Europe - Page 5

  • Pourquoi les pays arabes ne décollent-ils pas?

    image.jpgPourquoi les pays arabes ne décollent-ils pas? Je n'ai pas la réponse à cette question. Elle me poursuit pourtant. Car je suis convaincu que l'avenir de l'Europe est étroitement liée à la capacité de ces États d'entrer dans un processus de normalisation fondé sur une émancipation citoyenne, la liberté et l'égalité.

    Pourquoi ça bouge ailleurs, en Asie, en Amérique latine, en Europe, en Afrique même. Pas dans les pays arabes?  Le facteur religieux a sans doute un impact comme il en a eu et en a peut être encore entre les pays de tradition catholique et les pans de tradition protestante où le succès économique est un don de la providence qui exige une contre-partie philanthropique. Et l'égalité de droit un principe (en principe évidemment). Mais l'islam n'est sans doute pas seul en cause, l'Iran, la Turquie, l'indonésie se développent à des degrés divers.

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  • Bardonnex peut accueillir 2, 3, 10, 50 familles de réfugiés à Compesières

    image.jpgL'Allemagne pourrait, lit-on, accueillir 800'000 refugiés cette année. La Suède qui héberge à peine plus d'habitants que la Suisse s'apprête à en héberger 90'000. En France, un ex-ministre de droite, président des maires de France, sans doute bon catholique, refuse une répartition obligatoire des 24'000 migrants que le président Hollande a décidé d'accepter. À Berne, on va palabrer sur le sujet de l'asile toute la journée. 

    Que fait ma commune de Bardonnex? Que fait ma paroisse de Compesières? 

    - L'une, ma commune, pourrait accueillir très vite deux ou trois familles de réfugiés dans la grande cure, vide depuis des mois, mais parfaitement habitable, située juste au-dessous de la mairie, dans le château de Compesières, qui appartint, jusqu'à la révolution française, à l'ordre hospitalier des chevaliers de Malte, qui y entretient encore un musée,

    -L'autre, ma paroisse de Compesières, pourrait mettre à disposition de manière transitoire, pendant l'hiver qui vient, l'église de Compesières, un bâtiment chauffé mais vide, qui, avec quelques aménagements simples, pourraient  loger dix ou vingt familles selon le besoin. Durant ce temps, les cérémonies religieuses pourront être dites à Troinex, dont l'église est vide aussi la plupart du temps. 

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  • 80 millions de francophones, c'est une prison

    image.jpgIl y a déjà quelque temps, un savant avait, sur France Culture, comparé la connaissance à la surface d'un ballon de baudruche. Au début, disait-il, le ballon est à peine gonflé, un seul homme pouvait alors saisir la totalité ou presque de la surface et connaître toute la conaissance alors connaissable - encore que je me demande si Aristote aurait été capable de faire du feu avec deux silex.

    Plus la connaissance augmentait, plus le ballon se gonflait et sa surface s'étendait, rendant l'omniscience rapidement impossible. Aucun savant ne sait tout. Pire, ajoutait le savant de France Cul, la surface s'étirant plus vite que le volume (au carré du rayon). Très vite des îlots de connaissance sont apparus à sa surface entourés de mers puis d'océans d'inconnus. Pire encore, chaque îlot a développé son vocabulaire pour désigner son domaine de connnaissance qui devient inconnu ou abscons à l'oreille des savants des autres îlots. 

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  • No Bunkers: le silence de la majorité silencieuse citoyenne

    no bunkers blog.jpgUn de mes très honorables correspondants m'écrit vendredi: "Ton article sur "no bunkers" me surprend par le fait qu'il se borne à une énumération de faits, sans la moindre analyse qui seule justifie le travail d'un journaliste". Et de poursuivre: "Quand aurons-nous une réflexion courageuse sur l'attitude de ces requérants déboutés utilisés sans vergogne par des politiciens qui en fin de compte font le lit des partis populistes. Car une majorité  de genevois(e)s ne comprend tout simplement pas la faiblesse du Conseil d'État qui négocie avec des gens qui devraient être expulsés depuis longtemps, si égoïstes qu'ils ne comprennent même pas que les familles aient la priorité pour les logements à l'air libre..."

    La prise de position de Pierre Maudet ce lundi dans la Tribune doit enfin le conforter comme doit le navrer le nouveau petit délai accordé par la gentille maire de la Ville jusqu'à ce lundi. Maudet qui connaît le pedigree  dénonce l'instrumentalisation politique d'individus qui usurpent le nom des requérants car ils ne sont que de simple NEM, pire que des Roms.

