Politique genevoise - Page 4

  • Déni démocratique et crise de l'autorité à Genève

    Genève aime donné des leçons au monde entier. L'esprit de G souffle en tempête sur la ville d'Henry Dunant. On aime les étrangers, dit l'officialité. On les accueille largement et plutôt généreusement (tout est relatif): les SDF, les travailleurs, comme les riches et les multinationales, appâtées celles-ci par les actions fiscales, comme nous le sommes par les fraises à un franc de la Migros.

    Le message "droit-de- l'hommisne" est cependant loin relégué en campagne électorale, tant l'affichage des méchants, des incultes, des petits, des aigris (cochez ce qui convient) est tonitruant. Des placards faits pour diviser les travailleurs: ceux qui habitent le canton de Genève, dont la moitié n'a pas droit de vote, et ceux qui habitant à l'étranger, dont une petite frange a le droit de vote (les Genevois délocalisés en France voisine).

     

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  • Pourquoi le PLR et le PDC ont perdu la majorité et ne sont pas près de la retrouver

    armoirie drapeau geneve.jpgLa législature qui s'achève a été particulièrement frustrante. Quelques modestes succès, beaucoup d'échecs. La faute, non pas aux députés qui, pris individuellement sont tous des personnalités respectables à quelques exceptions près. la faute au Grand Conseil tout de même, dont la division en trois blocs de force presque égale n'a pas permis d'assurer une majorité solide au gouvernement. Un gouvernement qui était paradoxalement composé de personnalités exceptionnellement proches politiquement les unes des autres. On était loin du temps où des Grobet, des Segond, des Ziegler, des Calmy-Rey, des Brunschwig Graf, des Cramer pour n'évoquer que les derniers temps, pesaient de tout le poids sur le collège.

    Que le Grand Conseil soit privé d'une majorité est une première dans l'histoire genevoise. Le MCG a fait la balance. Partout et nulle part, ce parti de rouspéteurs a fini d'ailleurs par éclater. Son aile droite constitué par le duo Stauffer Zacharias est devenue GEM (que je n'aime pas). Le reste des troupes courtise les fonctionnaires, comme le parti socialiste, au détriment de l'intérêt général. Et ce n'est pas dénigrer les agents de la fonction publique que de dire cela. Tout lobby qui devient trop puissant est détestable.

    Cette division du Grand Conseil reflète la division de l'électorat du canton. Il n'y a pas de raison de penser que cela change beaucoup ce dimanche 15 avril.

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  • Un nouveau Grand Conseil à Genève?

    pive.jpgDans moins d'une semaine, la composition du Grand Conseil de la République et Canton de Genève, le deuxième de l'ère de la Constitution de 2012, sera connue. Bien malin qui peut en deviner la couleur, bien audacieux qui ose un pronostic. 

    Une seule chose est certaine: le Grand Conseil genevois est depuis des lustres champion suisse de la langue bien pendue. Le prochain ne risque hélas pas de perdre ce trophée. La dernière session a été  presque entièrement consacrée à coudre une modeste loi sur la laïcité sans arriver à terme. Il n'y a pas une session qui ne s'ouvre sans un bouleversement de l'ordre du jour en raison des points urgents que le Conseil d'Etat réclament ou des délais de traitement qui sont dépassés. 

    L'efficacité du Grand Conseil genevois est médiocre. Qui en a fait le bilan? A-t-on entendu des nostra culpa?

    Faut-il balayer tous les députés sortants? Est-on bien sûr qu'un parlement 100% neuf ne sera pas très vite englué dans les mêmes travers?

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  • Et si Genève innovait et abandonnait le Vélib'

    vélos entassés parking.JPGVelib' ça sonne un peu comme Verts lib', une contradiction dans les termes. L'Etat, qui est selon certains le garant du service public et le seul à le faire bien par ses propres agents, démontre à Genève son incapacité crasse à favoriser le transport à vélo. Le Tribunal fédéral a justement remis les pendules à l'heure à propos de la concession d'un système de vélos en libre service dans 8 des 45 communes du canton.

    C'est qu'il s'est embourbé dans une lutte idéologique, celle, précitée, qu'il serait le seul à même de produire du vrai du bon service public. De nombreux exemples dans le monde et en Suisse qu'il n'en est rien. L'Etat doit toujours se demander s'il existe une solution moins coûteuse, plus simple, plus évidente, plus proche des besoins des usagers, avant de mettre ses grands pieds dans une politique.

    Dans le cas de vélib', s'est-on seulement demandé si un subventionnement important de l'achat de vélos par les habitants et l'installation de véritables parkings à vélos, nombreux, facilement accessibles, couverts et dotés de recharge ne coûterait pas moins cher sur le long terme que la mise en place d'un unique système de vélos en libre service?

