Manifestations populaires - Page 5

  • Le Discours de Saint-Pierre, le Cé qu'è lainô et la paix du 21 juillet 1603

    Saint_Pierre de nuit.jpgH-7. Dans sept heures, nos sept sages dévoileront au peuple de Genève assemblé en la cathédrale, rendue au culte civile pour l'occasion, le menu de la législature qui court jusqu'à fin 2013.

    Quatre ans qui seront marqués, en automne 2012 - l'année même du tricentenaire de la naissance de Rousseau et à l'avant-veille du bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération - par le vote des citoyens genevois sur la nouvelle constitution.

    Seule une minorité des habitants de la région franco-valdo-genevoise participera à ce scrutin. Outre le taux de participation qui ne dépassera sans doute pas 40%, les 230'000 électrices et électeurs genevois ne représentent aujourd'hui déjà que 30% des quelque 750'000 habitants de la région.

    Comment élargir le corps électoral du Grand Genève est sans doute l'un des défis majeurs de la Constituante, qui débat précisément ce jeudi 10 décembre de l'octroi des droits politiques aux étrangers établis à Genève.

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  • La R'vue de Cohen: la succession est assurée

    r'vue aiglonne.jpgLes Genevois votent le 15 novembre pour se donner un nouveau gouvernement à la Tour Baudet. Mais il y a une succession plus imnportante pour la République qui se joue ces jours à la rue de Carouge.

    La succession de Jo Johnny, statufié, icônifier de son vivant, presque enterré, le pauvre bougre. Et bien, bonne nouvelle, le comédien g'nevois le plus durable a trouvé en Huissoud - "Mes copains m'appellent 40 cennnntiiiimes" - un excellent successeur sur les planches du Casin. Et pour assurer la parité, Ma'me Girod n'est pas mal non plus en consommatrice courtisée par Supercoop, Mistergros et leurs petits copains ostrogoths Lidl et Mmark qui lorgnent sa musaille.

    L'élection du Conseil d'Etat, vous n'savez pas c'que c'est? Note, ça' n métonne pas! Chuis une pièce rare dans la République, moi le G'nevouaaaas, une pièce bonne pour le Musée Mugnycipal, depuis que Brutus a tué César.

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  • Révolte paysanne: Emile Battiaz solidaire des laitiers

    Vendredi matin, Emile Battiaz était encore là à midi devant la Migros de la place du Cirque, solidaire des laitiers comme il dit qui n'arrive plus à nouer les deux bouts. Je lui ai donc demandé ce qui le motivait à interrompre les vendanges pour manifester en pleine ville.


    A 60 centimes le litre, le prix du lait n'est plus réménérateur. La jacquerie court dans toute l'Europe où des milliers de petites exploitations sont menacées de disparition car leur prix de revient est trop élevé par rapport aux usines à lait automatisées des grandes plaines.
    En Suisse, c'est Uniterre l'ex-syndicat - minoritaire - de Fernand Cuche qui mène le bal. Il réclame que les gros distributeurs - Coop et Migros en tête - paient le lait un franc le litre au producteur. Illusoire. A moins

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  • Un constituant expose des nus, rue du Diorama

    chevrolet dans son espace 17 sept 09.JPGLe quartier des Bains qui fait sa nuit tonight est décidément le lieu où il faut être à Genève. Entre la tour relookée de la télévision et la Tribune de Genève, les lieux branchés foisonnent. Hier deux arcades ont été inaugurées en marge des Design Days.

    La bien nommée rue du Diorama accueille l’espace Michel Chevrolet. L’animateur du Grand Réveil sur One FM 107.0 et de «Y’a le feu au lac» sur Léman Bleu installe son équipe de production dans ce qui fut un ancien magasin de peinture en gros. Question ravaler la façade, Michel s'y connaît...

    On ne le connaissait pas amateur de photos, celles d'Alexis Reynaud que le constituant élu sur la liste GE'avance a accrochées côté rue: des nus plutôt léchés.

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  • Fêtes et déchets: et si Genève adoptait la méthode bâloise?

    DSC02323.JPGDeux jours à Bâle pour voir van Gogh et Giacometti (le business de la culture draine des foules impressionnantes qui paraissent un brin zombisées).

    La ville qui a l'ambition d'accueillir les "JO" de l'architecture en 2020 est un patchwork d'immeubles de tous âges souvent sans grand caractère. Très vite les faubours sont atteints, faits de maisons alignées avec des petits jardins. Seul le front du Rhin qui creuse un fossé impressionnant donne à la cité rhénane une allure urbaine. La vieille ville patricienne est agréable et austère. Non loin, vers le nord, la tour de la Foire dresse sa façade de verre, auquel répond les cheminée des usines chimique vers l'ouest. Les trams verts cru et jaunes poste font la queue leu leu dans la Freiestrasse et sur la Marktplatz, où l'altier Rathaus rouge du XVe est flanqué de bâtiment des années 50 bons à dynamiter.

    A quelques pas la 30e fête du Klosterberg bat son plein. Un souk international, principalement africains, des stands alimentaires des bars qui se donnent des airs d'Ibiza. Une chouette ambiance. Le pasteur a installé un toboggan dans son église où l'entrée est à 7 francs pour les enfants et c'est gratuit pour les parents. Mais le clou de la fête est ailleurs et a quelque chose à voir avec la taxe poubelle

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  • Fêtes de Genève, tout le monde n'est pas à la fête

    fête de genève laurent guiraud.jpgGenève est fière de ses Fêtes de Genève. Il paraît que les organisateurs mesurent la popularité de la manifestation aux poubelles. Pas de doute, ce fut un succès! La plupart des hideuses corbeilles en treillis du mobilier urbain de la plus belle rade du monde dégueulaient généreusement, samedi soir, leur trop plein de couverts recyclables ou non, de papier gras, de gobelets et de bouteilles. Quant aux mégots de cigarette... la chaussée en était couverte. Triste image de la Ville. Mais la voirie a une nouvelle fois fait des miracles. Gloire lui soit rendu.

    Pas de gros pépins de sécurité non plus. Grâce aux médiateurs à casaque jaune aux polices privées, à la Police genevoise assez peu visible samedi soir. Un bémol, le très mauvais point répercuté par Al-Arabiya. Info ou intox, ça va être difficile de se faire une opinion.

    Reste le problème de la Ville dans son ensemble. Morte, éteinte, si ce n'est le bal des voitures cherchant une place de parking, sans repère, ni information spécifique avancée sur l'autoroute, sinon l'indication peu avenante d'un "centre-ville perturbé". Contraints, la peur au ventre à l'idée de retrouver son véhicule à la fourrière, de garer sur un trottoir, en marge de la légalité. Nombre de parkings privés ou semi-privés notamment ceux des administrations étaient fermés et donc vides. Seuls les abonnés y avaient accès.

    Cette incapacité d'accueillir les visiteurs n'est pas nouvelle, me raconte un collègue de retour de New York, où nombre de restaurants et de magasins sont ouverts 24h sur 24. [La photo est de Laurent Guiraud, qui en publie plusieurs autres sur son blog. A voir]

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