Politique genevoise - Page 3

  • Serge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat

    Dal Busco lisant budget keystone.jpgSerge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat. La décision définitive dépendra bien sûr du résultat des élections le 6 mai prochain. Cependant, nous avons surpris une conversation hier sur le marché de Carouge où quatre des cinq candidats de l'Entente genevoise harponnaient gentiment les chalands de ce lieu... un brin d'herbe bobo.

    Luc, qui s'est fait une gueule de sénateur à la suite de sa dernière diète (il a perdu 14 kg tout de même), Nathalie, qui ne détonait pas du côté des acheteurs, Alexandre, une allure de Harry Potter monté en graine qui avait oublié son cabas, et Serge qu'on a trouvé plus serein et souriant que d'ordinaire (c'est dire). Manquait Maudet. Comme d'hab. Celui qui n'a pas besoin de faire campagne snobe le macadam. La petite troupe était venue de Plainpalais à pied. Elle passait presqu'inaperçue; heureusement que le député Forni avait revêtu son ciré orange,

    Bref, voici la nouvelle: Si les PLR retrouvent leur lustre d'antan et placent leurs trois candidats au Conseil d'Etat, ce qu'ils espèrent (et pour autant que la justice retoque les recours pour bulletins préremplis - il paraît que Longchamp s'est dit prêt à rempiler pour trois ou six mois au cas où...), ils redoutent néanmoins de devoir assumer toutes les cacades de la prochaines législature, si, en plus, il assume la présidence. Or, Maudet, l'absent, ne se voit pas second. Second président durable s'entend. Il ne peut être que premier. Et puis il a les yeux désormais braqués sur Berne. Il est perçu aussi comme trop cassant, trop solitaire, trop dominant, en un mot l'exact contraire du président Longchamp...

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  • Les trois maillons faibles à Genève

    parlement genevois 2013 2018.jpgGenève se passionne et s'interroge sur la composition du futur Conseil d'Etat pour la période 2018 2023*. Cinq pleines années comme l'a voulu la Constituante, ce qui économise en effet sur le budget des élections (-20% en 20 ans), mais risque d'engluer la gouvernance politique, d'accroître le poids de la fonction publique et de multiplier les recours, initiatives et autres référendums.

    Pauvre Genève, son gouvernement devra s'y prendre à deux fois pour être composé, le 6 mai prochain, alors que les Bernois viennent eux de recomposer le leur en une fois. Notez que ce n'est pas la seule énorme différence: Berne vient, ai-je lu dans Protestinfo, de supprimer la salariat des prêtres et des pasteurs. Ils ne seront donc plus des fonctionnaires d'Etat mais leurs églises conservent de belles subventions, dont les ministres du culte d'ici ont cessé de rêver depuis des lustres. Pendant ce temps, à Genève, les députés s'écharpent autour d'une malheureuse loi sur la laïcité, qui a bouilli deux ans en commission, indifférents aux coûts de leurs débats. Il est vrai que la démocratie, c'est comme la santé, ça n'a pas de prix.

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  • L'heure est aux bilans et aux dernières B.A.

    calendrier careme 2018.jpg"Vois comme cette petite chandelle répand au loin sa lumière ! Ainsi rayonne une bonne action dans un monde malveillant." A l'aune de William Shakespeare, la bonne action est l’envers du grain de sable, un petit rien qui fait tourner le monde. La vieille dame qu'on aide à traverser.  Ce colibri qui éteint l'incendie de la forêt. Les deux balles qu'on file à un mendiant ou à un musico dans le tram - Ah, vous donnez rien?... Il est vrai que les mendiants sont amendables à Genève (art 11A de la loi pénale genevoise) - 

    Qu'est-ce qui nous incite à faire ou à ne pas faire une B.A. quotidienne? La déclaration des droits humains? La devise des Français - Liberté, Egalité, Fraternité? Un vieux fond d'histoire sainte? Le pari de Pascal?

     

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  • Ringard le salon de l'auto de Genève

    88e salon de l'auto.jpgQue voit-on sur le supplément officiel vantant le Salon de l'auto publié par la galaxie Tamedia et sur le site de Palexpo et celui du 88e GIMS lui-même? Des carrosseries, que des carrosseries. Agressives, sportives, hors de prix. Rien sur la mobilité urbaine, pas grand chose sur la voiture électrique et moins encore sur les navettes autonomes.

    Le Salon de Genève est à l'image de ses dirigeants, hors d'âge. L'avenir des médias secouent le landerneau politique et médiatique suisse, l'obsolescence du Geneva international motor show semble le laisser de glace. Comme si la mobilité au quotidien n'était pas aussi un service public.

