université - Page 5

  • Le ressentiment. Nice, Nietzsche, Dostojevski...

    Capture d’écran 2016-07-20 à 22.51.06.pngUne question me poursuit. Pourrais je un jour me retrouver dans la situation de piloter un 19 tonnes à travers une foule en liesse? J'ai posé la question hier aux cinq jeunes que j'ai guidé à travers la Tribune et le métier de journaliste (vérifier les faits, comprendre les ressorts du monde, les exposer rapidement et simplement...). "Non, non", m'a répondu une ado, qui n'avait pas sa langue dans la poche et affichait une belle maturité: "je ne pourrais pas tuer!" Je n'en doutai pas. Les autres sont restés.

     

    Impossible de se projeter dans la tête d'un tueur quel qu'il soit! Je sais pourtant qu'il y a des enfants tueurs, sans doute contre leur gré mais qui vivent dans une violence, un dénuement, un enfer qui n'a rien de virtuel ou de ludique. Et pourtant Dieu sait combien de jeux vidéo et de films glorifient la violence, la brutalité, le vice, l'inhumanité. Comment s'étonner que certains passent à l'acte.

     

    On connaît çes expériences où un expérimentateur commande à un quidam - vous ou moi - d'infliger des décharges électriques à un personnage qu'il faut faire parler pour une noble cause (sauver des enfants par exemple d'un danger imminent). Certains vont jusqu'à infliger des doses mortels au personnage qui joue la comédie. Tragique. Qui peut dire comment il se comporterait en situation de stress, de faiseur extrême, de guerre?

     

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  • Promenons-nous dans les champs... Bardonnex, Urba-Plan & Cie

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    On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. En ouvrant à la consultation des habitants de Bardonnex, du 1er juillet au 2 août, le Plan directeur des chemins pour piétons et le schéma directeur du réseau cyclable - un pavé de 80 pages, dont 40 au moins ne sont que des copier coller d'études similaires - le maire compte soit sur les loisirs de ses concitoyens pour collecter leurs avis, soit sur leur somnolence estivale pour passer l'affaire comme chat sur braise. Quelques remarques donc:

    Combien coûte cette étude aux deniers publics à l'heure où l'on ne cesse de nous dire que l'argent manque (ce qui est faux mais bon)? 10'000 fr? Plus? L'information ne figure nulle part.

    Quel est le cahier des charges qui a guidé les ingénieurs du bureau Urba-plan? D'où viennent les propositions qui figurent dans le rapport? De la mairie, du Conseil municipal ou du cerveau des experts?

    Combien coûte la mise en œuvre de ces propositions? Existe-t-il des plans B? Urba-Plan est assez malain pour réserver le chiffrage a une deuxième étude, n'en doutons pas.

    On regrettera aussi de graves lacunes dans l'exposé de l'existant. 

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  • La pisciculture produit plus de protéine que l'élevage de bœuf, Berne l'anticipe-t-il?

    image.jpegEn 2050, l'agriculture devra produire 70% de nourriture de plus qu'aujourd'hui, dit la FAO. C'est sans doute impossible si l'on se contente d'extrapoler les conditions actuelles. Depuis la révolution verte dès années 50-60 (azote+nouvelles variété+chimie), les rendements ne progressent plus voire diminuent. Le monde ne risque toutefois pas de mourir de faim, car l'agriculture est sur le point d'entrer dans sa révolution industrielle.

    La pisciculture produit déjà plus de protéine animale que l'élevage de bœuf. Elle devrait se développer sur terre dans des bassins fermé où tout sera recyclé et on nourrira les poissons avec des farines de bactéries séchées qui auront grossi en ingurgitant du méthane.

    Science fiction?

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  • Ramadan à l'école: Genève, une République trouillonne

    Ramadan Hani devant le centre di nolfi.jpgAinsi, répercute ce matin mon journal préféré, il faut protéger nos enfants de la voix des religieux. Leurs maîtres n'auraient pas assez d'autorité (ou de crédibilité ou de compétence ou de charisme) pour recadrer si nécessaire leurs propos (assimilés forcément à des prêches et des sermons, à de l'endoctrinement).

    Il est vrai (c'est une formule) que la science que nos maîtres enseignent est  toute pure et vierge de toue idéologie, qu'elle est la seule vérité qu'on puisse entendre dans le sanctuaire de l'éducation genevoise. (Même l'orthographe est une divinité. La violer vous condamne à la remontrance voire à l'exclusion.) 

    Faut-il en rire ou en pleurer. Alea jcata est et Vade retro satana! 

