Droit, justice

  • Le Terrestre bouge, bouleversera-t-il la politique?

    poutine libe des ecrivains.jpgIl crachine. Les stations de skis sont pleines de neige mais font grise mine. Mon app Mooncast pousse un cri de louve. C'est, en ce samedi gris, la nouvelle lune, dont une partie des écolos suit le cours sur lequel nous n'avons prise comme sur beaucoup d'autres choses. Je parcours Libé des écrivains, dont le titre en une bâillonne le portait de Poutine.

    The Economist donne à lire quelques portraits de "Puteens" désabusés. La réélection du gamin de Saint-Petersbourg à la tête du Kremlin et d'une puissance que la presse et les élites dominantes d'ici dénoncent - vieille atavisme, dirait Mettan - comme menaçante, mais qui est aux abois. La Russie est confrontée, comme l'Europe sa voisine, au vieillissement, à la dénatalité, à la pression des migrants et aux rêves un peu fous et meurtriers des islamistes, et, plus qu'elle, au défi de fonder sa future prospérité sur les générations montantes, où se concentrent le gros des désœuvrés.

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  • La pauvreté et les femmes

    F24DA968-B9C6-42CD-A22B-7C87A63FCDD1.jpegDans son excellente nouvelle émission scientifique, Dans la tête d’un.. pauvre, la RTS a démontré hier soir, à la veille du 8 mars, que lorsqu’on a la tête pleine de soucis, d’argent en l’occurence, on réussit moins bien les tests d’intelligence, sa bande passante se rétrécit, son QI tombe de 13 points. Énorme.

    Les pauvres ont la tête pleine de soucis d’argent, souffrent de devoir dire toujours non, à eux-mêmes, à leurs enfants. Et, salaire plus faible, temps partiel, monoparentalité, carrière en dent de scie, faible présence dans l’encadrment aidant, il y a plus de pauvres parmi les femmes que parmi les hommes. Ceci expliquerait il cela?

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  • Chers pendulaires, navetteurs, commuter, Pendler,... frontaliers

    fiscal 2011 frontaliers.jpgDans toutes les villes du monde, vous allez et venez matin et soir dans le bruit, la poussière, les gaz d'échappement, le stress, la promiscuité des transports publics, sacrifiant des minutes précieuses, parfois des heures, que vous enlevez à votre vie familiale. La ville centre qui vous emploie tire de votre labeur une bonne part de sa prospérité.

    Vous êtes pendulaires, navetteurs, commuter, Pendler, banor i periferisë, viajante habitual, abbonato... A Genève, vous êtes des frontaliers. Parce que vous habitez de l'autre côté d'une frontière fabriquée de toute pièce il y a 200 ans, vous voilà stigmatisés, vilipendés par voie d'affiche et feu de bouche. Vos plaques européennes vous dénoncent. 

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  • 31 conseillers d'Etat et 623 députés: pourquoi faire?

    hannetons.png"De rien pour arriver à pas grand chose". C'est sans doute l'inconnu Axel Amberger qui a trouvé le libellé le plus véridique pour sa liste de candidature au Conseil d'Etat genevois le 15 avril prochain (voir toutes les listes). Quoique

    En quatre ans et demi (puisque la Constituante a eu la "belle" idée d'allonger la législature de quatre à cinq ans - avant 1957, on en était à trois ans, le cycle naturelle de la reproduction des hannetons...), en quatre ans et demi donc, nos députés ont voté pour près de 40 milliards de francs de dépenses et autorisé l'Etat à encaisser presque autant d'impôts.

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  • Taxer les robots: Oberson virevolte

    Le distingué avocat fiscaliste genevois, Xavier Oberson, coqueluche des plateaux TV, signe une chronique dans Bilan du 11 au 23 novembre, prudemment titrée « De l’imposition des robots ». C'est la seconde et sans doute pas la dernière sur ce sujet un brin populiste. Comme de vulgaires frontaliers, les robots payeront leur dû mais n’auront au grand jamais jamais le droit de vote. 

    C'est que, plus que les frontaliers, les robots (plus largement les CPS) font peur. On en a eu une confirmation mercredi soir.

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  • Combien de pauvres à Genève quand Caritas est né?

    0533AE45-0EA3-4E50-ACD2-63E938212A3E.jpegCombien de pauvres à Genève quand Caritas Genève est né? La question laisse sans voix les premières personnes que j’interpelle, dont le président Trabichet, alors que s’ouvre le symposium de Caritas Genève à l’occasion du 75e anniversaire de l’institution caritative.

    Traditionnellement adossée au monde catholique, l'oeuvre caritative agit depuis des lustres déjà sans distinction de classe, d’origine, de condition, de religion. Aucun prêtre n’était d’ailleurs visible à Uni Mail, aucun n’a été invité à prendre la parole pour rappeler les origines de la solidarité et notre pauvreté ontologique.

    L'entreprise Caritas (car c'en est une) est-elle tombée dans le monde des experts, des checheurs (on ne dit plus des savants), ceux qui ne parlent pas (plus) des pauvres, mais des exclus, des désaffiliés, des vulnérables?

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  • Tous saints: de 1 à 10

    bosh enfers.jpgEn ce jour férié dans les pays catholiques, alors que la chrétienté commémore le 500e anniversaire de la protestation d'un curé  rebelle, un certain Martin Luther, choqué par la vente par Rome des indulgences (ces laisser-passer pour le paradis qui permettaient aux chrétiens d'alors, terrorisés à l'idée de griller pour l'éternité dans les enfers à la Jérôme Bosh), en ce jour de la Toussaint donc, qui voit les vivants - j'en suis - déambuler dans les cimetières un pot de chrysanthème à la main et se remémorer leurs morts, je m'interroge sur l'état de mon curseur de sainteté.

    Où suis-je? De 1 à 10, comme l'échelle de la douleur, commune désormais dans nos hôpitaux, où nous mourrons tous ou presque désormais, car la mort comme la naissance est de nos jours affaire - très bonnes affaires pour eux - des spécialistes, des experts des médecins, qui ne savent pourtant ni juger du début ni de la fin des choses...

    De 1 à 10, où suis-je? Dans quel état j'erre?

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  • A Veyrier, «Quelle solidarité avec les migrants ? »

    refugiers sept 2015 reuters.JPGLorsqu'Angela Merkel ouvrit les portes de l'Allemagne, fin août 2015, aux centaines de milliers de migrants qui se pressaient soudain aux marges de l'Europe, pour la plupart des Syriens, des Afghans et quelques autres, des habitants de notre pays se mobilisèrent pour les accueillir.

    Ils ne sont pas venus en Suisse. En nombre du moins. Certes, il a fallu ouvrir quelques abris de protection civile en plus et répondre à la contestation de "No Bunker" (dont l'activité est en berne) et de quelques paroisses en aménageant sur le champ des hébergements hors sol. A Veyrier, l'association Tessera s'est mobilisée pour eux.

    Deux ans plus tard, le centre d'hébergement prévu l'Hospice général sur le territoire communal (aux Grands Esserts,très loin du centre du village) est toujours dans le labyrinthe des administrations communale et cantonale. Nyon a refusé le sien ce dimanche. Ce soir, au premier café philo ou café citoyen mis sur pied par Yves Brun, un octogénaire toujours vert, catholique et solidaire, la représentante de l'Hospice général n'a pas apporté de précisions particulières sur ce dossier.

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