Gestion publique - Page 4

  • Election genevoise: Il faut cocher, alors cochons!

    marie therese cochons.jpgLe scketch de promo de Marie-Thérèse pour la Loterie romande n'a pas été évoqué lors de l'élection du Conseil d'Etat genevois. Pourtant les électeurs ont largement joué du crayon et coché tant et plus. Ce qui a valu à Maudet de passer la barre des 50% des suffrages et d'être élu au premier tour et à Poggia de sortir premier des six élus du second tour alors que, comme le remarque Pascal Holenweg dans son blog Cause toujours, son parti avait pris une gamelle au Grand Conseil. 

    Les votes des quelque 91500 bulletins scannés par la Chancellerie dimanche matin sont tous en ligne dans un fichier excel (ici). Chacun peut donc miner les données et y rechercher la réponse à l'affirmation qui sourd au PDC: C'est sûr, les PLR ont lâché Luc.

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  • Un grand ministère de l'Economie et des Finances?

    Maudet chemise blanche frautschi.jpgLe voisin vaudois, Pascal Broulis, a réussi à réduire, en sept ans, la dette vaudoise de 7 milliards à presque rien, à réaliser le projet de réévaluation des fonctions des fonctionnaires (le même projet Score qui traîne à Genève depuis que David Hiler l'a lancé il y a sept ans avec le même consultant...) à sauver la Banque cantonale (sans cadeaux fiscaux contrairement à Genève), à refinancer la Caisse de retraite des fonctionnaires, à faire adopter, avec son collègue PYM, RIE III (et à l'appliquer dès le 1er janvier 2019) et, grosse cerise sur le gâteau, à partager avec les communes vaudoises la moité de la facture sociale, qui ne cesse d'augmenter dans nos cantons en raison du vieillissement de la population et du décrochage de trop de jeunes et d'adultes du train économique qui ne cesse d'accélérer.

    A cette aune, les défis pour le futur président Pierre Maudet, le nouveau gouvernement et le nouveau parlement sortis des urnes le 15 avril et le 6 mai  sont considérables. 

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  • A Genève, un gouvernement mi-mi pour des défis 4.0

    Maudet et deux agents municipaux.jpgOn a connu le monocolore, le ni-ni, le à hue et à dia, nous aurons pour le prochain quinquennat le gouvernement mi-mi: mi-gauche, mi-droite. La balle au centre et l'arbitrage à Poggia?

    Mimi aussi car, le sans diplôme renvoyé, le gouvernement genevois apparaît très homogène, trop peut-être. Franchement, y a-t-il dans ce gouvernement des vraies divergences politiques? Entre un Maudet qui tend la main au sans papier avec Papyrus, un Hodgers qui densifie, une Emery Torracinta qui inclue, un Dal Busco naturellement au centre, qui va détonner? La libérale Fontanet classée la plus à droite? On en doute.

    Le sacrifice de Luc sur l'autel de la démocratie et l'accession d'un deuxième socialiste, c'est une chance pour Genève de retrouver les accords politiques nécessaires pour faire passer la réforme fiscale des entreprises, la modernisation de la fonction publique (caisse de pension, statut et grille des fonctions) et tenir le budget.

    Maudet va donc reprendre la Chancellerie et devra trouver un.e nouvel.le chancelier.e. Pour quoi faire? Et quoi d'autres? Que va-t-il garder de son ancien département? Sûrement pas la sécurité. 

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  • Et maintenant le Discours de Saint-Pierre

    131210_Prestation_Serment_38.jpg"Il y a 200 ans, Genève a choisi la Suisse... Mais Genève n'a pas choisi sa frontière. La vraie frontière de Genève, celle que la nature avait dessinée avant que la politique ne se mêle de géographie, c'est le Salève et le Jura." Ainsi commençait le discours de Saint-Pierre prononcé le 10 décembre 2013 par François Longchamp, premier président du gouvernement durable de la République et Canton de Genève. Ainsi qu'en avaient décidé les 80 constituants, pensant donner aux institutions une sinon une figure tutélaire du moins un homme à la barre.

    C'était oublier que la démocratie directe qui caractérise la gouvernance en Suisse et à Genève coupe vite la tête des Exécutifs. Une forme de révolution permanente, pourrait-on remarquer en ce 200e anniversaire de la naissance de Marx, gage d'une politique mesurée, équilibrée, mais aussi un peu frustrante*. 

    Que sera le Discours de Saint-Pierre du 31 mai 2018? Et qui le prononcera?

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  • Des députés performants. Vous avez dit performants?

    cloche grand  conseil députés.jpgMon activité de responsable des pages Opinions, Courrier des lecteurs et du forum des blogs - à 70% depuis un an - ne me laisse guère de temps pour rédiger. Cette semaine fait exception puisque j'ai publié une perspective et un article sans prétention. J'en parle parce que la perspective m'a valu quelques commentaires positifs et même une interview sur le sujet - la performance du Grand Conseil genevois - par Radio Cité. 

