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  • Mère Teresa, une multinationale sans un dollar

    francois teresa.jpgFrançois (@Pontifex_fr) a sanctifié Mère Teresa, née Agnès en 1910 dans une famille albanaise, à Skopje en Macédoine, alors sous domination ottomane... Aujourd'hui, quelques 5000 missionnaires de la charité assistent les pauvres et les mourants dans 132 pays (4000 dans 120 pays, entendu sur CTV). Elle ne font pas de ramdam (traduction française de buzz).

    Une multinationale de l'amour qui fait rarement la une des médias occidentaux... Le moindre accident fait plus de clics que le don fait à un pauvre, c'est la loi de la presse. Ce soir ni la RTS, ni France 2 (pour ne citer que deux médias payés par tous les habitants) ne placent la canonisation en première page de leur site internet à l'heure où j'écris ces lignes (18-19h dimanche). La RAI si.

    Mère Teresa une une sacrée personnalité, une sainte emmerdeuse aussi.

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  • La fusion nucléaire et les Maasaï

    image.jpegIl n'y a rien de commun entre la fusion nucléaire et les Maasaï, sinon que ceux-ci, et nous, vivons sous le règne du soleil, une étoile en fusion; et que notre planète tourne autour à la bonne distance, un hasard dont on se demande aujourd'hui s'il se reproduit quelque part dans l'univers, si loin que le présent des hommes verts est un futur trop lointain dans le temps, hors de la portée même de notre imagination.

    A l'encontre de la quête du signal d'extraterrestres disparus, celle de la fusion nucléaire est un rêve bien présent de quelques scientifiques. Un de mes petits neveux a allumé le petit tokamak de l'EPFL. Ca n'a duré que trois  secondes. Ses yeux brillent.

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  • Les économistes sont des météorologues qui voudraient faire le beau temps

    thune 5 fr.jpgLe franc fort, un bien ou un mal? Le franc fort mépuré la force et la résilience de l'économie suisse et le souci de quelques étrangers fortunés de protéger (relativement) leurs biens. Il est la préoccupation des Suisses depuis longtemps (les consommateurs s'en plaignent moins que les travailleurs et encore moins que les exportateurs). La plainte est récurrente depuis que la Banque nationale, sous la pression de la planche à billets europenne (assouplissement quantitatif ou quantitative easing si vous préférez, dans ce monde qui ne comprend que l'anglais - et encore), que la BNS donc s'est trouvée contrainte de s'y mettre aussi, tout en laissant à nouveau flotter le francs qu'elle avait arrimé à l'euro depuis 2011, au taux de 1 fr 20.

    Du jour au lendemain, on s'en souvient, les acheteurs de biens et de services suisses virent leurs factures flamber de 20% et plus, mais assez vite moins en raison des efforts consentis par les entreprises et leurs travailleurs (efforts dont la fonction publique a été peu ou pas solidaires). Depuis, le franc fort est devenu la rengaine plaintive des exportateurs (plus d'un francs sur trois est gagné grâce aux marchés, une vérité qu'on ne rappelle jamais assez dans ce pays volontiers xénophobe).

    "Le franc fort", c'est aussi le dernier opuscule de l'économiste PLR vaudois Jean-Christian Lambelet. 

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  • On a droit à la croix, pas au turban de Mahomet

    zep croix.jpgMiséricorde! Notre ministère de l'Education nationale*, qui ne sait plus trop à quel saint se vouer depuis que la République a exclu les manifestations ostentatoires de la foi (qui fit ce que Genève est aujourd'hui encore aux yeux du monde), a donc cru bon de taper sur le clou de la laïcité quelques jours avant la rentrée des classes.

    Sa patronne, la socialiste Anne (Anne était la grand mère de Jésus), a cru bon entrelarder son opuscule de quelques dessins. L'incontournable ZEP, bédéiste genevois qui s'est fait un grand nom Outre-Jura et sait cultiver son audience en tricotant au-dessous du nombril, fut évidemment incontournable.

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  • "Combien de bits dans un octet?"

    image.jpegJ'ai posé l'excellente question, qui ouvre le dossier de L'Hebdo cette semaine sur la culture numérique en Suisse romande, à un de mes jeunes collègues: "Combien de bits dans un octet?" Il s'est gratté la tête et m'a sorti une FALSE réponse. Et a paru tout surpris quand je lui ai dit qu'un octet est une suite de huit 1 et 0 qui, arrangés différemment, permet d'exprimer nos lettres et nos chiffres à nous, bref de faire du parler binaire notre lingua Franca d'aujourd'hui. C'est un codage, comme le Morse. Mais est-ce bien nécessaire de le savoir? L'Hebdo l'affirme: l'école romande est une fabrique d'analphabètes numériques. So what!

