Vu du Salève: Genève... - Page 3

  • Attention, j'éternue

    mouchoir boite.jpgDonc, par les temps qui courent, mieux vaut ne pas avoir un rhume, un refroidissement, un chat dans la gorge (heureusement qu'il pleut, les allergiques ne sont pas regardés de travers)... Hier, à la Migros, sur le coup de 15h, j'ai éternué dans ma main (le réflexe appris enfant l'a emporté sur le coude). Un employé distant de plus de deux mètres m'a regardé d'un œil réprobateur.

    Tout à l'heure, en promenade, un père de famille nous dit garder ses filles renvoyées en quarantaine par principe de précaution. Une mienne cousine a, m'a dit un octogénaire à qui j'ai rendu visite ce matin (suis-je un assassin en puissance?), bouder la chorale des seniors car une voisine chanteuse, nonagénaire, était tantôt rentrée de Milan... On ne vous parle pas des cohues dans les trams et des trains de recommandations officielles

    Le coronavirus tient le monde par les coucougnettes. Et ça va faire mal, lancent les prophètes de mauvaises augures, qui se réjouissent qu'un microbe stoppe soudain le cours des choses. 

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  • Autodiscipline

    coronavirus.jpgIl y avait eu le SIDA qui avait refréné les amours libres et gratuits, (jusqu'à et y compris l'amour des gosses), hérités des années hippies, de la pilule libérant les mecs, de Mai 68 et des ses répliques libertaires, déclenchant une première campagne d'autodiscipline (le préservatif). Quelques nouvelles épidémies n'avaient que marginalement remis en cause nos modes de vie hédonistes et marchands, sous perfusion à haute dose de publicité.

    La vache folle avait banni les farines animales, donnant sa chance au soya amazonien, la grippe aviaire avait fait du Tamiflu la fortune de Roche et couvert les poulaillers de grillage contre les oiseaux sauvages... Ebola, Zika, Chikungunya ont eu la bonne idée de rester largement confinés aux régions qu'on ne sait plus comment qualifier (pauvre, en développement, du sud, en transition).

    Le coronavirus - encore une chinoiserie, disent d'aucuns à la limite de l'insulte ethnique - déclenche la première crise mondiale démultipliée par le principe de précaution. 

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  • "Les Huguenots" et la messe à Saint-Pierre de Genève

    pain et eau.jpgCe mercredi commence le "Ramadan chrétien", le Carême, un temps de frugalité - c'est très à la mode -, de réconciliation - ça l'est un peu moins - , de pardon - évoque-t-on ce mot libérateur dans l'école genevoise?

    A Genève justement, où la pensée dominante impose une stricte et parfois sourcilleuse séparation des églises et de l'Etat, l'événement prend une tournure historique. Ce mercredi des cendres, selon le rite catholique, où les croyants se souviennent qu'ils sont poussière, de cette poussière que le Créateur a façonnée avec l'eau et le souffle pour faire l'Adam, l'humain premier, homme et femme confondu.e.s, jusqu'à ce que Dieu personnifie le masculin et le féminin, et sans doute tous les genres...

    Ce 26 février, mercredi des cendres, donc, Les Huguenots, le maxi opéra de Meyerbeer, est donné sur la scène du Grand Théâtre de Genève. Un événement. Au Ve acte, ont entend le chœur des meurtriers: « Abjurez, huguenots, le ciel l’ordonne!» C'est le massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572. 

    Samedi 29 février, une messe catholique sera dite en la cathédrale Saint-Pierre de Genève, une première depuis 1535, un "signe de bonne santé œcuménique", lit-on sur le site cath.ch, "ni une défaite ni un triomphe" écrit le professeur Grandjean dans la Tribune.

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  • Le printemps est arrivé?

    pecher 6 avril 2019.jpg

    Le 6 avril 2019, neige abondante à Genève et sur un pêcher.  

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  • L'école d'Alain Walder, maire de Bardonnex

    compesieres 12 mai 2013.jpg

    Il y a 25 ans, ayant quitté temporairement le journalisme pour la haute fonction publique, j'ai été pendant trois ans  adjoint à la Mairie de Bardonnex. La maire d'alors, Marie-Louise Barthassat, avait un souci: bâtir une nouvelle école. La commune avait acheté dans ce but la ferme Garin et le verger attenant pour quelque 2 millions de francs si ma mémoire est bonne.

    Deux raisons rendaient ce projet urgent. L'exiguïté des classes de l'école plantée là en 1900 qui n'atteignaient pas la norme des 80 m2 et le souhait ou la nécessité d'ajouter quelques classes  pour répondre à la croissance de la population, permettant de supprimer un pavillon scolaire provisoire mais toujours utilisé aujourd'hui pour y accueillir les activités parascolaires. 

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  • A Bardonnex, gros affichages, petits programmes électoraux

    guex crosier.jpgA Bardonnex, notre nouvelle maire a déjà été élue. Par forfait. Comme le procureur général de la République. Et une vingtaine des exécutifs des 45 communes du canton de Genève. Ce n'est pas un signe de santé démocratique.

    Est-ce à dire que les enjeux sont mineurs? Oui, en partie. Les communes à Genève ne gèrent que 18% des budgets de l'ensemble canton-communes tandis qu'en pays de Vaud le rapport est d'un tiers deux tiers et qu'à Zurich il est presque de moitié moitié. 

    Pourquoi ce désintérêt des citoyens pour les affaires publiques?

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  • Un petit pont de bois à 105'000 fr

    IMG_9820.JPGUn pont de bois franchit depuis peu le nant d'Archamps et reliera, sans doute dès son inauguration, un quartier du village dortoir de Croix-de-Rozon à la place du marché dominical de Collonges-sous-Salève. L'espace récemment rénové sert de parking d'échange la semaine.

    L'ouvrage est "peu conséquent, l’Exécutif a fait au plus simple", lit-on dans le procès-verbal d'octobre 2019 (page 452) de ma commune de Bardonnex. En effet, le pont, 3 à 4 mètres de long, enjambe un ruisseau sec l'été. Il existait naguère une planche de bois jetée sur le fossé. Trop périlleuse sans doute pour les vieux mais facile à sauter pour les plus jeunes. 

    Lors du vote du crédit en octobre, une seule conseillère municipal, Mme C. Sirusas Peduzzi, s'est inquiétée du prix de la chose: 105'000 francs. Quand on se rend sur place, on peine en effet à comprendre comment on a pu arriver à cette addition faramineuse. 

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  • Cent francs pour l'Eki-Thé

    le courrier eki the.jpgFaut-il sauver l'Eki-Thé? Étrange question en fait. Un commerce n'a pas pour vocation d'être sauvé. Il prospère ou il se transforme ou disparaît. C'est la loi du marché, laquelle fonctionne plus ou moins bien depuis la nuit des temps. Pour pallier les défaillances connues du troc ou de l'échange marchand, les humains ont de tout temps collaboré de gré ou de force, considérant d'expérience que certains biens et service ne peuvent être produits et distribués en suffisance et/ou au bon niveau de qualité que par le biais d'un effort collectif. 

    L'Eki-Thé n'offre pas un service public à proprement parler.

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