d'école à la Jules Ferry, s'inquiètent de la valse de leurs ministres de tutelle et de la possible mais peu probable accession de l'UDC Freysinger à la présidence de la conférence des ministres romands de l'Instruction publique.

Hélas on ne rêve pas. La lecture de la liste des revendications des instits ne révèle absolument aucune réflexion ou ambition pédagogique quant à l'usage des intelliphones dans l'enseignement. Quel politicien osera mettre le bâton dans la fourmilière?

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mercredi, 14 août 2013

De A comme jeu à Z comme intrusion

Wired propose, à l'occasion de son vingtième anniversaire, un petit retour de ce qui fait ou influence le monde. Des objets, des références surtout américaines comme il se doit, où dominent les cablés, les branchés, les connectés, les réticulés et autres 3D et 4G. La première occurrence répond à la lettr A comme Angry Birds, un jeu débile consistant à démolir des empilements fantaisistes avec des oiseaux boulets. La dernière lettre Z renvoie à Zeus, un cheval de Troie, un virus de la pire espèce qui s'introduit dans nos systèmes électroniques devenus des prothèses de notre cerveau, des espaces stratégiques à qui l'on confie des pans entiers de notre mémoire si limitée quoique géniale mais si défaillante. Le jeu qui divertit et l'intrusion de l'espion qui menace, voilà un joli résumé de notre monde, non? Entre les deux, un inventaire de mots et de marques qui en dit long sur ce qui dicte nos conduites. On n'y trouve pas le mot presse.

08:00 Publié dans Air du temps, Dans quel état j'erre | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

lundi, 05 août 2013

News de News

Bon on commence par la mauvaise nouvelle. Le New York Times se débarasse du Boston Globe, 141 ans d'histoire, pour 70 millions de dollars, soit 4% de sa valeur d'achat. Le NYT l'avais acquis en 1993 pour 1,78 milliards de dollars en valeur d'aujourd'hui, analyse ces jours entre autres Nieman Journalism Lab, un site que je vous recommande si le future des news vous intéresse.

Et la bonne nouvelle: Nous n'aurions plus à nous faire des cheveux blancs sur l'avenir du journalisme en ligne. Selon Henry Blodget de Business Insider que je découvre via un tweet de Niels Ackermann, le même New York Times a encaissé 360 millions de dollars de ses news sur le web. De quoi faire vivre une bonne grosse rédaction.

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vendredi, 02 août 2013

Je suis coincé dans les bouchons

Difficile de changer les dates de l'été. Cette mi-temps de la période chaude de l'année ne va pas manquer d'engorger les routes. Et d'ici quatre semaines, la noria des pendulaires va bloquer le réseau genevois. Combien d'heures et de litres d'essence sont gaspillés dans les bouchons en Suisse? Aux État-Unis, un lobby a décidé de faire bouger les choses. Piloté par deux anciens gouverneurs, le démocrate Rendell et le républicain Schwarzenegger, Building America's Future lance ces jours l'app I'm stuck! Je suis coincé. Objectif: alerter par un courriel son élu au Congrès ou dans d'autres assemblées du temps perdu dans les trains bondés, les parties de pare-chocs contre pare-chocs, les queues dans les aéroport, etc...

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mardi, 30 juillet 2013

0,7%. Le canton de Genève ne fait-il pas déjà plus?

Dix mille signatures. La pétition lancée par le Fédération genevoise de coopération et ses quelques quarante filiales à pour but de forçer l'Etat de Genève à appliquer la loi... La loi qui exige de l'Etat qu'il consacre 0,7% de son budget à l'aide au développement via bien sûr la Fédération et des ses 40 filiales. On ne s'attardera pas sur l'état de la démocratie genevoise qui incite ses citoyens à recourir à une pétition, la moins coercitive démarche de notre arsenal politique, pour appliquer une loi. On suggère cependant que quelques experts sauront calculer l'effort effectif de l'Etat de Genève. Qu'iva additionneront l'aide aux requérants d'asile et autres migrants, fédérale et cantonale, l'accueil de nombreux étudiants des pays dit en développement à des tarifs préférentielles, l'aide directe et indirecte aux nombreuses ONG, non membres de la FCG, mais néanmoins actives dans le développement, l'aide aux organisations internationales en nature, notamment en matiere immobiliere, que leur offrent la Confédération et le Canton...

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dimanche, 28 juillet 2013

Penser l'information plutôt que la réalité... Diable!

pomme.jpgLa physique fondamentale, de Démocrite au boson de Higgs, nous donne-t-elle à voir la réalité vraie de la matière? Dans une série d'article rédigés à l'occasion de son centième anniversaire, la revue Science et Vie répond non. Le réel est insaisissable, car l'observateur influence ce qu'il regarde.

Chacun sait qu'un amoureux qui regarde son amoureuse ne voit que ce qu'il veut voir, idem pour l'amoureuse, l'amour transformant un instant l'apparence de l'un pour l'autre. Et que l'amour prend des accents diaboliques dès lors que l'un ou l'autre viendrait à psychanalyser cette relation ou son objet. En physique, c'est la même chose.

Que reste-t-il à dire et à gloser?

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vendredi, 26 juillet 2013

Des photos plus vraies que nature

photo fabriquée.jpgLes adeptes des jeux vidéos ou des films qui mêlent désormais allègrement le monde tel qu'il est à ce que nous appelons la réalité virtuelle, c'est-à-dire à des images fabriquées de À à Z, le savent bien: la technologie permet aux artistes du genre des images bluffantes que rien ne distingue du monde tel que nous le voyons.

Il sera toujours plus difficile de distinguer le vrai du faux, le réel de l'illusion, le concret de la projection.

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