    Faut-il apprendre et comprendre la mécanique pour conduire une voiture? Faut-il apprendre et comprendre la génétique pour ingurgiter les dernières thérapies? Faut-il apprendre et comprendre l'intelligence artificielle pour utiliser un traducteur automatique ou scanner la myriade de données que l'Etat détient et d'autres données plus riches que Facebook, Google, Snapchat et d'autres détiennent sur les élèves d'une école et dépister les signes prémonitoires d'un décrochage de l'un ou l'autre? Des alertes avancées que les responsables pourront exploiter en enclenchant la stratégie socio-pédagogique idoine qui permettra d'en raccrocher quelques'un à temps, générant ainsi un profit considérable pour eux, leur famille et la société? 

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  • Rentrée des classes: tic, tic, tic

    agnan.jpgLes Français sont en vacances jusqu'au 31 août, les Genevois et les Fribourgeois jusqu'au 28, les Vaudois jusqu'au 21 (comme Zurich), les Valaisans jusqu'au 17, les Neuchâtelois jusqu'au 14 (les Jurassiens jusqu'au 15 août, férié de l’Assomption oblige)... La rentrée des classes, c'est lundi dans plusieurs cantons dont Bâle et Berne. Champion des vacances d'été les plus courtes, les Argoviens, se contentent de trois semaines, du 16 juillet au 7 août. Ils sont déjà rentrés, si l'on en croit le calendrier officiel des DIP.

    Quoi de neuf en cette rentrée 2016, marquée par un quasi plein emploi en Suisse et beaucoup de peurs en Europe?

    Du côté de la formation, la société pédagogique romande remarque ce ci: Le rapport 2016 du World Economic Forum place la Suisse en tête de la liste qualitative des systèmes d’enseignement. Les acteurs de l’école dans notre pays peuvent en être fiers, mais pas au prix de leur santé.

    Bref, à l'heure de retrouver les terribles, les bavards, les paresseux, les casquettés, les quérulents (mais aussi pas mal d'élèves normaux et de quelques Agnan),  les enseignants sont fatigués. Grave?!

    Et les élèves dans quel état sont-ils?

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  • A Saint-Julien, le curé lit les condoléances des musulmans du Genevois

    image.jpegIl y avait du monde à la messe de 10h, ce dimanche à Saint-Julien-en-Genevois, pas loin de 300 catholiques, des familles, quelques jeunes; une petite poignée de pratiquants du voisinage suisse - "On aime bien venir ici, a dit l'une à la sortie, à Compesières, il n'y a plus que des vieux!"

    Le curé a lu une lettre de l'association des musulmans du Genevois. Elle dénonce l'assassinats du curé de Saint Étienne (Étienne, un juif, premier martyr chrétien): "Notre religion nous pousse au dialogue, au respect et à la tolérance envers notre prochains, en particulier nos frères chrétiens." Durant la messe, un peu plus tard, le curé a salué la présence du président de l'AMG et de son épouse. Une claque a declenché des applaudissements polis. 

    Mon Eglise n'a pas toujours prêché la tempérance et l'amitié. Loin s'en faut. Les curés va-t-en-guerre le disputent aux imams boutefeux. Cependant, Il est doux d'entendre des mots de paix et de fraternité en ce temps de colère et de vengeance aveugle. 

     

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  • Le terrorisme, l'info, le bon et le mauvais stress

    image.jpegEn Grande-Bretagne, 43% des arrêts de travail sont dus au stress, au mauvais stress, celui qui déchire, défait, démotive, mobbe, épuise, tue. Le bon stress n'est pas noté par les chercheurs, ou plus rarement; comme les bonnes nouvelles ne sont pas dans les jounaux, ou rarement.

    43 %. Il ne doit pas en être très différent dans les autres pays. Le terrorisme ajoute son aiguillon aux épines de la vie quotidienne, aux exigences du boulot, aux nouvelles technologies qui dégradent nos compétences - bientot les bots feront mieux notre job que nous-même.

    Déjà des résultats sportifs, économiques électoraux sont mis en forme par des robots qui puisent dans le big data des formules toutes faites et des résultats mieux et plus vite que les journalistes. La concurrence ne met plus seulement aux prises les entreprises mais leurs travailleurs. Qui sera le premier à tweeter l'événement, à raconter l'histoire, à nourrir la pieuvre informationnelle et ses tentacules voraces: Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Periscop, Pinterest et les autres. Et Google et Bing et les moteurs de recherche qui traquent en tout temps, sans arrêt, tous ce qui passe, tout ce que le web capte. Toile, mouches et moucherons. Qui est l'araignée?

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