    Dans ce feuilleton estival qui se répète partout dans la vieille mais riche Europe, on s'interroge sur le silence du président du Conseil d'Etat genevois. N'était-ce point à lui de remettre les pendules à l'heure à propos de No bunkers? Est-il en réserve de la République pour l'action prochaine? Va-t-il faire donner la police pour évacuer le Faubourg avant la rentrée des classes? De plus en plus de personne se demande à quoi sert la fonction présidentielle.

    On notera qu'à part Maudet, on n'a pas encore entendu beaucoup de candidats à Berne s'exprimer sur le sujet.

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  • Les Genevois sont aussi endettés que les Grecs...

    Capture d’écran 2015-07-06 à 18.08.53.pngLes Genevois sont aussi endettés que les Grecs... Deux divisions pour s'en convaincre. Du côté des genevois, en ne prenant que la dette du canton, 13 milliards comme chacun sait, il convient de la diviser par le nombre de ses habitants, 485'000, ça nous fait donc - 26'804 francs exactement. Côté grec, on divise 320 milliards d'euros par 11 millions d'habitants et l'on obtient 29'091 euros. Et si l'on ajoute la moitié de la diaspora grecque pour éviter de compter les enfants qui ne parlent plus grecs, soit trois millions de migrants, et que l'on divise la fameuse dette par 14 millions, on obtient une dette par habitant de 22'857 euros. Si on compte, côté genevois 20'000 expatriés, on arrive à 25'573 francs...

    Tout n'est pas comparable évidemment, mais ça interpelle tout de même.

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  • Kalengos: info ou intox?

    image.jpgTrès intéressante l’interview du prof Afksendiyos Kalangos. Qu'en pensent les grands pontes de l'hôpital? Je ne suis pas assez introduit au boulevard de la Cluse et je n'ai pas le temps d'enquêter mais tout de même l'interview publiée la semaine passée dans la Tribune devrait réveiller - s'il est endormi - le lanterneau politico-médicalo-universitaire du canton. 

    Le patron de la Chirurgie cardiovasculaire dit deux choses préoccupantes.

    1) il a été mobbé durant tout son séjour à Genève par des jaloux,

    2) En le forçant au départ, Genève rate la mise en orbite internationale de son hôpital universitaire et risque donc sa possible marginalisation par les universités d'autres pays plus enclines à exporter leur savoir-faire.

    Info ou intox?

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  • Longchamp va-t-il mobiliser la caserne des Vernets?

    no bunker.pngLes images des réfugiés repoussés par les policiers français à Vintimille, diffusées par le 19.30 ou le 20 heures à l'heure du souper, sont évidemment insupportables. Elles montrent soudain à nos portes le vécu quotidien des migrants chassés de chez eux ou qui, tels les barbares qui ont fait l'Europe entre le IVe et le Xe siècle et d'autres avant eux, ont cherché une terre fertile pour y vivre heureux.

    A Genève, Solidarités et quelques associations surfent sur la vague, refusent qu'on loge provisoirement dans des abris des requérants déboutés qui sont donc sensés quitter la Suisse pour retourner dans le premier pays européen qui a enregistré leur arrivée ou à la case départ.

    Que fait la police?

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  • La Turquie, une leçon pour le monde musulman

    turquie.pngLe pire n'est jamais certain. Réjouissons-nous donc ce soir. Une lueur d'espoir nous vient de Turquie! La démocratie formelle fonctionne. Elle sanctionne le parti du président Erdogan tout en lui accordant une forte majorité. Et l'émergence au parlement d'Ankara d'un parti kurde, qui il y a peu était dénoncé comme le bras politique des indépendantistes armés, est elle aussi porteuse d'espoir.

    Il faut maintenant que la Turquie avance sur la voie du fédéralisme. Qu'elle prenne modèle non sur la France, qui l'a inspirée et qui est, hélas, toujours incapable de faire confiance à ses régions, mais sur la Suisse (dont elle a pris le code civile) et, mieux encore, sur l'Allemagne, dont elle fut l'alliée dans les heures noires, et avec laquelle elle entretient des relations étroites, que ce soit par la diaspora turque en Allemagne - près 4,5 millions de migrants, dont près de 3 millions naturalisés et acclimatés à la démocratie parlementaire et fédéraliste - ou les touristes allemands qui déferlent sur les plages turques par millions chaque année.

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