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  • La Journée internationale des Fake News

    poissons d'avril.jpgLe 1er avril est la journée internationale des Fake News. Une fois l'an, nous, les consommateurs d'infos, sommes requis de faire fonctionner notre esprit critique et de débusquer la nouvelle qui est fausse, truquée, fabriquée de toutes pièces, volontaire exagérée, bref de nature à prendre à leur propre jeu les crédules que nous sommes tous peu ou prou (car l'humain aime croire).

    Ce 1er avril était particulier. C'était un dimanche et peu de journaux sont publiés ce jour-là. Donc peu de Fake news cette année. Et ce dimanche coïncidait avec la fête de Pâques. Un milliard de chrétiens ont rappelé que Christ est vraiment ressuscité.

    Une nouvelle proprement incroyable, pas scientifique pour deux sous, qui a certes eu des témoins, mais c'était il y a deux mille ans, et leur témoignage n'a fait l'objet d'aucun procès-verbal indépendant. 

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  • Serge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat

    Dal Busco lisant budget keystone.jpgSerge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat. La décision définitive dépendra bien sûr du résultat des élections le 6 mai prochain. Cependant, nous avons surpris une conversation hier sur le marché de Carouge où quatre des cinq candidats de l'Entente genevoise harponnaient gentiment les chalands de ce lieu... un brin d'herbe bobo.

    Luc, qui s'est fait une gueule de sénateur à la suite de sa dernière diète (il a perdu 14 kg tout de même), Nathalie, qui ne détonait pas du côté des acheteurs, Alexandre, une allure de Harry Potter monté en graine qui avait oublié son cabas, et Serge qu'on a trouvé plus serein et souriant que d'ordinaire (c'est dire). Manquait Maudet. Comme d'hab. Celui qui n'a pas besoin de faire campagne snobe le macadam. La petite troupe était venue de Plainpalais à pied. Elle passait presqu'inaperçue; heureusement que le député Forni avait revêtu son ciré orange,

    Bref, voici la nouvelle: Si les PLR retrouvent leur lustre d'antan et placent leurs trois candidats au Conseil d'Etat, ce qu'ils espèrent (et pour autant que la justice retoque les recours pour bulletins préremplis - il paraît que Longchamp s'est dit prêt à rempiler pour trois ou six mois au cas où...), ils redoutent néanmoins de devoir assumer toutes les cacades de la prochaines législature, si, en plus, il assume la présidence. Or, Maudet, l'absent, ne se voit pas second. Second président durable s'entend. Il ne peut être que premier. Et puis il a les yeux désormais braqués sur Berne. Il est perçu aussi comme trop cassant, trop solitaire, trop dominant, en un mot l'exact contraire du président Longchamp...

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  • Les trois maillons faibles à Genève

    parlement genevois 2013 2018.jpgGenève se passionne et s'interroge sur la composition du futur Conseil d'Etat pour la période 2018 2023*. Cinq pleines années comme l'a voulu la Constituante, ce qui économise en effet sur le budget des élections (-20% en 20 ans), mais risque d'engluer la gouvernance politique, d'accroître le poids de la fonction publique et de multiplier les recours, initiatives et autres référendums.

    Pauvre Genève, son gouvernement devra s'y prendre à deux fois pour être composé, le 6 mai prochain, alors que les Bernois viennent eux de recomposer le leur en une fois. Notez que ce n'est pas la seule énorme différence: Berne vient, ai-je lu dans Protestinfo, de supprimer la salariat des prêtres et des pasteurs. Ils ne seront donc plus des fonctionnaires d'Etat mais leurs églises conservent de belles subventions, dont les ministres du culte d'ici ont cessé de rêver depuis des lustres. Pendant ce temps, à Genève, les députés s'écharpent autour d'une malheureuse loi sur la laïcité, qui a bouilli deux ans en commission, indifférents aux coûts de leurs débats. Il est vrai que la démocratie, c'est comme la santé, ça n'a pas de prix.

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  • L'heure est aux bilans et aux dernières B.A.

    calendrier careme 2018.jpg"Vois comme cette petite chandelle répand au loin sa lumière ! Ainsi rayonne une bonne action dans un monde malveillant." A l'aune de William Shakespeare, la bonne action est l’envers du grain de sable, un petit rien qui fait tourner le monde. La vieille dame qu'on aide à traverser.  Ce colibri qui éteint l'incendie de la forêt. Les deux balles qu'on file à un mendiant ou à un musico dans le tram - Ah, vous donnez rien?... Il est vrai que les mendiants sont amendables à Genève (art 11A de la loi pénale genevoise) - 

    Qu'est-ce qui nous incite à faire ou à ne pas faire une B.A. quotidienne? La déclaration des droits humains? La devise des Français - Liberté, Egalité, Fraternité? Un vieux fond d'histoire sainte? Le pari de Pascal?

     

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