Affaires fédérales

  • Combien de siècles séparent Moutier, Macron de l'Etat islamique?

    moutier site.jpgCentre tente-sept voix séparent les pro-Jura des pro-Bernois. La population de Moutier est de 7660 habitants (statistique fin 2016*) dont 2147 étrangers. 4062 citoyens ont voté dimanche (sur 4527 inscrits), 3997 bulletins ont été déclarés valables. Contrairement au canton du Jura, à celui de Neuchâtel et de Genève, les étrangers établis dans la commune n'avaient pas le droit de vote dimanche. 

    Le scrutin était historique (encore que le site Internet officiel de Moutier ce matin ne laisse rien transparaître des résultats rendu public, cinq heures après la fermeture des urnes ni de la marée de drapeaux jurassiens qui ont coloré la place de l'Hôtel-de-ville - la dernière actualité remonte au 1er juin...**). Le vote était supervisé et sécurisé par des dizaines de fonctionnaires, scrutés par autant de journalistes et de politologues suisses et étrangers (L'article de Libération).

    La Suisse est citée à nouveau comme un modèle de démocratie qui sait régler ses problèmes identitaires pas à pas, lentement, sur un mode non pas strictement consensuel (au sens ou le consensus donne un droit de veto à une partie), mais sur le mode de l'assemblage où se fondent les tanins, se marient les arômes, se décantent les molécules qui ne parviennent pas à se dissoudre dans le vin nouveau. 

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  • La SSR, service public, défend les bureaux de poste, service public

    poste puidoux.jpgAllez, encore une louche de proximité larmoyante! La RTS, dont l'abonnement est obligatoire (ça s'appelle une taxe ou un impôt), nous livre à l'heure où j'écris ces lignes le troisième de cinq reportages sur ces bureaux de poste que La Poste va sacrifier. La Poste, le fruit de la mutation.

    On est à Puidoux, où la commune appelle ses habitants à résister contre le géant jaune et ses appétits de profits. Toutes n'ont pas cette belle résistance citoyenne chevillée au corps. Pourtant, susurre la journaliste, que le service public est bel et bon! Ainsi va l'émission Vacarme, tout entière penchée avec sollicitude sur les petits qu'on supprime. Sans jamais tendre le micro en direction des décideurs. 

    C'est la faute aux politiques, dit le syndic. Il ne comprend pas comment une entreprise à 100% en main public peut se comporter comme une multinationale sans foi ni loi. La RTS va-t-elle enfin interroger les responsables, un représentant de la majorité qui gouverne ce pays, un PLR bon teint ou un UDC? Que non! Elle tend le micro à l'incontournable conseiller national socialiste Jean-Christoph Schwaab, qui dit qu'on y peut rien faire: "Bien qu'en mains publiques, la Poste est régie par le droit privé." Un âne, ce socialiste!

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  • Les rentiers actuels de l'Etat de Genève vont-ils passer à la caisse?

    De combien de milliards la dette du canton de Genève va-t-elle exploser pour assurer aux 35'O00 fonctionnaire actuels leurs rentes de retraite? Le communiqué du président du gouvernement, François Longchamp, ne le dit pas. 4, 5, 6 milliards? Qui s'ajouteront au plan de recapitalisation voté quand la CPEG a été créée: 170 millions par année jusqu'en 2052.

    Il dit juste que le capital détenu par la CPEG suffit à peine à payer les rentes des retraités actuels (dans l'hypothèse où l'Etat de Geneve cessait de fonctionner). Il n'y a donc pas un francs pour payer les retraites des fonctionnaires actifs. Cependant, leur contrat de travail fixé par la loi leur assure bien une retraite fondée encore sur leur dernier niveau de salaire et non sur les cotisations qu'ils et que l'Etat versent chaque mois à la CPEG. 

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  • Morose la presse, morose le monde?

    IMG_3455.PNGMoroses la presse, morose le monde? C'est une hypothèse de travail.

    Le monde va plutôt mieux. Le nombre des accidents mortels en Suisse est retombé au niveau des année 40 alors que la densité du trafic a été multipliée par 40: huit fois moins de morts qu'en 1971. Le monde ne connaît pas de guerre. Les conflits existants n'ont rien à voir avec la dernière guerre mondiale ni avec les guerres de libération coloniales et leurs avatars et répliques.