    La lecture d'un des éditos de The Economist de cette semaine "Who is behind the wheels?" en ouverture à une série sur les navettes autonomes m'a incité à aller voir les archives du Journal de Genève qu'on trouve sur le site du Temps. J'ai tapé le mot automobile.

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  • Faut-il construire de nouvelles routes à Genève?

    verts harbor gateway los angeles.jpg

    La route des Nations qui doit relier le coeur de la Genève internationale à l'autoroute au nord du Grand Saconnex a été officiellement lancé en octobre 2017. Mais - faisons confiance aux amis des vers de terre et autres défenseurs des libellules (dont on doit bien évidemment défendre l'espèce comme toutes les autres, y compris la nôtre) - mais donc, soyons sûrs que quelques obstacles, oppositions riveraines, nappe phréatique, vestiges allobrogiens ou plus anciens ralentiront la création de cette voie voulue par la majorité du peuple*, via ses représentants au Grand Conseil. 

    La route Bachet-de-Pesay-Pierre-Grand que l'Etat a enfin mis sur les rails est semblablement contestée par les Verts, les voisins évidemment et par la commune de Plan-les-Ouates. Qu'importe que PLO soit une des plus riches communes du canton grâce au découpage des zones d'activités. Elle exige que le tram précéde les immeubles dans la vaste plaine agricole des Cherpines, où prospèrent encore quelques vestiges de notre art culinaire local: le cardon épineux argenté de Plainpalais AOP.

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  • Chers pendulaires, navetteurs, commuter, Pendler,... frontaliers

    fiscal 2011 frontaliers.jpgDans toutes les villes du monde, vous allez et venez matin et soir dans le bruit, la poussière, les gaz d'échappement, le stress, la promiscuité des transports publics, sacrifiant des minutes précieuses, parfois des heures, que vous enlevez à votre vie familiale. La ville centre qui vous emploie tire de votre labeur une bonne part de sa prospérité.

    Vous êtes pendulaires, navetteurs, commuter, Pendler, banor i periferisë, viajante habitual, abbonato... A Genève, vous êtes des frontaliers. Parce que vous habitez de l'autre côté d'une frontière fabriquée de toute pièce il y a 200 ans, vous voilà stigmatisés, vilipendés par voie d'affiche et feu de bouche. Vos plaques européennes vous dénoncent. 

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  • Hommes de pouvoirs, grosses têtes et grandes gueules à Genève

    armoirie drapeau geneve.jpgIl y a une chose qui frappe dans l'excellente série de mon journal préféré sur les hommes de pouvoir à Genève, c'est que la liste des nominés est inattendue. Certes, le banquier Ivan Pictet, l'homme de Genève gagne et de la fondation pour Genève, qui l'a ouverte, et l'industriel devenu financier Ernesto Bertarelli, l'homme du défi Alinghi, mais aussi de la vente de Serono à Merck, qui l'a close, sont deux incontournables de l'entreprenariat genevois. Les autres peinent à convaincre que leur influence dépasse significativement celle de beaucoup d'absents de cette série.

    Une autre observation me frappe, c'est l'absence de tout homme (et femme) politique, présent passé ou à venir. Aucun élu à Berne, aucun maire d'une commune ne serait donc un homme d'influence, aucun conseiller d'Etat passé, aucune conseillère fédérale même. Il est vrai que c'est le choix assumé de la rédaction à la veille des élections cantonales que de ne pas retenir les politiques. Cependant, dans les autres cantons, des industriels, des journalistes, des secrétaires patronaux, des syndicalistes, des paysans, des assureurs sont aussi des élus de poids.

    Sélectionner les 10 mecs qui comptent est évidemment un exercice casse-gueule: Quel serait votre propre liste des hommes d'influence à Genève? Et celle des femmes d'influence? (postez-la dans les commentaires!)

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  • 31 conseillers d'Etat et 623 députés: pourquoi faire?

    hannetons.png"De rien pour arriver à pas grand chose". C'est sans doute l'inconnu Axel Amberger qui a trouvé le libellé le plus véridique pour sa liste de candidature au Conseil d'Etat genevois le 15 avril prochain (voir toutes les listes). Quoique

    En quatre ans et demi (puisque la Constituante a eu la "belle" idée d'allonger la législature de quatre à cinq ans - avant 1957, on en était à trois ans, le cycle naturelle de la reproduction des hannetons...), en quatre ans et demi donc, nos députés ont voté pour près de 40 milliards de francs de dépenses et autorisé l'Etat à encaisser presque autant d'impôts.

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