Dans quel état j'erre

  • De la libération des lapins au méchant glyphosate

    lapin-clapier.jpgOn meurt de faim, rarement de gloutonnerie et encore moins de malbouffe (sino, les Occidentaux ne vivraient pas si vieux que ça en devient un problème de société). L'air du temps (l'ère du Verseau?) est à la libération des lapins de leur clapier-prison et au régime vegan, l'une et l'autre lutte ayant partie liée nous a appris récemment Julie dans la Julie. Ainsi va l'humeur du monde d'ici qui a peur de mourir ayant perdu la foi en la vie éternelle. 

    Le veganisme est une religion qui ne fait de mal à personne, sauf éventuellement à ses adeptes (et à leurs proches, car l'exclusive force ceux-ci soit à adopter le même régime soit à cesser de fréquenter ceux-là) et temporairement à la filière animale.

    Une mode ou une tendance durable, s'interroge un des mes confrères fine gueule?

    Lire la suite

  • Un réd en chef passe du côté de la "force obscure"

    dynamic group.jpg«Le journalisme est un métier noble, mais ce n’est pas le seul». Etrange citation, qui laisse donc entendre qu'il y a une hiérarchie dans la noblesse des métiers, comme si l'éboueur ou le plombier n'était pas aussi nécessaire à la société. Cette citation est devenue un titre dans 24 Heures, hier sur le site web, aujourd'hui dans sa version imprimée. Elle annonce que le patron de la rédaction va quitter le navire à la fin de l'année. Pour rejoindre le "côté obscur de la force". Tout un programme.

    Thierry Meyer a bien raison de changer d'air. Il fait mieux que les deux mammouth du Conseil d'Etat du plus gros canton de Suisse romande, Broulis et Maillard, qui ont rempilé pour cinq ans, tous deux convaincus qu'ils sont indispensables à la liberté et à la patrie. Réélus par acclamations par un peuple vaudois fidèle, le doigt sur la couture. Les rédacteurs en chef, eux ne sont pas élus. Ils sont nommés par un propriétaire, lequel, dit-on, a été surpris de la défection surprise de sa tour lausannoise.

    Lire la suite

  • Islam: pourquoi Mireille Vallette n'est pas entendue

    radicalisme dans les mosquees vallette.JPGAu début du mois de mai, j'ai reçu, comme d'autres journalistes, "Le radicalisme dans les mosquées suisses", le dernier ouvrage de Mireille Vallette, imprimé en Serbie par Xenia. J'en ai survolé le 30 premières pages. Puis la présidentielle française, les votations du 21 mai et toutes sortes d'autres événements plus ou moins importants ont occupé mon temps et l'ouvrage est resté en plan.

    Lundi, autour d'un café, Mireille Vallette m'a demandé pourquoi aucune recension de son ouvrage n'avait paru dans la presse romande, aucun écho même de la part de journalistes qui suivent attentivement le dossier islam. 

    J'ai repris donc son ouvrage en ce jour d'Ascension (la Résurrection du Christ est affaire de foi et donc de folie, son Ascension est affaire de liberté, de notre liberté, nous qui sommes de ce fait seuls face aux questions essentielles, existentielles qui taraudent de temps en temps les humains, croyants ou pas).

    Et j'ai trouvé aux pages 116 et suivantes  la raison de l'ostracisme dont est ma consœur, amie et lanceuse d'alerte genevoise se dit victime.

    Lire la suite

  • Résurrection urbi et orbi?

    Qu'y a-t-il de commun entre une église copte d'Egypte ou syriaque de Syrie et mon église de Compesières, Troinex, Veyrier (trois bâtiments, pour une unité pastoral, une UP dans le jargon officiel, toujours distingués, au soir de Pâques, comme le centre visible de trois paroisses, celles de Saint Sylvester, de Sainte Marie-Madeleine et de Saint Maurice)?

    Les Eglises d'Orient sont plus anciennes que celles de Genève, elles accueillent la même parole divine, s'en remettent au même Dieu pour faire des hommes-bêtes, générations après générations, des humains saisis d'amour, épris de justice et de paix, pleins d'espérance.

