Gestion publique - Page 3

  • Bonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à Geneve

    Bellevue colovrex.jpgBonne nouvelle, la banque Lombard Odier reste à dans le canton de Genève! La question des gains et pertes fiscaux des communes est franchement secondaire. Elle doit même paraître anachronique au monde mondialisé des banquiers. Mais chacun a les problèmes de sa dimension. Genève (canton et communes) coupe volontiers les cheveux en quatre et réinvente volontiers la roue.

    Après le départ de Pictet au cœur du PAV (le quartier promis à devenir le nouveau Geneva Downtown, qui s'éveille lentement avec le grand chantier de Pont-Rouge), d'autres questions doivent intéresser les Genevois. Le quartier des banques va-t-il se vider et avec lui les commerces de luxe de la rue du Rhône? La nouvelle implantation à Bellevue renvoie à quelques autres questions clés: la traversée du lac, la boucle (dire aussi raquette) Cornavin-Cointrin et le déménagement (voir à ce sujet le blog de l'ingénieur Weibel) de la gare de La Praille à Colovrex... On peut aussi y ajouter que Bellevue pourrait être le point de départ d'une seconde ligne ferroviaire sur le plateau suisse... (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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  • La SSR, service public, défend les bureaux de poste, service public

    poste puidoux.jpgAllez, encore une louche de proximité larmoyante! La RTS, dont l'abonnement est obligatoire (ça s'appelle une taxe ou un impôt), nous livre à l'heure où j'écris ces lignes le troisième de cinq reportages sur ces bureaux de poste que La Poste va sacrifier. La Poste, le fruit de la mutation.

    On est à Puidoux, où la commune appelle ses habitants à résister contre le géant jaune et ses appétits de profits. Toutes n'ont pas cette belle résistance citoyenne chevillée au corps. Pourtant, susurre la journaliste, que le service public est bel et bon! Ainsi va l'émission Vacarme, tout entière penchée avec sollicitude sur les petits qu'on supprime. Sans jamais tendre le micro en direction des décideurs. 

    C'est la faute aux politiques, dit le syndic. Il ne comprend pas comment une entreprise à 100% en main public peut se comporter comme une multinationale sans foi ni loi. La RTS va-t-elle enfin interroger les responsables, un représentant de la majorité qui gouverne ce pays, un PLR bon teint ou un UDC? Que non! Elle tend le micro à l'incontournable conseiller national socialiste Jean-Christoph Schwaab, qui dit qu'on y peut rien faire: "Bien qu'en mains publiques, la Poste est régie par le droit privé." Un âne, ce socialiste!

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  • Les rentiers actuels de l'Etat de Genève vont-ils passer à la caisse?

    De combien de milliards la dette du canton de Genève va-t-elle exploser pour assurer aux 35'O00 fonctionnaire actuels leurs rentes de retraite? Le communiqué du président du gouvernement, François Longchamp, ne le dit pas. 4, 5, 6 milliards? Qui s'ajouteront au plan de recapitalisation voté quand la CPEG a été créée: 170 millions par année jusqu'en 2052.

    Il dit juste que le capital détenu par la CPEG suffit à peine à payer les rentes des retraités actuels (dans l'hypothèse où l'Etat de Geneve cessait de fonctionner). Il n'y a donc pas un francs pour payer les retraites des fonctionnaires actifs. Cependant, leur contrat de travail fixé par la loi leur assure bien une retraite fondée encore sur leur dernier niveau de salaire et non sur les cotisations qu'ils et que l'Etat versent chaque mois à la CPEG. 

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  • Je vais peut-être bien voter pour No Billag

    IMG_3435.PNGEmission phare de notre chère RTS, Temps présent avait une réputation d'objectivité, de pondération. L'émission de ce soir sur la LAMal qui dysfonctionne, qui met 30'000 habitants sur liste noire, qui paupérise les pauvres, érode les revenus de la classe moyenne âgée et qui enrichit les assureurs, était un parfait plaidoyer à charge.

    Bien sûr, l'assureur de service a  eu droit à sa part, tout comme la directrice de l'hôpital, borgne, ainsi que le ministre de la santé Karakasch, dont le discours pour une maîtrise de l'offre vient d'être battu en brèche par ses concitoyens -  les Neuchâtelois ont voté pour le maintien de deux hôpitaux contre toute logique économique.

