France - Page 2

  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

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  • La raquette de Cointrin et le coup manqué du CEVA

    IMG_3433.PNGDans son dernier bulletin, le TCS genevois donne la parole au projet ferroviaire de l'ingénieur Weibfel, lequel remet sur le tapis la suppression du cul de sac de la gare de GVA (Geneve Voltaire Aéroport), en créant une voie de retour sur Cornavin du côté du Vengeron. De son côté, le Conseil d'Etat a changé ses plans initiaux. En 2007, dans son premier projet d'agglomération, il proposait une raquette pour relier Cornavin à Cointrin. Il a opté en 2012 pour une croix ferroviaire avec une voie qui passerait sous la gare et sous la piste de Cointrin pour retrouver ensuite la vieille ligne du PLM de 1860. 

    Il s'agit dans les trois cas de réparer une erreur essentielle du CEVA: Le tracé du RER lémanique, conçu à la fin du XIXe siècle, ne dessert pas l'aérogare. Et pour cause! En 1900, l'avion n'existait pas. 

    En prenant un peu de hauteur, on se rend bien vite compte que le CEVA tourne à l'envers et qu'une option qui aurait marié le train et la route dans une traversée du lac (plutôt qu'un tunnel uniquement ferroviaire et bruyant sous Champel) aurait permis de mieux répondre aux besoins du Grand Geneve. 

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  • Pourquoi vit-on au pied des volcans?

    volcan plusieurs.jpgC'est une chose singulière de voir que tant les humains par millions continuent de vivre au pied des volcans, dont l'histoire a montré combien ils peuvent être meurtriers et même changer le climat de la planète entière au point, dit-on d'affamer les gens à des milliers de kilomètres de leur bouche éructante et de les pousser à la révolte.

    Il en va de même des zones sismiques, du côté de LA, d’Istanbul et d'ailleurs, des zones inondables ou exposées aux tsunamis, où des ingénieurs et des administrateurs, dont on ne peut mettre en doute la compétence, n'ont pas hésité à bâtir des centrales nucléaires.

    Vivons-nous, alors que nous allons commémorer les 40 ans de Mai 68, au pied d'un volcan social? Sommes-nous à l'aube d'une éruption cataclysmique, cathartique?

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  • 450 jours avant... Mai 68

    IMG_3383.PNGSéquence nostalgie. Nous entrons dans une période de commémoration lourde. Ce n'est pas bon signe quand on regarde l'avenir dans le rétroviseur, façon "C'était mieux avant".

    1917, c'est la révolution d'octobre (qui a lieu en novembre chez nous, parce que chez eux, en sainte Russie, le calendrier du pape Grégoire calé sur le soleil n'est pas en odeur de sainteté), la grande révolution des "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!", donc, celle des lendemains qui chantent. Elle a échoué dès son avènement.

    Ses idéaux, quasi catholiques, ont néanmoins forgé une partie du XXe siècle et restent puissants à l'heure où la concentration de la fortune s'accroît, bien que la pauvreté ait reculé et que les conditions de vie se soient notablement améliorées.

    1918, dans 450 jours ou presque, c'est Mai 68. 50 ans déjà. 

     

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  • 15 degrés en 1900

    IMG_0773.JPGMon appartement est en pleine bise. Il y fait 16 degrés. C'est plus que la température jugeait normal, autour de 1900, à Paris, dans les appartement, si j'en crois ce thermomètre Lardi vu dans une brasserie du côté des Grands Boulevards (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

    Son examen attentif indique que la température normale d'une chambre de malade est de 20 degrés. Et qu'à Paris le mercure était tombé à -18 en 1809 et 1830 et -21 en 1871. On sortait alors du petit âge glacière, dont les causes restent sinon inconnues du moins disputées, comme les autres variations du climat d'ailleurs depuis les origines, jusqu'à ce XXIe siècle, an I de l'anthropocène, qui voit en l'homme, le responsable premier des maux qui mettent la création en péril. 

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  • A quoi sert la peinture?

    Un soleil blanc et bas ne réchauffe pas l'hiver. Le vent balaie le Jardin des Tuileries. On se croirait dans un dessin de Tintin. Le ciel est bleu, plat avec quelques nues blanches sans volume. L'allée en sable compactée jaune s'étend sans relief. Les arbres dénudés dessinent leurs entreras de branches, brouillant la vue des immeubles de La Rue de Rivoli et le musée d'Orsay.

    Au fond du jardin, la grande roue tourne lentement dominant la Concorde. Son axe semble posé sur l'obélisque, arraché naguère à Karnak, sans que cette spoliation ne choque les accusateurs des destructions de Palmyr... Ce n'est pas la même chose, dit-on, Daech détruit, les Européens exposent. Je ne suis pas d'accord... à gauche l'orangerie ferme un des coins du quadrilatère du jardin.

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  • Paris, gare de Lyon

    IMG_0705.JPGJadis, ma grand-mère Camille prenait le train à Archamps, quand, une fois l'an, elle se rendait à Paris visiter un lointain cousin (inventeur de quelques véhicules à chenilles qui menèrent Paul-Emile Victor aux pôles, racontait le cousin, que j'imaginais en Tartarin de Tarascon avec son chapeau décoré d'une plume). Nous sommes partis de Saint-Julien, avons attrapé le TGV de Genève à Belgrade. Trois heures après, nous étions à la Gare de Lyon, où demeurent l'incontournable Train Bleu.

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  • 1516, 1603: on ne fête pas la paix

    paix de fribourg.jpgCe 29 novembre, quelques officiels ont commémoré à Fribourg le 500e anniversaire de la paix perpétuelle entre La Suisse et La France. Dans l'indifférence quasi générale. Dans mon journal préféré, l'affaire est réglé en une citation diplomatiquement correcte du ministre français des AF: "La Suisse n'a jamais confondu la neutralité avec l'indifférence" qui peut se lire aussi "Point d'argent, point de Suisses"...

    Qui se souviens de cette date du 29 novembre 1516, alors que tous les écoliers de Suisse de France et de Navarre connaissent Marignan 1515, la défaite des Suisses (une partie d'entre eux, l'autre partie avait quitté le front faute d'avoir été payée par le duc de Milan) face à François 1er (opportunément sauvé par une troupe vénitienne qu'il n'attendait plus)?

    Est-ce parce que le roi de France s'achetait par le contrat de Fribourg le service quasi exclusif des valeureux soldats de la Confédération naissante, que la paix perpétuelle ne laisse pas autant de trace dans nos mémoires que la bataille?

    Qui se souvient de 1603?  

     

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