Gestion publique - Page 2

  • 31 conseillers d'Etat et 623 députés: pourquoi faire?

    hannetons.png"De rien pour arriver à pas grand chose". C'est sans doute l'inconnu Axel Amberger qui a trouvé le libellé le plus véridique pour sa liste de candidature au Conseil d'Etat genevois le 15 avril prochain (voir toutes les listes). Quoique

    En quatre ans et demi (puisque la Constituante a eu la "belle" idée d'allonger la législature de quatre à cinq ans - avant 1957, on en était à trois ans, le cycle naturelle de la reproduction des hannetons...), en quatre ans et demi donc, nos députés ont voté pour près de 40 milliards de francs de dépenses et autorisé l'Etat à encaisser presque autant d'impôts.

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  • La belle, la bête et le CEVA

    marguerite fleur.jpgJe t'aime, un peu, beaucoup, à la folie... pas du tout. Je t'aime, un peu, beaucoup, à la folie...

    Lisa a une bouche un peu "poteuse". Elle a glissé vendredi dernier sur les ondes de notre radio nationale à abonnement obligatoire un petit mot qui fait depuis le beurre des gazettes à défaut de faire le buzz sur les réseaux. "Mais vous êtes fou Monsieur Barthassat". Le grand Luc a répliqué du tac au tac: "Pas de vous en tout cas!" Et voilà la machine médiatique mise en branle. Mon journal préféré a sondé les propos des deux élus d'où il ressort que l'un comme l'autre ont proféré des vérités approximatives. 

    Mais personne. à ma connaissance, n'a relevé que le coup d'arrêt donné aux trams, outre les recours collectifs ou individuels que permet notre démocratie surdéveloppée - signe qu'elle se soucie peut-être plus des intérêts particuliers que du bien commun - s'explique aussi par le siphonnage du budget des investissements qu'exerce la construction du CEVA: près de 2 milliards (dont 235 millions d'euros côté français) au dernier compte, dont deux tiers à la charge de la Confédération (proportion promise en 1912 par la régie alors toute jeune des CFF).

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  • Socialistes, PLR... c'est dur la campagne à Genève

    89A55B65-FC4F-42AC-9856-3465D3BF2F5C.JPGLes trois candidats socialistes au Conseil d'Etat étaient ce vendredi à l'épicerie-bistrot l'Eki-thé, à deux pas de chez moi. Le commerce est géré sur le mode de l'économie sociale et solidaire, un seul salarié, plusieurs bénévoles. Une quinzaine de militants, deux ou trois candidats au Grand Conseil, un PLR et une PDC ont répondu à l'invitation de la section du PS Genève-Sud. La table est mise. Elle est accueillante. En octobre 2013, 69 bulletins socialistes ont été comptés à Bardonnex, 5% des 1361 électeurs de la commune (54% ont exercé leur devoir civique). Où sont-ils ces électeurs socialistes?

    Les trois candias libéraux radicaux au Conseil d'Etat étaient ce samedi matin à la salle communale de Troinex, à deux pas de chez moi. Une petite centaine de militants et de curieux ont répondu à l'invitation des sections PLR de Bardonnex, Troinex et Veyrier, dont une grosse dizaine de candidats. Le PLR fête les rois et offrent aux convives des couronnes et des galettes à la frangipane. Des ballons bleus gonflé à l’hélium butent sur le plafond bas. Quatre conseillers municipaux PLR de Bardonnex ont fait le déplacement. En 2013, les urnes ont livré 173 bulletins PLR, soit 12,7% du corps électoral. 

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  • Mais qu'attend Genève pour copier les CFF?

    pav vue d'artiste.JPGMon journal préféré m'apprend ce matin que les CFF ont vendu leur projet immobilier à Pont-Rouge à quatre investisseurs suisses pour un demi-milliard de francs et qu'un cinquième de cette somme ira recapitaliser la caisse de retraite des cheminots qui, comme la caisse de retraite des fonctionnaires genevois, souffre des taux bas. Evidemment le mal qui ronge la caisse genevoise est sans commune mesure avec les soucis financier de la caisse de pension des CFF.

    Pourquoi l'Etat de Genève ne bâtit-il pas fissa des tours dans le PAV pour les offrir aux investisseurs, qui tirent la langue pour trouver à placer de manière profitable l'argent des fonds de retraite que les Suisses et d'autres mettent de côté chaque mois? C'est que la régie fédéral bénéfice d'un privilège (exorbitant à Genève?), celui de pouvoir grandement s'affranchir des règles d'urbanisme des cantons. Ainsi CFF Pont-Rouge ne contient aucun logement. Que des surfaces commerciales. Une mine d'or en effet.

