Région - Page 4

  • Et maintenant, fêtons la paix de Saint-Julien!

    walker histoire de geneve.jpgVous l'avez remarqué, comme bon nombre de chroniqueurs, les blogueurs ont leurs dadas. D'une manière ou d'une autre ils ressassent leurs thèmes favoris. Je n'y échappe pas. Mes dadas sont notamment:

    1) la fusion de Servette FC avec le club haut-savoyard de Gaillard, devenu ETG (pour Evian Thonon Gaillard) mais portant les couleurs de l'eau la plus connue au monde, ce qui permettrait à Genève-Evian de jouer dans le championnat de France et sans doute de mobiliser des sponsors pour briller dans cette compétition d'un autre niveau que notre SuperLeague, de quoi glaner dans l'aventure quelques retombées collatérales et identitaires pour le Grand-Genève,

    2) la création de quelque 70 communes citoyennes, présidées chacune par un maire-député à plein temps, qui serait animateur de la démocratie de proximité, l'ensemble des maigres pouvoirs qui demeurent aux communes actuelles étant administrés par le Conseil d'Etat, dont le président porterait le titre de maire de Genève, et un Grand Conseil formé des 70 maires (d'arrondissement) et de 70 autres députés élus au suffrage proportionnel sans quorum. Exeunt les bientôt mille conseillers municipaux dont les pouvoirs sont souvent dispendieux, quand ils ne vont pas à l'encontre de l'intérêt général du canton...

    3) la commémoration de la paix de 1603...

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  • Le Grand Genève peu avant l'Escalade. And tomorrow

    ternier chateau.jpgLe Genevois vont commémorer bientôt l'Escalade, la seule fête populaire attachée à un événement historique. L'entrée du canton dans la Confédération suisse, dont le chapelet des manifestations s'égrène depuis bientôt un an dans une belle indifférence, n'a jamais rassemblé des foules au Port-Noir, pas plus que la libération de la cité, le 31 décembre 1813, non plus que le schisme de 1536 consommé par un théologien en mal de renommé, un de ces nombreux Français à qui Genève donna sa chance. La Constitution de 1847 ne donne lieu à aucun banquet, celle de 2012 non plus d'ailleurs. Tout juste la fusillade du 9 novembre 1932 sert-elle de commémoration identitaire à la gauche locale.

    Les fêtes religieuses scandent encore le calendrier commun et rythment quelques droits à des congés, mais n'emplissent plus les temples autant qu'avant, loin s'en faut. Seuls des festivals et et quelques fêtes, largement subsidiés par la Ville et les communes, attirent des foules disparates, mono- ou pluri-ethniques c'est selon; la plus grande d'entre elles étant la très courue fête de la musique, d'importation française, et les très tristes vide-greniers (gente le quartier est à vous), d'importation anglo-saxonne. Halloween n'a pas pris racine, la fête des voisin-es se cherche, la Lake Parade (s')ennuie, les fêtes de Genève, qu'en dire...

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  • Les cigales genevoises et les fourmis vaudoises

    Chacun est dans son rôle ce matin en page 3 de mon quotidien favori. Sous le titre citation: "La baisse de la fiscalité doit profiter à toute la population (de gauche)" notre maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno, surfant sur, dit-elle, une bonne idée du gouvernement vaudois, propose qu'en contre-partie de la baisse d'impôt dont les entreprises vont bénéficier d'ici 2020, elles s'acquittent de quelques charges sociales nouvelles: subsides aux crèches, prise en charge d'une partie de l'assurance maladie, financement d'un fonds pour mettre les chômeurs plus vite à la retraite.

    De son côté, le président du Conseil d'Etat, le libéral-radical François Longchamp, rappelle qu'il ne faut pas se tromper de combat. Si Genève envisage de baisser les impôts des entreprises, c'est pour que toutes soient traitées sur un pied d'égalité, but que partage évidemment la socialiste, mais surtout pour que Genève ne voit pas le quitter ces sociétés internationales qui font leur bénéfice ici sans y produire un iota de marchandise ou de service, mais qui financent l'Etat et créent des emplois souvent bien payés, ce dont profite Genève, car ces travailleurs sont taxés, eux, comme tout le monde.

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  • 44 tonnes d'or

    Dans le journalisme, il est toujours difficile d'illustrer les grands nombres, d'offrir aux lecteurs des images évocatrices et pertinentes. Ainsi dans l'histoire de l'or qu'on n'a hélas pas (encore?) découvert dans le tunnel de Champel, l'image du lingot s'est imposée soudain. Un sacré lingot!
    Que représente le 1,6 milliard du CEVA? Près de trois années d'investissements de l'Etat de Genève, la moitié du prix des 22 Gripen suédois, de quoi connecter tous les élèves suisses avec une tablette (voir ma note précédente). 1,6 milliard, c'est aussi un peu plus de deux mètres cubes d'or, soit 44 tonnes du métal jaune... Et le surcoût? Devra-t-on ajouter un mètre cube pour régler la facture?

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  • Poggia doit rire sous cape

    Qui peut croire que les 21 mois de travaux supplémentaires qu'annoncent les CFF et l'Etat de Genève ne va pas coûter un sous de plus aux contribuables?

    Que le percement des 45 km du tunnel ferroviaire du Gothard ait réservé quelques surprises est chose naturelle, mais que le forage de la moraine de Champel, quelques dizaines de mètres sous la surface du plateau, rallonge de moitié le temps de réalisation de l'ouvrage laisse pantois.