    Ramadan est personna non grata. Ouste! Banni donc le croyant comme au temps de l'obscurantisme! Le nouvel ostracisme tombe le premier vendredi du Ramadan. Coïncidence? Calvin, dont Genève est si fière et qui a créé l'Académie (pour y enseigner le Coran des protestants) doit se retourner dans sa tombe des Rois. 

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  • Comment vous n'êtes pas sur F, T, L, G, P, Y?

    image.jpegCe graphique en dit long sur la révolution des médias. Je l'ai trouvé sur le blog du communicant 2.0, qui l'a lui-même tiré du site Search Engine Journal. Selon cette statistique, les branchés passeraient 41 minutes sur Facebook en moyenne par jour.

    Facebook comme Google, Twitter ou Pinterest, LinkedIn YouTube et les autres, tous d'origine américaine, l'empire de l'ouest (les autres gros, très gros sont chinois et restent encore largement cantonné dans l'empire du milieu), ne produisent rien. Mais ce rien est tout. Les commerçants non plus ne produisent rien et sont florissants que les paysans.

    Les réseaux sociaux n'ont ni rédaction ni rédacteurs, tout juste des filtres et des juristes qui bannissent les contenus jugés par la loi et par eux inconvenants, mais captent toujours plus la publicité. Les vieux médias - journaux, radios, télés - ont encore tous des rédactions d'information (enfin presque tous, 20 Minutes, le quotidien le plus diffusé en Suisse, n'a qu'une mini rédaction comparé aux grands journaux).

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  • Tariq Ramadan et les droits humains

    Infrarouge ne pouvait évidemment pas ce soir aborder tous les sujets ni répondre à toutes les questions que soulèvent les attentats terrorisés de Bruxelles. Personne n'a cependant eu le courage de contrer les propos formatés de Tarik Ramadan quand il a tenu un discours droitdelhommisme et culpabilisateur à l'encontre de l'Europe à propos de la crise des migrants, alors que la foi qui l'anime nie l'égalité des êtres humains, tient les infidèles dans un statut inférieur, perpétue des sociétés dans la domination des hommes et l'exclusion des femmes.

    Personne sur le plateau de Mamarbachi n'a osé dénoncer les  fondamentalistes islamiques dont les discours enflammés et les solutions simples ensorcellent quelques illuminés et poussent au suicide quelques délinquants..., mais aussi les politiques des puissances occidentales depuis deux siècles dans le monde arabes.

     

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  • Il n'est plus le Fils et il n'est pas ressuscité: un credo pour "Demain"

    credo des jeunes.jpgEn ce dimanche radieux des Rameaux (le temps qu'il fait à 11 h annonce le temps de l'année, disait-on naguère quand l'homme développé et sa voracité ne déterminaient pas encore le cours des saisons), l'église de Compesières est pleine. C'est devenu rare sauf à l'occasion de certains enterrements.

    L'unité pastorale Salève (à savoir les trois paroisses de Compesières, Troinex et Veyrier (près de 15'000 habitants) - qui n'en forment toujours pas une après une génération de concubinage -) a mobilisé les 8p et une poignée d'ados en marche vers leur confirmation.

    Une belle cérémonie, rondement menée par des femmes et célébrée par un prêtre vietnamien, dont, pour une fois, on sent poindre l'émotion au moment de prier pour les chrétiens persécutés, déplacés, migrants. Dans une génération, l'église de Compesières aura-t-elle un officiant syrien ou érythréen?

    À côté de moi une grand mère blanche, genre "Out of Africa", chuchote à deux petits Africains le mystère de la messe, la résurrection, la présence du Fils de Dieu. "Elle a bien du mérite, me glisse mon autre voisine. C'est bien difficile à croire et à transmette." Pas plus que de voir le soleil se lever chaque matin, me dis-je in petto.

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  • L'Université de Genève manque d'ambitions

    image.jpegQuand on n'est pas trop bien noté, on a tendance à critiquer le thermomètre. L'Université de Genève n'échappe pas à ce travers. Dans la Tribune de ce jour, elle ne trouve aucun autre argument crédible que "c'est la faute au compteur" pour expliquer le fait qu'elle émarge à la 131e place du classement des 800 universités considérées par The Times Times Higher Education, cinquième en Suisse derrière l'intouchable EPFZ mais aussi derrière l'EPFL, Bâle, Zurich et Berne. 

    Pire, Pablo Achard refuse de se fixer le but d'atteindre le top 50! "Non, répond il. Nous n’avons pas les budgets pour cela. En outre, ces classements restent partiels et partiaux. Nous préférons mener une politique à long terme et renforcer nos points forts plutôt que de courir après des critères volatils.»

    Typique d'une université de seconde zone. 

     

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