France

  • Un président français sans majorité

    macron president.jpgLa France est divisée. En quatre camps de poids pratiquement égaux et qui paraissent irréconciliables. Les proeuropéens, de gauche et de droite, et les antieuropéens, de gauche et de droite, d'une part. Les dégagistes et indignés de gauche et de droite, la grande coalition gouvernementale d'autre part, qu'incarne désormais Emmanuel Macron.

    Le nouveau président va sans doute gouverner avec les sociaux-démocrates du parti socialiste, comme Angela Merkel en Allemagne. Combien de militants des Républicains parviendra-t-il à rassembler? C'est une des inconnues de la campagne des Législatives qui s'ouvre et se terminera le 18 juin, le jour de l'appel du général de Gaulle depuis Londres à la France libre...

    Lire la suite

  • Fillon en tête...

    IMG_3478.PNGJ'avais parié sur un duel final Macron Fillon, c'est le résultat de la Haute Savoie et de nombreuses petites communes du Grand Genève. L'ex-ministre de l'Economie du président normal Hollande passe devant son rival à Annemasse talonné par Mélenchon, à Saint-Julien, ainsi qu'à Annecy, tandis que les habitants du pied du Salève, Beaumont (La commune de mes ancêtres pas encore Français), Archamps, Collonge-sous-Salève, Bossey,... ont toutes voté pour l'ancien premier ministre de Sarkozy. D'ici à démonter que les frontaliers votent à droite et veulent infliger à la France un régime suisse, il n'y a qu'un pas... que je vous laisse franchir. Tous les résultats sont ici.

    La bataille sera rude pour le troisième tour, la bataille pour l'assemblée nationale.

    Lire la suite

  • Macron président, The Economist est content

    macron.jpgMacron était le candidat du magazine anglais The Economist (qui avait aussi soutenu Blair en son temps, le non au Brexit plus récemment). Le candidat christique qui, contrairement à Ségolène Royal, il y a 5 ans, a osé rompre avec le Parti socialiste, l'a joué comme l'ex-compagne de Hollande sur le mode Jeanne d'Arc.

    Reste que pour faire des miracles, Macron doit conquérir une majorité à l'Assemblée nationale. Or le scrutin de ce dimanche a confirmé une division en quatre de la France. Seul le scrutin uninominal à deux tours assurera la majorité au vainqueur. C'est désormais acquis pour la présidentielle le 7 mai, ça sera bien plus difficile le 18 juin prochain. 

     

    Lire la suite

  • L'an prochain, Mai 68 aura 50 ans

    IMG_3476.PNGC'est si loin Mai 68! L'an prochain, la France des élites et des médias se souviendra de cette révolution culturelle. Alors que je m'approche de l'âge de la retraite, j'étais alors trop jeune pour en être un acteur, mais je garde le souvenir aigu des manifestations monstres, des grèves, des slogans, mais aussi cette année-là du Printemps de Prague, du Rideau de fer qui se referme pour 10 ans encore, de la Guerre des six jours, un an avant, ou encore, mais moins nettement, de la Révolution culturelle en cours en Chine de la Guerre du Biafra au Nigéria.

    Je suis francophile, mais je n'aimerais pas être français dimanche. Je reste sur ma position la plus osée, que je n'excluais pas, il y a un mois, d'un duel final entre Fillon et Macron, vraisemblablement plus favorable au jeune centriste (façon Kennedy ou, plus proche de nous, Blair, Renzi ou Trudeau) que dans l'autre hypothèse d'un face-à-face Fillon Le Pen que l'ancien premier ministre de Sarkozy devrait gagner.

    Lire la suite

  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

    Lire la suite