Vu du Salève: Genève... - Page 5

  • Genève est une ville sûre

    twitter police.jpgMardi 14 février, jour de la Saint-Valentin. Voilà cinq jours que @GenevePolice n'a rien tweeté. Pas le moindre fait divers, pas le moindre petit dealers de quartier. Qui a dit que Genève est une ville peu sûre?

    Heureux pays. Pourtant la prison Champ Dollon, dont la surpopulation ne fait plus la Une des gazettes, reste bien pleine. Comment  font donc les Bataves qui parviennent même à faire des thunes en louant des cellules aux Belges?

     

    Lire la suite

  • La gauche est majoritaire dans le pays

    IMG_3428.PNGUne fois n'est pas coutume, la gauche est majoritaire en Suisse. Sans le lancement par le Parti socialiste du référendum contre la RIE3, nous ne l'aurions pas su. En France, le Parti socialiste gouverne par décret (49.3) et impose une loi également disputée sur le travail... Deux nations, deux médiations des divisions...

    Si la gauche l'a emporté ce dimanche et sans discussion - pas comme l'UDC le 9 février 2014 - est-ce qu'en Suisse comme ailleurs les repères sont bousculés, la géographie politique brouillée, les frontières entre les partis poreuses ou n'est-ce qu'un incident de parcours qui vient jeter un caillou dans une chaussure qui reste bien ficelée à droite ou encore n'est-ce pas qu'au fond le vote de dimanche est un vote de repli, un vote UDC, par lequel on refuse que l'étranger, ce dimanche le grand capital, à d'autres occasions le migrants, l'idéologie étrangère, viennent faire la loi chez nous?

     

    Lire la suite

  • Couvrez ce sein, que je ne saurais voir...

    "Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
    Par de pareils objets les âmes sont blessées,
    Et cela fait venir de coupables pensées."
    Le Tartuffe, III, 2 (v. 860-862)

    bible segond.jpgL'histoire des Bibles distribuées à quelques élèves du Cycle d'orientation de Drize, en dehors du «champ de vision de l’équipe pédagogique» (DIP dixit) vaut son pesant de tartufferie. Il faudrait en rire si le temps n'était aux peurs irraisonnées, lesquelles démontrent une fois de plus combien Genève ignore son histoire et s'enferre dans une orthodoxie laïque mortifère.

    A l'heure où les ados reçoivent et s'échangent, à l'insu de leurs géniteurs et de leurs professeurs, toute sorte d'images et de mots, qui sont parfois de vrais maux, le holà de parents contre de malheureux distributeurs de Bible est pathétique.

    Lire la suite

  • Poggia n'aime pas les milliards

    Poggia teaser.jpgIl y a quelques jours le consultant Ernst & Young (EY pour les intimes, dont le CA et l'équipe dirigeante sont exclusivement masculines) publiait une étude choc au titre alarmiste: Les primes d’assurance maladie vont doubler d'ici 2030. Ces quinze prochaines années, les coûts de la santé devraient en effet augmenter de 60%, à 116 milliards de francs (contre 71 milliards en 2014, soit 11% du PIB), dit EY en allemand (english et français coming soon).

    Une addition qui fait froid dans le dos. Et bien, sur son arbre perché, Me Poggia - ci-devant ministre des HUG, mais sans pouvoir sur l'assurance maladie et les autres prestataires de soins - n'en croa pas un mot dans le résumé du Plan de promotion de la santé 2030 qu'il vient de laisser tomber dans le marais politique en ce 8 février tout plein de crachin.

    Lire la suite

  • Une gouvernance d'experts pour le PAV?

    hodgers carre.jpgEn août 2009, j'ai rédigé sur le blog Métropole Genève un billet intitulé Comment piloter le PAV. Le libéral Mark Muller, alors aux commandes des Travaux publics rebaptisés avait déjà usé deux directeurs qu'il avait chargé de créer la Geneva green dowtown avec des gratte-ciel en son cœur. Huit ans plus, tard, on n'a toujours pas planté un clou. Sauf les CFF, maître et seigneur sur leurs terres, qui érigent, en marge du PAV, Pont Rouge entre le parking de l'Etoile et la gare du RER lémanique.

    Cette semaine, le Vert Hodgers sort de sa manche une Fondation PAV, le bras armé qui aura pour tâche, à l'abri des regards politiques et médiatiques et dans une dynamique propre, détachée d'une administration paralysée par le principe de précaution, de jouer au jeu du carré vide. Car ce qui plombe le PAV, c'est que son espace est plein, tout entier occupé par les quelque 1600 entreprises qui n'ont pas l'intention de partir à moins qu'on les paie très cher pour migrer.

    L'idée d'une Fondation est classique à Genève. Cependant il manque un étage démocratique à la fusée.

     

    Lire la suite