France

  • Macron président, The Economist est content

    macron.jpgMacron était le candidat du magazine anglais The Economist (qui avait aussi soutenu Blair en son temps, le non au Brexit plus récemment). Le candidat christique qui, contrairement à Ségolène Royal, il y a 5 ans, a osé rompre avec le Parti socialiste, l'a joué comme l'ex-compagne de Hollande sur le mode Jeanne d'Arc.

    Reste que pour faire des miracles, Macron doit conquérir une majorité à l'Assemblée nationale. Or le scrutin de ce dimanche a confirmé une division en quatre de la France. Seul le scrutin uninominal à deux tours assurera la majorité au vainqueur. C'est désormais acquis pour la présidentielle le 7 mai, ça sera bien plus difficile le 18 juin prochain. 

     

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  • L'an prochain, Mai 68 aura 50 ans

    IMG_3476.PNGC'est si loin Mai 68! L'an prochain, la France des élites et des médias se souviendra de cette révolution culturelle. Alors que je m'approche de l'âge de la retraite, j'étais alors trop jeune pour en être un acteur, mais je garde le souvenir aigu des manifestations monstres, des grèves, des slogans, mais aussi cette année-là du Printemps de Prague, du Rideau de fer qui se referme pour 10 ans encore, de la Guerre des six jours, un an avant, ou encore, mais moins nettement, de la Révolution culturelle en cours en Chine de la Guerre du Biafra au Nigéria.

    Je suis francophile, mais je n'aimerais pas être français dimanche. Je reste sur ma position la plus osée, que je n'excluais pas, il y a un mois, d'un duel final entre Fillon et Macron, vraisemblablement plus favorable au jeune centriste (façon Kennedy ou, plus proche de nous, Blair, Renzi ou Trudeau) que dans l'autre hypothèse d'un face-à-face Fillon Le Pen que l'ancien premier ministre de Sarkozy devrait gagner.

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  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

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  • La raquette de Cointrin et le coup manqué du CEVA

    IMG_3433.PNGDans son dernier bulletin, le TCS genevois donne la parole au projet ferroviaire de l'ingénieur Weibfel, lequel remet sur le tapis la suppression du cul de sac de la gare de GVA (Geneve Voltaire Aéroport), en créant une voie de retour sur Cornavin du côté du Vengeron. De son côté, le Conseil d'Etat a changé ses plans initiaux. En 2007, dans son premier projet d'agglomération, il proposait une raquette pour relier Cornavin à Cointrin. Il a opté en 2012 pour une croix ferroviaire avec une voie qui passerait sous la gare et sous la piste de Cointrin pour retrouver ensuite la vieille ligne du PLM de 1860. 

    Il s'agit dans les trois cas de réparer une erreur essentielle du CEVA: Le tracé du RER lémanique, conçu à la fin du XIXe siècle, ne dessert pas l'aérogare. Et pour cause! En 1900, l'avion n'existait pas. 

    En prenant un peu de hauteur, on se rend bien vite compte que le CEVA tourne à l'envers et qu'une option qui aurait marié le train et la route dans une traversée du lac (plutôt qu'un tunnel uniquement ferroviaire et bruyant sous Champel) aurait permis de mieux répondre aux besoins du Grand Geneve. 

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  • Pourquoi vit-on au pied des volcans?

    volcan plusieurs.jpgC'est une chose singulière de voir que tant les humains par millions continuent de vivre au pied des volcans, dont l'histoire a montré combien ils peuvent être meurtriers et même changer le climat de la planète entière au point, dit-on d'affamer les gens à des milliers de kilomètres de leur bouche éructante et de les pousser à la révolte.

    Il en va de même des zones sismiques, du côté de LA, d’Istanbul et d'ailleurs, des zones inondables ou exposées aux tsunamis, où des ingénieurs et des administrateurs, dont on ne peut mettre en doute la compétence, n'ont pas hésité à bâtir des centrales nucléaires.

    Vivons-nous, alors que nous allons commémorer les 40 ans de Mai 68, au pied d'un volcan social? Sommes-nous à l'aube d'une éruption cataclysmique, cathartique?

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