Politique genevoise - Page 4

  • Dimanches sans, sans, sans...

    co deux plus plluant commerce.jpgDimanches sans voiture, sans commerce, c'est le credo des Verts (et de quelques autres urbains qui n'ont qu'une envie: rétablir l'octroi). Sans culte ni messe, il y a belle lurette que les dimanches le sont. Aurons-nous bientôt droit (plutôt devoir) à des dimanche sans chauffage et sans Internet?... Ce serait cohérent avec le catéchisme écolo.

    La planète (sa part occidentale) doit ralentir et redécouvrir la simplicité et la sobriété, tout le monde en convient. (Au passage, on remarquera que l'économie a normalement pour but une consommation spartiate des ressources et que c'est l'abondance des biens et des services dont certains sont quasi gratuits qui nous égare, mais qui a aussi permis aux classes laborieuses d'ici - comme on disait naguère - de goûter à un certain confort).

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  • Fribourg, Genève, Washington: où est le centre?

    IMG_3332.JPGL'info, ça se gère, donc ça se manipule. Tenez, ce mercredi 9 novembre, alors que toute l'attention du monde sera tournée vers Washington - la Rome des temps moderne, Pierre Maudet, ministre de la Sécurité (et futur président potiche (?)*) de la ci-devant République de Genève a convoqué la presse pour relancer la contestable extension de la prison de Champ-Dollon, du côté des Dardelles. Connaissant l'oiseau, ça ne peut pas être un hasard. 

    Le même jour, la gauche progressiste (version rétroviseur) annoncera qu'elle convoquera les Genevois aux urnes pour décider du prix du ticket horaire TPG: 3 fr ou 3 fr 20... On ne sait pas si notre présent président saluera, ce même jour, par un communiqué l'échéance du délai référendaire à propos de la loi qui porte son nom et promet de brider les spéculateurs dans le domaine des PPE....

    Tout ça pour dire que les Fribourgeois ont élu dimanche trois PDC et un PLR du premier coup grâce à leur alliance avec l'UDC locale.

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  • Que vaut Saint-Pierre de Genève (sans deniers)?

    reformes la une.jpgOù cours-je? Dans quel état j'erre? C'est la question - existentielle forcément - qui occupe le gros du journal Réformés. Le nouveau mensuel romand vient de paraître à 220'000 exemplaires. Il est le fruit (OGM?) de la fusion des Vie protestante de quatre cantons romands.

    L'objet de presse, dont le format est plus petit que 20 Minutes, s'ouvre évidemment sur Luther,  l'homme qui voulait réformer l'Eglise catholique mais qui ne voulait pas un schisme. Elle se termine, moins évidemment, par la citation d'un théologien catholique américain, Robert J. SChreiter: "La confiance est, en un mot, l'attitude fondamentale que Jésus requiert de ses disciple." (Calvin connaît pas. Pour vous en convaincre, tapez Calvin dans Google puis sélectionnez images...)

    La deuxième partie de cette fine feuille religieuse et "glocale" est cantonale. Chantal Savioz, ex–réd en cheffe de la VP-Genève, y parle thunes, en l'occurrence des coûts croissants et toujours plus insupportables de l'entretien des temples de pierre, qui accueillent de moins en moins de temples de chair.

    "Si l'Etat ne fait pas sa part, les protestants laisseront tomber la cathédrale Saint-Pierre!" Telle est, à peine forcée, la tonalité des échos rapportés.

     

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  • 36 millions pour des prunes (à l'alcool)

    poire à l'alcool.jpgÇa fait combien de décennies pour ne pas dire de siècles et même de millénaires qu'on conserve des fruits et toute sorte d'autres choses dans l'alcool? Qui n'a pas dégusté des cerises à l'eau de vie? Qui ne s'est pas étonné de voir une poire plus grosse que le goulot nager dans la williamine? Qui  n'a pas admiré le bateau en bois habilement glissé dans la bouteille de gnôle? Qui n'a pas eu un haut le coeur en voyant un cerveau ou un crapaud conservé dans l'alcool ou le formol?

    Et bien voilà que Genève veut/doit dépenser 36 millions pour sécuriser les conserver du Museum, nous dit ce matin mon journal préféré. On se pince et on se dit que le principe de précaution et les règlements concoctés en chambre n'ont pas fini de creuser la dette des collectivités publiques et de priver les pauvres de leurs subsides, les élèves des professeurs et les malades des soignants. Car ces 36 millions devront bien être pris quelque-part.

