Communes genevoises

  • Place des Volontaire: densifions la ville, verdissons les toits!

    usine volontaire.JPGJe suis sur la terrasse du Volontaire, le bistrot temporaire de la coopérative La Ciguë. L'Usine sur ma droite, quatre niveaux sur rez, la rue de la Coulouvrenière en enfilade que ferme à l'horizon un bâtiment bas (au passé industriel sans doute aussi). De l'autre côté du fleuve, le vaste ensemble des rives du Rhône, qui a remplacé les taudis d’antan, donne une touche de modernité à la colline de Saint Jean naissante, où il s'adosse. Sur six à douze étages.

    Pourquoi, me dis-je in petto, ne pas construire deux niveaux ou trois niveaux de plus sur la ci-devant Usine, tout en verre et un toit plat par dessus, engazonné et ouvert aux adeptes de la nature en ville?

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  • Troinex ma voisine fête le bicentenaire de son divorce

    bicentenaire troinex.jpgLa commune de Troinex n'y va pas par quatre chemins. Cette fin de semaine, elle ferme les routes qui la relient à ses voisines, Bardonnex à l'ouest et Veyrier à l'est. Impossible d'aller faire ses emplettes locales au marché Chavaz sans passer par la France et les douanes de Pierre-Grand, de Bossey ou de Veyrier ou par le chef-lieu de Genève sud, soit la cité sarde, Carouge, que quelques politiciens en panne d'audience voudraient marier avec Lancy.

    Troinex fête le bicentenaire de son divorce d'avec Veyrier, le 30 mai 1817. Entre les deux villages, il n'y avait pas que des marais, mais aussi deux histoires, deux peuples: les catholiques de Veyrier qui avaient perdu le pas de l'Echelle lors de la création du canton en 1815, et les bourgeois protestants de Genève qui avaient bâtis leurs maisons de campagne du côté de Troinex, dans les anciens territoires du prieuré de Saint-Victor, nationalisés en 1543 au détour de la douloureuse histoire du Genevois, alors occupé par les Bernois, après la Réforme. Bref deux communes antinomiques.

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  • C'est à Troinex que se joue l'avenir de Bardonnex

    P1120789.JPGDeux petits faits locaux dans le maelström global m'ont inspiré le titre de ce billet.

    Dans la Tribune, je découvre l'enjeu caché de l'élection complémentaire d'un adjoint au maire de Troinex: une nouvelle route qui doit relier un jour le Bachet-de-Pesay à la douane de Pierre-Grand et soulagera assure la candidate PDC, Béatrice Hirsch, le trafic des frontaliers à travers Troinex. Son adversaire, Fabrice Calame, n'y croit pas et récite le credo écolo pour qui une route est un aspirateur à voitures. Point barre.  

    Le deuxième élément de ce billet se niche dans le supplément immobilier du bimensuel Bilan reçu ce jour. On y voit une maison cossue que l'agence situe "proche de Troinex" (cliquer sur l'image pour l'agrandir). Or cette "modeste" bâtisse, donnée naguère à Caritas Genève par feue sa propriétaire, dont la valeur s'affiche à 5,9 millions, est l'une des belles maisons de Landecy, un village de la commune de Bardonnex. Troinex, c'est sans doute plus chic,  Bardonnex, ce sont les bouchons quotidiens créés par le plus gros filtre de l'aspirateur à voitures du canton, la douane franco-suisse de l'autoroute sur A1.

     

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  • Bonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à Geneve

    Bellevue colovrex.jpgBonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à dans le canton de Genève! La question des gains et pertes fiscaux des communes est franchement secondaire. Elle doit même paraître anachronique au monde mondialisé des banquiers. Mais chacun a les problèmes de sa dimension. Genève (canton et communes) coupe volontiers les cheveux en quatre et réinvente volontiers la roue.

