Vu du Salève: Genève... - Page 4

  • Les rentiers actuels de l'Etat de Genève vont-ils passer à la caisse?

    De combien de milliards la dette du canton de Genève va-t-elle exploser pour assurer aux 35'O00 fonctionnaire actuels leurs rentes de retraite? Le communiqué du président du gouvernement, François Longchamp, ne le dit pas. 4, 5, 6 milliards? Qui s'ajouteront au plan de recapitalisation voté quand la CPEG a été créée: 170 millions par année jusqu'en 2052.

    Il dit juste que le capital détenu par la CPEG suffit à peine à payer les rentes des retraités actuels (dans l'hypothèse où l'Etat de Geneve cessait de fonctionner). Il n'y a donc pas un francs pour payer les retraites des fonctionnaires actifs. Cependant, leur contrat de travail fixé par la loi leur assure bien une retraite fondée encore sur leur dernier niveau de salaire et non sur les cotisations qu'ils et que l'Etat versent chaque mois à la CPEG. 

    Lire la suite

  • Queue de poisson à Bardonnex

    poisson.jpgL'information diffusée hier 1er avril sur ce blog, faisant état d'une prochaine construction de l'école communale de Bardonnex non plus à Compesières mais à La Croix-de-Rozon et de l'abandon collatéral du projet de déclassement de la zone agricole jouxtant la salle communale, a été formellement démentie par un communiqué officiel de la mairie. "Des plaisantins ont pris leurs rêves pour réalité", écrivent les autorités communales, qui disent envisager le dépôt d'une plainte contre x pour atteinte à leur crédit.

    Une réaction musclée qui confirme les échos entendus vendredi soir par le lynx de Compesières.

    Lire la suite

  • Le maire de Bardonnex a l'oeil de lynx

    lynx compesieres.jpgContrairement à ce que pensent la plupart des habitants de Bardonnex, l'oeil de lynx, chronique sarcastico-humoristique de Bardonnex Information, journal local du PDC, ne fait pas référence au lynx qui surveille le centre communal de Compesières mais à la mythologie grecque*.

    L'oeil de lynx fait référence à un héros qui voit loin. C'est ainsi qu'hier soir, les participants à la soirée annuel du PDC de Bardonnex, ont eu la surprise, heureuse pour certains, d'entendre le maire de Bardonnex démontrer qu'il avait bien l'étoffe des héros, ceux qui savent voir loin et prendre les décisions qui s'imposent pour le bien de leur communauté.

    Or donc, le maire de Bardonnex a annoncé qu'il changeait son fusil d'épaule et que la toujours future école communale serait construite à La Croix-de-Rozon.

    Lire la suite

  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

    Lire la suite

  • Les cathos genevois en marche

    IMG_3461.PNGL'abbé Pascal Desthieux, le nouveau vicaire genevois de l'évêque de Genève, Lausanne et Fribourg, veut que les catholiques du canton se bougent, sortent de leurs chapelles, bref se mettent en marche. "En marche à votre côté", c'est le nouveau slogan de l'Eglise catholique de Genève. En marche, c'est un mouvement durable, c'est l'héritage du Pape François, a dit Charles Morerod, hier soir, devant une salle Arditi, presque pleine de gens curieux ou convaincus, invités à visionner un film, un biopic sur Bergoglio, tiré du bestseller d'Elisabetha Pique: Francisco - Vie et révolution.

    On suit le futur pape - qui répète ne pas vouloir l'être car (notamment) on a plus de chances de perdre la foi au Vatican que de l'y trouver -, à Bueno Aires et à Rome, depuis ses premiers émois amoureux, alors qu'il se destine à être curé, au soir de son élection.

     

    Lire la suite

  • Morose la presse, morose le monde?

    IMG_3455.PNGMoroses la presse, morose le monde? C'est une hypothèse de travail.

    Le monde va plutôt mieux. Le nombre des accidents mortels en Suisse est retombé au niveau des année 40 alors que la densité du trafic a été multipliée par 40: huit fois moins de morts qu'en 1971. Le monde ne connaît pas de guerre. Les conflits existants n'ont rien à voir avec la dernière guerre mondiale ni avec les guerres de libération coloniales et leurs avatars et répliques.

    La faim frappe toujours bien trop de monde mais pas pour des raisons de manque de nourriture ou d'incapacité des paysans (avec ou sans terre) de produire assez d'aliments (les hamburgers d'insectes ou biogénérésseitan ou viande artificielle - devraient réduire le cheptel bovins)...

    Lire la suite

  • Dembinski: court mais percutant

    Dembinski_C.jpgJe viens de lire la dernière chronique de Paul H. Dembinski parue ce jour dans mon journal préféré: Les ménages suisses, cet employeur essentiel. Je vous en recommande la lecture. Je l'ai commentée brièvement ce matin sur ma page Facebook où je suis sans doute trop peu présent.

    Dembinski y constate que la force grise de travail en Suisse y est sans doute sous-estimée et qu'elle permet des exploitations d'êtres humains tant de la part des employeurs que des loueurs de sommeil peu scrupuleux.

    L'autre face du problème est la reconnaissance (c'est-à-dire la rémunération) du travail du parent qui choisit de rester partiellement ou totalement à la maison.

    Un gosse bien éduqué et bien socialisé, ça vaut combien?

    Lire la suite

  • Comment les journalistes peuvent-ils regagner la confiance du public?

    irak tirs bagdad.jpgDans Edito, le magazine suisse des médias, Alain Maillard pose une question existentielle: "Comment regagner la confiance du public?"

    "Les "fake news", le "post-truth" ou encore les attaques directes de politiciens s'ajoutent à des sondages montrant que les médias d'information inspirent moins confiance. Faut-il revenir aux bases du métier ou changer nos pratiques?" demande le réd en chef?

    Ces questions m'inquiètent. Les journalistes d'information ont donc eu la confiance du public, naguère (quand l'état des technologies cachaient au commun les rapports des élus)? Nous aurions aussi abandonner les bases du métier. Les journalistes seraient en outre les victimes collatérales des politiciens qui nous entraîneraient dans leur chute de bonnes opinions.

    Lire la suite