    Ce n'est pas encore gagné. Ça ne le sera sans doute jamais. Car l'homme-bête est ce qu'il est. Car s'il est fait à l'image et à la ressemblance de Dieu, c'est un devenir plutôt qu'un passé, un potentiel plutôt qu'un fait, une volonté à faire plutôt qu'un acquis.

    Le commun entre ici et là bas, c'est que les églises se vident.

    Lire la suite

  • Les cathos genevois en marche

    IMG_3461.PNGL'abbé Pascal Desthieux, le nouveau vicaire genevois de l'évêque de Genève, Lausanne et Fribourg, veut que les catholiques du canton se bougent, sortent de leurs chapelles, bref se mettent en marche. "En marche à votre côté", c'est le nouveau slogan de l'Eglise catholique de Genève. En marche, c'est un mouvement durable, c'est l'héritage du Pape François, a dit Charles Morerod, hier soir, devant une salle Arditi, presque pleine de gens curieux ou convaincus, invités à visionner un film, un biopic sur Bergoglio, tiré du bestseller d'Elisabetha Pique: Francisco - Vie et révolution.

    On suit le futur pape - qui répète ne pas vouloir l'être car (notamment) on a plus de chances de perdre la foi au Vatican que de l'y trouver -, à Bueno Aires et à Rome, depuis ses premiers émois amoureux, alors qu'il se destine à être curé, au soir de son élection.

     

    Lire la suite

  • Morose la presse, morose le monde?

    IMG_3455.PNGMoroses la presse, morose le monde? C'est une hypothèse de travail.

    Le monde va plutôt mieux. Le nombre des accidents mortels en Suisse est retombé au niveau des année 40 alors que la densité du trafic a été multipliée par 40: huit fois moins de morts qu'en 1971. Le monde ne connaît pas de guerre. Les conflits existants n'ont rien à voir avec la dernière guerre mondiale ni avec les guerres de libération coloniales et leurs avatars et répliques.

    La faim frappe toujours bien trop de monde mais pas pour des raisons de manque de nourriture ou d'incapacité des paysans (avec ou sans terre) de produire assez d'aliments (les hamburgers d'insectes ou biogénérésseitan ou viande artificielle - devraient réduire le cheptel bovins)...

    Lire la suite

  • Dembinski: court mais percutant

    Dembinski_C.jpgJe viens de lire la dernière chronique de Paul H. Dembinski parue ce jour dans mon journal préféré: Les ménages suisses, cet employeur essentiel. Je vous en recommande la lecture. Je l'ai commentée brièvement ce matin sur ma page Facebook où je suis sans doute trop peu présent.

    Dembinski y constate que la force grise de travail en Suisse y est sans doute sous-estimée et qu'elle permet des exploitations d'êtres humains tant de la part des employeurs que des loueurs de sommeil peu scrupuleux.

    L'autre face du problème est la reconnaissance (c'est-à-dire la rémunération) du travail du parent qui choisit de rester partiellement ou totalement à la maison.

    Un gosse bien éduqué et bien socialisé, ça vaut combien?

    Lire la suite

  • Building Global Community: première épître du Livre des faces

    IMG_3430.PNGMais de quoi il se mêle ce mec!

    Le mec, c'est Marc Montagne de Sucre. Il a créé en moins de 15 ans le plus grand média du monde. Et pas un média traditionnel qui ne fonctionne que dans un sens - celui des journalistes vers les lecteurs - qui ne laissent à ceux-ci que le choix de payer ou de ne pas payer. Non, le Livre des faces - c'est le nom de l'entreprise de M. Montagne de Sucre - est tout au contraire construit sur l'interaction gratuite des usagers. Le Livre des Portraits ne produit rien, il met en relation des amis. (Et se finance entièrement, tout comme 20 Minutes, TF1 ou CNN, grâce à la pub, mais aussi grâce aux mises de fonds de ceux qui ont cru dans ce projet.)

    Au fond, c'est comme une religion. Une religion ne produit rien, elle met les croyants en relation directe ou non avec une ou des divinités, ou le contraire dans les religions révélées. Et par voie de conséquence entre les humains eux-mêmes, qui sont (ou devraient être) aussi des amis, voire des enfants de Dieu.

    il manquait cependant au Livre des faces un Evangile. Building Global Community est sans doute sa première Épître.

    Lire la suite