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  • Building Global Community: première épître du Livre des faces

    IMG_3430.PNGMais de quoi il se mêle ce mec!

    Le mec, c'est Marc Montagne de Sucre. Il a créé en moins de 15 ans le plus grand média du monde. Et pas un média traditionnel qui ne fonctionne que dans un sens - celui des journalistes vers les lecteurs - qui ne laissent à ceux-ci que le choix de payer ou de ne pas payer. Non, le Livre des faces - c'est le nom de l'entreprise de M. Montagne de Sucre - est tout au contraire construit sur l'interaction gratuite des usagers. Le Livre des Portraits ne produit rien, il met en relation des amis. (Et se finance entièrement, tout comme 20 Minutes, TF1 ou CNN, grâce à la pub, mais aussi grâce aux mises de fonds de ceux qui ont cru dans ce projet.)

    Au fond, c'est comme une religion. Une religion ne produit rien, elle met les croyants en relation directe ou non avec une ou des divinités, ou le contraire dans les religions révélées. Et par voie de conséquence entre les humains eux-mêmes, qui sont (ou devraient être) aussi des amis, voire des enfants de Dieu.

    il manquait cependant au Livre des faces un Evangile. Building Global Community est sans doute sa première Épître.

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  • Le journalisme en 2017? C'est à vous de jouer!

    IMG_3356.PNGNiemanLab publie ces jours une longue série d'articles sur un thème imposé: le journalisme en 2017. En ce temps où La défiance - l'arme de destruction massive la  plus corrosive et la plus sournoise - est à l'œuvre, en ce temps où les hoax (canulars) et les fake (fausses) news ravagent les réseaux sociaux, les journalistes seuls ne parviendront pas à rétablir la qualité de l'information.

    Chacun doit s'y mettre. Nous devons tous avoir le réflexe du journaliste, vérifier les sources, s'assurer de leur indépendance, de leur fiabilité, ne pas transmettre de rumeurs.

    Clic! - c'est si facile de partager, de retweeter - trop tard, nous voilà complice d'une désinformation, d'une manipulation.

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  • Facebook est le Gutenberg du XXIe siècle

    gutenberg zuckerberg.jpgGutenberg a tué les copistes du Moyen Âge et favorisé la réforme protestante en réduisant le coût de production de la bible, en favorisant la diffusion des thèses de Luther, dont on commémorera en 2017 le 500e anniversaire.  En 1814, l'installation au Times de Londres d'une rotative à vapeur inaugura deux siècles de journaux imprimés à toujours plus grande vitesse, très bon marché, soutenant la diffusion de l'information (pas toujours citoyenne) des idées et des opinions (pas toujours républicaines), l'émergence de la démocratie, l'émancipation citoyenne.

    Nous vivons une troisième révolution technologique.

    L'Internet et ses millions de sites, Facebook et ses avatars ont "volé" aux éditeurs des journaux deux de leurs atouts: la lucrative réclame (emploi, immobilier, voitures et petites annonces) et la diffusion - désormais gratuit et instantanée - des idées et des opinions. La transformation s'est passée sous nos yeux.

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  • La censure est toujours active

    censure palais de justice.jpgVu de notre XXIe siècle volontiers libertaire (sur le plan de la culture avec un grand Q s'entend), la censure étatique, qui protégea les Genevois de la vue de 350 films jugés licencieux, de 1934 à 1980, - il suffisait de passer la frontière pour aller voir Le cuirassé Potemkine ou Emmanuel à Annemasse - la censure donc apparaît à la fois scandaleuse et anachronique.

    L'historien Henri Roth fait le récit précis et documenté de cette tranche de Genève dans "Censuré", un ouvrage qu'il a présenté mardi au café Slatkine, un estaminet qui donne sur la rue des Chaudronniers et est adossé au Palais de justice... Cette justice qui s'employa longtemps, tant à Genève qu'au Tribunal fédéral, à Lausanne, à conforter les avis de la Commission de contrôle des films.

    La commission a été instaurée par le Gouvernement socialiste de Léon Nicole et maintenue sans faillir par les gouvernements radicaux puis multicolores qui lui succédèrent à la Tour Baudet. Jusqu'en 1980, quand L'Empire des sens eut raison des censeurs, car, dit enfin un tribunal en 1986, ils ont agi pendant 46 ans sans base légale. Un péché devenu mortel pour bien des règlements et arrêtés du gouvernement genevois.