    Le mot performance a été mis en question par les députés que j'ai contactés. On peut certes en discuter mais l'autre mot que l'on utilise plus généralement - l'efficacité - renvoie à la même obligation, celle de définir les critères de rendement et de l'économie parlementaire.

    Qu'est-ce qu'une bonne loi? Combien de temps faut-il pour voter, modifier un texte légal? Comment fait-on pour évaluer la pertinence, l'efficience d'une loi? Qu'est-ce que le contrôle parlementaires? Comment doit-il s'exercer? Deux affaires récentes montrent combien le parlement genevois est loin d'être performant, efficace... La commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Adeline et la loi sur la laïcité. Deux fiascos de première classe. Sans conséquence sur les jetons de présence des élus. Au contraire. 

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  • Genève traite les eaux du Pays de Gex. Pourquoi Bellegarde ne pourrait-elle pas brûler nos déchets?

    sidefage bellegarde.jpgSera-t-il réélu celui qui n'est pas plus paysan que moi? Les supputations vont bon train. Pour retrouver son fauteuil, Luc  doit arriver dans les six premiers dimanche 6 mai. Rien n'est joué. Il suffit de lire ce que la tradition dit des Luc, un prénom d'évangéliste, pour comprendre que l'homme ne manque pas de ressources. 

    Pour se rabibocher avec les paysans, le ministre de l'Environnement a suspendu hier les études en cours pour enfouir les mâchefers des Cheneviers sous une terre agricole (dont le canton manquerait tant, dit Berne dont les compteurs sont restés bloqués au XXe siècles et qui ne compte pas les serres ni les vignes ni les bois ni les futures fermes à insectes, ni les champignonnières ni les autres systèmes de culture prisées par les Verts - jardins en toiture, hydroponie, aquaponie, permaculture etc. (dont les zones franches) - dans les capacités de production alimentaires du canton). 

     

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  • Pourquoi le PLR et le PDC ont perdu la majorité et ne sont pas près de la retrouver

    armoirie drapeau geneve.jpgLa législature qui s'achève a été particulièrement frustrante. Quelques modestes succès, beaucoup d'échecs. La faute, non pas aux députés qui, pris individuellement sont tous des personnalités respectables à quelques exceptions près. la faute au Grand Conseil tout de même, dont la division en trois blocs de force presque égale n'a pas permis d'assurer une majorité solide au gouvernement. Un gouvernement qui était paradoxalement composé de personnalités exceptionnellement proches politiquement les unes des autres. On était loin du temps où des Grobet, des Segond, des Ziegler, des Calmy-Rey, des Brunschwig Graf, des Cramer pour n'évoquer que les derniers temps, pesaient de tout le poids sur le collège.

    Que le Grand Conseil soit privé d'une majorité est une première dans l'histoire genevoise. Le MCG a fait la balance. Partout et nulle part, ce parti de rouspéteurs a fini d'ailleurs par éclater. Son aile droite constitué par le duo Stauffer Zacharias est devenue GEM (que je n'aime pas). Le reste des troupes courtise les fonctionnaires, comme le parti socialiste, au détriment de l'intérêt général. Et ce n'est pas dénigrer les agents de la fonction publique que de dire cela. Tout lobby qui devient trop puissant est détestable.

    Cette division du Grand Conseil reflète la division de l'électorat du canton. Il n'y a pas de raison de penser que cela change beaucoup ce dimanche 15 avril.

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  • Et si Genève innovait et abandonnait le Vélib'

    vélos entassés parking.JPGVelib' ça sonne un peu comme Verts lib', une contradiction dans les termes. L'Etat, qui est selon certains le garant du service public et le seul à le faire bien par ses propres agents, démontre à Genève son incapacité crasse à favoriser le transport à vélo. Le Tribunal fédéral a justement remis les pendules à l'heure à propos de la concession d'un système de vélos en libre service dans 8 des 45 communes du canton.

    C'est qu'il s'est embourbé dans une lutte idéologique, celle, précitée, qu'il serait le seul à même de produire du vrai du bon service public. De nombreux exemples dans le monde et en Suisse qu'il n'en est rien. L'Etat doit toujours se demander s'il existe une solution moins coûteuse, plus simple, plus évidente, plus proche des besoins des usagers, avant de mettre ses grands pieds dans une politique.

    Dans le cas de vélib', s'est-on seulement demandé si un subventionnement important de l'achat de vélos par les habitants et l'installation de véritables parkings à vélos, nombreux, facilement accessibles, couverts et dotés de recharge ne coûterait pas moins cher sur le long terme que la mise en place d'un unique système de vélos en libre service?

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