    Le biais de l'émission tient au parti pris des deux journalistes, au ton de la voix, au montage. De bout en bout, la part belle a été donnée aux pauvres qui ne se soignent plus, qui bouffent des pâtes ou se noient dans les dettes. Jusqu'à la litanie finale sur les salaires scandaleux des directeurs, les réserves incroyables et l'opacité évidemment entretenue du système, l'haïssable privatisation du système. 

    De solutions, point évidemment. 

     

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  • Pourquoi je suis contre le plan de déclassement de Compesières

    compesieres ecole carte.jpgAujourd'hui, dit la FAO, s'ouvre la consultation pour création d'une zone sportive, d'une zone de verdure, d'une zone 4B protégée et d'une zone affectée à de l'équipement public (Plan N° 29992-505) à Compesières. Le hameau fut le chef lieu de la grande commune éponnyme, comprenant jusqu'au malheureux divorce de 1851, les actuelles municipalités de Plan-les-Ouates et de Bardonnex (avec Saconnex-d'Arve, Arare, Croix-de-Rozon, Charrot et Landecy et quelques autres hameaux).

    Le déclassement de la zone agricole de Compesières est une étape importante d'une saga politico-juridique vieille de plus de 25 ans, qui a coûté plusieurs centaines de milliers de francs à ma commune (on ne doit pas être loin des deux millions en comptant tout et même plus si l'on inclut l'échange avec la paroisse de Compesières)

    Tout ça pourquoi? Pour construire une nouvelle école, l'actuelle qui a formé depuis 1898 des milliers de gosses dans un immeuble Camoletti, dont l'architecture dénote singulièrement dans le site de la campagne genevoise, n'offre pas les 80 mètres carrés d'espace réglementaire et est trop petite pour accueillir la population. Le premier pavillon scolaire provisoire date de 1982! Le dernier en date devra être démoli en 2018!

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  • Genève est une ville sûre

    twitter police.jpgMardi 14 février, jour de la Saint-Valentin. Voilà cinq jours que @GenevePolice n'a rien tweeté. Pas le moindre fait divers, pas le moindre petit dealers de quartier. Qui a dit que Genève est une ville peu sûre?

    Heureux pays. Pourtant la prison Champ Dollon, dont la surpopulation ne fait plus la Une des gazettes, reste bien pleine. Comment  font donc les Bataves qui parviennent même à faire des thunes en louant des cellules aux Belges?

     

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  • La gauche est majoritaire dans le pays

    IMG_3428.PNGUne fois n'est pas coutume, la gauche est majoritaire en Suisse. Sans le lancement par le Parti socialiste du référendum contre la RIE3, nous ne l'aurions pas su. En France, le Parti socialiste gouverne par décret (49.3) et impose une loi également disputée sur le travail... Deux nations, deux médiations des divisions...

    Si la gauche l'a emporté ce dimanche et sans discussion - pas comme l'UDC le 9 février 2014 - est-ce qu'en Suisse comme ailleurs les repères sont bousculés, la géographie politique brouillée, les frontières entre les partis poreuses ou n'est-ce qu'un incident de parcours qui vient jeter un caillou dans une chaussure qui reste bien ficelée à droite ou encore n'est-ce pas qu'au fond le vote de dimanche est un vote de repli, un vote UDC, par lequel on refuse que l'étranger, ce dimanche le grand capital, à d'autres occasions le migrants, l'idéologie étrangère, viennent faire la loi chez nous?

     

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  • Poggia n'aime pas les milliards

    Poggia teaser.jpgIl y a quelques jours le consultant Ernst & Young (EY pour les intimes, dont le CA et l'équipe dirigeante sont exclusivement masculines) publiait une étude choc au titre alarmiste: Les primes d’assurance maladie vont doubler d'ici 2030. Ces quinze prochaines années, les coûts de la santé devraient en effet augmenter de 60%, à 116 milliards de francs (contre 71 milliards en 2014, soit 11% du PIB), dit EY en allemand (english et français coming soon).

    Une addition qui fait froid dans le dos. Et bien, sur son arbre perché, Me Poggia - ci-devant ministre des HUG, mais sans pouvoir sur l'assurance maladie et les autres prestataires de soins - n'en croa pas un mot dans le résumé du Plan de promotion de la santé 2030 qu'il vient de laisser tomber dans le marais politique en ce 8 février tout plein de crachin.

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