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  • En Batou, ma mie, ma mie, en Batou, Genève sur l'o(seille)

    Batou jean.jpgOr donc, signale mon journal préféré, le député Batou a trouvé les milliards que le bon ministre Dal Busco et son poisson pilote, le ci-devant président de la République, réclament aux contribuables pour renflouer - une fois de plus, mais définitivement cette fois -le bateau des retraites des fonctionnaires, lequel, comme chacun sait, ne possède qu'une demi quille. La CPEG pourrait sinon chavirer rapidement, du moins laisser les fonctionnaires actifs actuels en cale sèche, si l'Etat devait mettre la clé sous la porte.

    On vous le concède, ça n'est pas près d'arriver. Cependant, au temps où les radicaux étaient encore vaillants et avaient l'audace de vouloir marier la République du bout du lac avec le Pays de Vaud, il aurait bien fallu que chacun des époux mette ses comptes à plat et son bilan à ciel ouvert. Pas sûr que les Vaudois aurairent repris les caisses de retraite (elles naviguaient alors séparément) sans piper mot.  

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  • Pont Rouge, une nouvelle gare qui regardera passer les navettes automatiques

    pont rouge.jpg

    Pont-Rouge (webcam) sera donc inaugurée le 8 décembre (deux jours après la Saint-Nicolas) à l'occasion du prochain amélioration des horaires des transports publics suisses. En fait la halte voyageur du futur RER lémanique Evian Lausanne existe déjà depuis quelques années. La nouvelle, c'est qu'elle va être connectée à un centre commercial, un centre des affaires, encore en plein chantier et que le cheminement des voyageurs entre le parking de l'Etoile et l'arrêt du tram 15 risque  d'être encore un rock & roll pour quelques mois encore.

    Mais quand on aime les transports ferroviaires, on ne compte pas, on se sacrifie même. Comme les futurs usagers savoyards du CEVA qui circulent en bus et les usagers de la ligne Genève Lausanne qui emprunteront eux aussi le bus dès 21h50 du dimanche au jeudi pour rallier Genève... Adaptation de la ligne à la cadence au quart d'heure oblige.

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  • Combien de pauvres à Genève quand Caritas est né?

    0533AE45-0EA3-4E50-ACD2-63E938212A3E.jpegCombien de pauvres à Genève quand Caritas Genève est né? La question laisse sans voix les premières personnes que j’interpelle, dont le président Trabichet, alors que s’ouvre le symposium de Caritas Genève à l’occasion du 75e anniversaire de l’institution caritative.

    Traditionnellement adossée au monde catholique, l'oeuvre caritative agit depuis des lustres déjà sans distinction de classe, d’origine, de condition, de religion. Aucun prêtre n’était d’ailleurs visible à Uni Mail, aucun n’a été invité à prendre la parole pour rappeler les origines de la solidarité et notre pauvreté ontologique.

    L'entreprise Caritas (car c'en est une) est-elle tombée dans le monde des experts, des checheurs (on ne dit plus des savants), ceux qui ne parlent pas (plus) des pauvres, mais des exclus, des désaffiliés, des vulnérables?

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  • L'alimentation, l'agriculture suisse et le prix de tout ça

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    J'avais intitulé mon travail de diplôme (master) d'agronomie à l'EPFZ: "Les jardiniers du paysage". C'était dans les années 70, juste après les deux chocs pétroliers, la crise horlogère et les remous créés par l'étude futuriste, qui s'est révélée très largement fausse, "Halte à la croissance" du club de Rome.

    A l'époque on se préoccupait sérieusement du seul fléau réel qui menace le monde, la croissance démographique. Des politiques volontaristes et plutôt mal conduites de l'enfant unique en Chine à la vasectomie obligatoire des mâles en Inde et à la régulation des naissances ailleurs (sauf dans les pays catholiques et communistes où la prospérité naît des naissances, ce qui a permis tout récemment à Jacques Attali d’affirmer l'Université de Genève que la France est le pays le plus puissant d'Europe).

    Depuis la chute du Mur de Berlin, 12 ans après mon travail de diplôme, la Berne fédérale - c'est à dire le Vorort devenu EconomieSuisse qui dicte la politique économique de ce pays - a décidé de rendre l'agriculture suisse eurocompatible.

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