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  • Les journalistes tombent de leur chaire

    immo journaux.jpgFrédéric Gonseth, cinéaste, président de Médias Pour Tous, énumère dans Culture en jeu six fausses idées en vogue sur les médias suisses, menacés, à son avis et au choix, de disparition, de rachat par l'étranger ou de tomber sous la coupe de forces conservatrices. Le Courrier a retweeté, pardon reproduit ces textes dans ses éditions imprimée et web de ce lundi. Un séminaire doit penser l'avenir des médias le 14 novembre à Soleure.

    Jusqu'en l'an 2000, les médias ont vécu - bien voire très bien - grâce aux annonces immo et emploi. Une vraie mine d'or. Que la désintermédiatisation, la relation soudain directe entre l'offre et la demande grâce à une nouvelle technologie, l'Internet, a fait disparaître tout simplement en moins de dix ans. Le filon s'est épuisé, volatilisé.

    Puis sont nés l'iPad et Facebook.

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  • Facebook va-t-il devenir l'unique réseau où circuleront toutes les informations?

    circuit breake.jpgDans mes sélection sur Flipboard, je tombe, 24 h après la publication de mon précédent post, sur un article de The Verge qui relate un projet de publier le blog de sa rédaction directement dans Facebook: Circuit Breaker.

    Avec Instant articles, Facebook invite ce printemps les journaux à publier l'intégralité de leurs articles directement sur sa plate-forme en leur promettant de partager les recettes publicitaires. A quoi bon entretenir une escouade d'informaticiens pour maintenir un site si Facebook le fait gratuitement (La Tribune et bien d'autres médias ou FAI - fournisseurs d'accès internet - offrent gratuitement l'hébergement des blogs).

    Mais le projet de Facebook est d'une toute autre dimension.

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  • Comment vous n'êtes pas sur F, T, L, G, P, Y?

    image.jpegCe graphique en dit long sur la révolution des médias. Je l'ai trouvé sur le blog du communicant 2.0, qui l'a lui-même tiré du site Search Engine Journal. Selon cette statistique, les branchés passeraient 41 minutes sur Facebook en moyenne par jour.

    Facebook comme Google, Twitter ou Pinterest, LinkedIn YouTube et les autres, tous d'origine américaine, l'empire de l'ouest (les autres gros, très gros sont chinois et restent encore largement cantonné dans l'empire du milieu), ne produisent rien. Mais ce rien est tout. Les commerçants non plus ne produisent rien et sont florissants que les paysans.

    Les réseaux sociaux n'ont ni rédaction ni rédacteurs, tout juste des filtres et des juristes qui bannissent les contenus jugés par la loi et par eux inconvenants, mais captent toujours plus la publicité. Les vieux médias - journaux, radios, télés - ont encore tous des rédactions d'information (enfin presque tous, 20 Minutes, le quotidien le plus diffusé en Suisse, n'a qu'une mini rédaction comparé aux grands journaux).

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  • Comment Genève achète les fonctionnaires

    Capture d’écran 2015-03-31 à 17.51.27.pngPassons sur le minibénéfice 2014 du Canton de Genève, il ne signifie rien, tant il est ajusté pour satisfaire tout le monde ou presque.

    Parmi les ajustements, on retiendra ce fameux montant de 203 millions que le gouvernement dit mettre de côté pour se prémunir d'une mauvaise surprise, celle que pourrait réserver caisse de retraite des 35'000 fonctionnaires du Canton et de ses agences, frappée comme toutes les caisses de retraite du pays par les intérêts négatifs et le vieillissement de la population.

    203 millions, ce n'est pas énorme, mais c'est tout de même la moitié du pactole d'Anières  - le pactole d'Anières, c'est, pour ceux qui l'ignorerait encore, une rentrée fiscale surprise d'un très riche contribuable, merci à lui ou à elle!

    Qui a eu la bonne idée au sein du Conseil d'Etat de provisionner ces 203 millions dans cette rubrique? Un vieux routier de la politique ou le jeune ministre des finances? Toujours est-il qu'on voit mal une majorité du Grand Conseil s'y opposer. Les socialistes ont bien vu le piège. Il dénonce un artifice. C'en est un. Ces 203 millions sont un bel asticot que le gouvernement accroche à sa ligne pour renouer le dialogue social avec la fonction publique. 

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