    La faim frappe toujours bien trop de monde mais pas pour des raisons de manque de nourriture ou d'incapacité des paysans (avec ou sans terre) de produire assez d'aliments (les hamburgers d'insectes ou biogénérésseitan ou viande artificielle - devraient réduire le cheptel bovins)...

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  • Dembinski: court mais percutant

    Dembinski_C.jpgJe viens de lire la dernière chronique de Paul H. Dembinski parue ce jour dans mon journal préféré: Les ménages suisses, cet employeur essentiel. Je vous en recommande la lecture. Je l'ai commentée brièvement ce matin sur ma page Facebook où je suis sans doute trop peu présent.

    Dembinski y constate que la force grise de travail en Suisse y est sans doute sous-estimée et qu'elle permet des exploitations d'êtres humains tant de la part des employeurs que des loueurs de sommeil peu scrupuleux.

    L'autre face du problème est la reconnaissance (c'est-à-dire la rémunération) du travail du parent qui choisit de rester partiellement ou totalement à la maison.

    Un gosse bien éduqué et bien socialisé, ça vaut combien?

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  • La raquette de Cointrin et le coup manqué du CEVA

    IMG_3433.PNGDans son dernier bulletin, le TCS genevois donne la parole au projet ferroviaire de l'ingénieur Weibfel, lequel remet sur le tapis la suppression du cul de sac de la gare de GVA (Geneve Voltaire Aéroport), en créant une voie de retour sur Cornavin du côté du Vengeron. De son côté, le Conseil d'Etat a changé ses plans initiaux. En 2007, dans son premier projet d'agglomération, il proposait une raquette pour relier Cornavin à Cointrin. Il a opté en 2012 pour une croix ferroviaire avec une voie qui passerait sous la gare et sous la piste de Cointrin pour retrouver ensuite la vieille ligne du PLM de 1860. 

    Il s'agit dans les trois cas de réparer une erreur essentielle du CEVA: Le tracé du RER lémanique, conçu à la fin du XIXe siècle, ne dessert pas l'aérogare. Et pour cause! En 1900, l'avion n'existait pas. 

    En prenant un peu de hauteur, on se rend bien vite compte que le CEVA tourne à l'envers et qu'une option qui aurait marié le train et la route dans une traversée du lac (plutôt qu'un tunnel uniquement ferroviaire et bruyant sous Champel) aurait permis de mieux répondre aux besoins du Grand Geneve. 

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  • La gauche est majoritaire dans le pays

    IMG_3428.PNGUne fois n'est pas coutume, la gauche est majoritaire en Suisse. Sans le lancement par le Parti socialiste du référendum contre la RIE3, nous ne l'aurions pas su. En France, le Parti socialiste gouverne par décret (49.3) et impose une loi également disputée sur le travail... Deux nations, deux médiations des divisions...

    Si la gauche l'a emporté ce dimanche et sans discussion - pas comme l'UDC le 9 février 2014 - est-ce qu'en Suisse comme ailleurs les repères sont bousculés, la géographie politique brouillée, les frontières entre les partis poreuses ou n'est-ce qu'un incident de parcours qui vient jeter un caillou dans une chaussure qui reste bien ficelée à droite ou encore n'est-ce pas qu'au fond le vote de dimanche est un vote de repli, un vote UDC, par lequel on refuse que l'étranger, ce dimanche le grand capital, à d'autres occasions le migrants, l'idéologie étrangère, viennent faire la loi chez nous?

     

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  • Poggia n'aime pas les milliards

    Poggia teaser.jpgIl y a quelques jours le consultant Ernst & Young (EY pour les intimes, dont le CA et l'équipe dirigeante sont exclusivement masculines) publiait une étude choc au titre alarmiste: Les primes d’assurance maladie vont doubler d'ici 2030. Ces quinze prochaines années, les coûts de la santé devraient en effet augmenter de 60%, à 116 milliards de francs (contre 71 milliards en 2014, soit 11% du PIB), dit EY en allemand (english et français coming soon).

    Une addition qui fait froid dans le dos. Et bien, sur son arbre perché, Me Poggia - ci-devant ministre des HUG, mais sans pouvoir sur l'assurance maladie et les autres prestataires de soins - n'en croa pas un mot dans le résumé du Plan de promotion de la santé 2030 qu'il vient de laisser tomber dans le marais politique en ce 8 février tout plein de crachin.

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