    Après le départ de Pictet au cœur du PAV (le quartier promis à devenir le nouveau Geneva Downtown, qui s'éveille lentement avec le grand chantier de Pont-Rouge), d'autres questions doivent intéresser les Genevois. Le quartier des banques va-t-il se vider et avec lui les commerces de luxe de la rue du Rhône? La nouvelle implantation à Bellevue renvoie à quelques autres questions clés: la traversée du lac, la boucle (dire aussi raquette) Cornavin-Cointrin et le déménagement (voir à ce sujet le blog de l'ingénieur Weibel) de la gare de La Praille à Colovrex... On peut aussi y ajouter que Bellevue pourrait être le point de départ d'une seconde ligne ferroviaire sur le plateau suisse... (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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  • Queue de poisson à Bardonnex

    poisson.jpgL'information diffusée hier 1er avril sur ce blog, faisant état d'une prochaine construction de l'école communale de Bardonnex non plus à Compesières mais à La Croix-de-Rozon et de l'abandon collatéral du projet de déclassement de la zone agricole jouxtant la salle communale, a été formellement démentie par un communiqué officiel de la mairie. "Des plaisantins ont pris leurs rêves pour réalité", écrivent les autorités communales, qui disent envisager le dépôt d'une plainte contre x pour atteinte à leur crédit.

    Une réaction musclée qui confirme les échos entendus vendredi soir par le lynx de Compesières.

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  • Le maire de Bardonnex a l'oeil de lynx

    lynx compesieres.jpgContrairement à ce que pensent la plupart des habitants de Bardonnex, l'oeil de lynx, chronique sarcastico-humoristique de Bardonnex Information, journal local du PDC, ne fait pas référence au lynx qui surveille le centre communal de Compesières mais à la mythologie grecque*.

    L'oeil de lynx fait référence à un héros qui voit loin. C'est ainsi qu'hier soir, les participants à la soirée annuel du PDC de Bardonnex, ont eu la surprise, heureuse pour certains, d'entendre le maire de Bardonnex démontrer qu'il avait bien l'étoffe des héros, ceux qui savent voir loin et prendre les décisions qui s'imposent pour le bien de leur communauté.

    Or donc, le maire de Bardonnex a annoncé qu'il changeait son fusil d'épaule et que la toujours future école communale serait construite à La Croix-de-Rozon.

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  • Bardonnex par le petit bout de la lorgnette

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    Les habitants de Bardonnex ont reçu ces jours une feuille d'information de la mairie. Quelques jours à peine après la diffusion par la même mairie du Bulletin officiel municipal (multicopié à grands frais sur un papier cartonné et en couleur), la nouvelle feuille signale au bon peuple l'ouverture de deux enquêtes publiques sur Compesières. L'information est spartiate et sans doute bien incompréhensible à qui n'est pas un tant soit peu versé dans les arcanes de l'urbanisme, les procédures politiques et le touffu mille-feuilles des lois et règlements fédéraux et cantonaux qui fixent les règles du jeu en la matière.

    La feuille n'annonce pas de séance publique d'information, l'affaire est sans doute sans importance. Il en va pourtant de l'avenir de l'école de Compesières, un serpent de mer qui occupe les autorités depuis 1992 au moins.

    Plus grave, à mon sens, cette feuille ignore ce qui déterminera davantage encore l'avenir de notre territoire: le plan directeur cantonal 2030, dont la révision en cours est soumise ces jours à l'examen des municipalité qui ont jusqu'au 16 juin prochain pour rendre leur copie. Recevra-t-on une feuille à ce sujet dans les prochaines semaines?

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  • Pourquoi je suis contre le plan de déclassement de Compesières

    compesieres ecole carte.jpgAujourd'hui, dit la FAO, s'ouvre la consultation pour création d'une zone sportive, d'une zone de verdure, d'une zone 4B protégée et d'une zone affectée à de l'équipement public (Plan N° 29992-505) à Compesières. Le hameau fut le chef lieu de la grande commune éponnyme, comprenant jusqu'au malheureux divorce de 1851, les actuelles municipalités de Plan-les-Ouates et de Bardonnex (avec Saconnex-d'Arve, Arare, Croix-de-Rozon, Charrot et Landecy et quelques autres hameaux).

    Le déclassement de la zone agricole de Compesières est une étape importante d'une saga politico-juridique vieille de plus de 25 ans, qui a coûté plusieurs centaines de milliers de francs à ma commune (on ne doit pas être loin des deux millions en comptant tout et même plus si l'on inclut l'échange avec la paroisse de Compesières)

    Tout ça pourquoi? Pour construire une nouvelle école, l'actuelle qui a formé depuis 1898 des milliers de gosses dans un immeuble Camoletti, dont l'architecture dénote singulièrement dans le site de la campagne genevoise, n'offre pas les 80 mètres carrés d'espace réglementaire et est trop petite pour accueillir la population. Le premier pavillon scolaire provisoire date de 1982! Le dernier en date devra être démoli en 2018!

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