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  • SDA: la cité satellite de Bernex est une erreur

    berenex cite nouvelle carte.jpgVoilà bientôt 50 ans que Genève n'a pas construit de cités satellites. Les Meyrin, Onex, Vernier, Le Lignon, c'était les années 50 et 60, des cités à la campagne, séparées des villages qui leur ont donné leur nom. Je parle évidemment du micro-territoire genevois, celui sur lequel nos très nombreux élus (plus de mille avec les municipaux pour un territoire plus petit que Paris) ont un peu de pouvoir. Au-delà de la frontières, nos voisins, français mais aussi vaudois, ont étendu les villages et les bourgades sans considération de la terre agricole.

    De ce côté-ci, le syndrome du hérisson et de l'écureuil ont créé le concept des SDA, les surfaces d'assolement, des terres que la poignée de paysans encore en vie doit pouvoir labourer, ensemencer de blé et planter de patates, en cas de crise alimentaire.

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  • Cornavin: les millions de l'erreur originelle du CEVA

    ceva rade agglo fvg.pngQui se souvient qu'en juin 2002, par une journée caniculaire annonciatrice de vacances, le Grand Conseil genevois vota la loi 8719, qui ouvrait un crédit de 400,8 millions? C'était la part cantonale pour la construction du raccordement ferroviaire entre La Praille et les Eaux-Vives et l'adaptation des voies existantes entre Cornavin et la frontière suisse vers Annemasse, un chantier, le CEVA, devisé alors à 941 millions?

    Sept ans plus tard, alors qu'aucun travaux n'avaient réellement été engagés, la facture genevoise s'allongea de 113 millions, officiellement en raison du renchérissement et de quelques adaptations de sécurité, que les nombreuses études préalables n'avaient pas dépistés... Le devis total avait bondi de 941 à 1,45 milliard: + 50,4%!

    Jeudi 23 septembre 2016, le Grand Conseil a voté la loi 11912, qui ouvre un crédit de 425 millions de francs pour créer deux voies sous l'actuelle gare de Cornavin, un ouvrage, pompeusement baptisé noeud ferroviaire de Genève, devisé à 1,65 milliard de francs. Ce crédit couvre-t-il tout ou, comme celui de 2002, va-t-on au-devant d'une grosse rallonge, juste avant l'ouverture du chantier prévue en 2024?

    Et ce n'est pas fini, car le noeud n'est pas complet. En effet, ni le tracé du CEVA conçu au XIXe siècle et copié-collé tel quel en 2002 ni le nouveau crédit ne supprime le cul de sac de Cointrin

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  • Laïcité: à quoi sert la commission des droits de l'homme?

    IMG_3280.PNGLa science politique n'est pas très inventive. En quoi a-t-elle amélioré le fonctionnement de la démocratie depuis les Grecs? Les sondages d'opinion se multiplient, mais ils ne remplacent ni les élections ni les votations. Ils leur arrivent même de prédire des résultats faux. Influencent-ils les citoyens? 

    En matière parlementaire, la science politique ne paraît pas plus productive. Les débats sont lents, longs, répétifits. Ils ne garantissent nullement que la loi sera bonne, efficace, simple, facile à appliquer et à contrôler, économique...

    Le secret des commissions ne participe pas de la transparence et du contrôle citoyen. Voyez la commission des droits de l'homme, une spécialité du parlement genevois qui moud depuis des mois la loi sur la laïcité.

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  • La censure est toujours active

    censure palais de justice.jpgVu de notre XXIe siècle volontiers libertaire (sur le plan de la culture avec un grand Q s'entend), la censure étatique, qui protégea les Genevois de la vue de 350 films jugés licencieux, de 1934 à 1980, - il suffisait de passer la frontière pour aller voir Le cuirassé Potemkine ou Emmanuel à Annemasse - la censure donc apparaît à la fois scandaleuse et anachronique.

    L'historien Henri Roth fait le récit précis et documenté de cette tranche de Genève dans "Censuré", un ouvrage qu'il a présenté mardi au café Slatkine, un estaminet qui donne sur la rue des Chaudronniers et est adossé au Palais de justice... Cette justice qui s'employa longtemps, tant à Genève qu'au Tribunal fédéral, à Lausanne, à conforter les avis de la Commission de contrôle des films.

    La commission a été instaurée par le Gouvernement socialiste de Léon Nicole et maintenue sans faillir par les gouvernements radicaux puis multicolores qui lui succédèrent à la Tour Baudet. Jusqu'en 1980, quand L'Empire des sens eut raison des censeurs, car, dit enfin un tribunal en 1986, ils ont agi pendant 46 ans sans base légale. Un péché devenu mortel pour bien des règlements et arrêtés du gouvernement genevois.

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