    Combien a-t-on dépensé en études avant de donner le premier coup de pioche? N' y a-t-il donc aucun responsable de ce retard, aucun ingénieur, aucune entreprise, aucune administration? Seule la fatalité et la malchance? Si au moins on avait trouvé quelques paillettes d'or à l'avant de la promenade des orpailleurs ou quelques schistes bitumineux dont l'exploitation aurait couvert les frais du forage. Mais non, tout ça, c'est la faute à la molasse.

    Les opposants, Mauro Poggia en tête, avaient évalué le coût du chantier à près de deux milliards. Combien a-t-on déjà dépensé? L'Etat ferait bien d'afficher un peu plus de transparence, histoire de ne pas se trouver surpris dans quelques mois.

    Quant au retard initial du chantier, il faut rappeler qu'il est bien davantage dû à la mise en conformité du projet aux quelque 350 réserves qu'avaient soulevées les autorités fédérales qu'à la résistance de quelques Champelois.

  • Un blogueur en tête à Saint-Julien

    Le centriste Antoine Vielliard est en passe de réussir son marathon politique. Avec 46,3% des suffrages, le conseiller général sort largement en tête du premier tour de l'élection municipale à Saint-Julien en Genevois, reléguant en troisième position le dauphin, Michel de Smedt, désigné par le maire socialiste sortant Jean-Michel Thénard. Il n'obtient que 26,7% des voix, juste derrière l'UMP Pierre Brunet 27%. Le deuxième tour sera serré. Vielliard a de sérieuses chances d'être le prochain maire. A noter que le Haut-Savoyard publie un blog* sur le forum de la Tribune de Genève où il reproche régulièrement à Genève de manquer à ses promesses.

    A Archamps, commune dont je suis le voisin immédiat, les jeux sont faits. Le maire sortant Bernard Jouvenoz a pris une veste. Sa liste, qu'il avait eu de la peine à constituer en raison de la règle chabadabada, du nom que les Français ont donné à l'obligation d'alterner une candidature féminine et masculine pour assurer l'élection des femmes dans les 36'000 municipalités de France, ne recueille que 29% des voix. Xavier Pin (UDI) emporte 15 des 19 sièges du Conseil municipal avec 55,76% des suffrages, ainsi le veut la loi électorale française qui donne une très grosse prime à la liste qui sort en tête et luis assure durant six ans de gérer sans grande opposition.

    A Saint-Julien comme à Archamps, c'est un coup de frein à la croissance débridée et au bétonnage que les électeurs ont voulu donner. Les maires sortants font les frais de l'incapacité du canton de Genève à bâtir les 2500 logements par an que ses autorités s'étaient engagées à sortir de terre en signant le projet d'agglo en 2007 et la convention du Grand Genève en 2012!

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  • Municipales 2014: mes voisins vont-ils changer de maire?

    La France est entrée dans le silence qui précède le rituel républicain de l'élection, en l'occurrence le premier tour des élections des conseils municipaux des quelque 36000 communes de France. La France, comme la Suisse, est un paquet de confettis politiques où la majeure partie des municipalités sont petites, voire minuscules. Il n'y a pas que la météo qui est soudain d'humeurs gibouleuses, bien des maires, des dauphins legitimes ou autoproclamés doivent se demander qu'elle bourrasque va, demain ou dans quinze jours, les installer dans le fauteuil du pouvoir municipal jusqu'en 2020 ou les emporter.

    Et mes voisins immédiats? Quel sort les électeurs, dans l'anonymat des urnes, vont ils leur réserver? Les maires voisins, ceux de Collonge sous Salève, d'Archamp, de Saint-Julien, de Bosset, de Beaumont, d'où mes aieux sont descendus au milieu du XIXe siècle en quête de travail, je les connais à peine. Je les ai rencontrés une fois ou deux. Comme la plupart de leurs collègues du Grand Genève, ils gèrent autant que faire se peu des communes que bouleverse la croissance échevelée de la région.

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  • 500 mètres de ville en plus: trop tôt, trop tard!

    500 mètres de ville en plus s'invite - maladroitement - dans le débat du 9 février sur la densification des zones de développement, ces zones que les urbanistes des années 30 à 50 ont dessinées autour de la vile de Genève et de quelques villages, prévoyant d'un avenir et d'une croissance qu'on ne craignait pas alors.

    500 mètres de ville en plus a toujours milité pour un pont routier et ferroviaire au-dessus de la rade, un projet très actuel. Il pourrait devenir un contre-projet à l'initiative UDC qui elle veut un tunnel entre le quai Wilson et le Port-Noir. Il s'inscrit un peu en amont de cet axe, bien plus près de la Ville que la traversée du lac entre le Vengeron et Collonge-Bellerive, que le TCS soutient désormais, lui qui a longtemps milité pour le tunnel ressuscité par l'UDC. Le Grand Conseil genevois doit décider s'il lui oppose un contreprojet auquel cas la commission aura encore un an pour en définir les contours.

    Pas sûr que le pont de fer de 500mdv+ contribue à la sérénité des débats... Une fois encore, la coalition des non, des décroissants, des muséophiles va l'emporter, au grand bonheur de tous les mikados qui peuplent notre parlement et qui ne représentent plus que 60% des habitants de Genève - les autres sont privés des droits civiques - et moins de 50% de ceux qui y travaillent...

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