Europe - Page 4

  • Bonne année 2016? Les gens sont pessimistes

    sondage 4 janv 15.jpgLes sondages valent ce qu'ils valent, ceux que les journaux lancent sur leur site web n'ont pas la prétention d'être fondés sur des échantillons représentatifs, mais ils livrent tout de même l'air du temps assez fidèlement. Sauf rares exceptions, les résultats sont d'ailleurs obtenus au bout d'une centaine de clics. Le premier sondage publié de l'année 2016 sur le site de la Tribune ne révèle pas un optimiste à tout rompre. près de deux tiers des internautes estiment que le monde n'ira pas mieux en 2016.

    Pourtant 2015 est sans doute une des rares années sans guerre  internationale ouverte. Certes, les tensions existent, des guerres civiles peuvent ici et là déborder, la mondialisation de l'extrémisme islamique apporte son lot de victimes, le flux des réfugiés est plus visibles sur nos écrans télé et soumets les institutions à rude épreuve, la pauvreté recule mais trop lentement, l'Europe vieillit et n'est pas aussi entrepreneuriale et croissante que les Etats-Unis.

    Le monde ira-t-il mieux en 2016 qu'en 2015?

    Lire la suite

  • La RTS finit mal l'année

    image.jpegMein Kampf incite-t-il à la haine raciale? Je ne l'ai pas lu et je ne le lirai pas. Martina Chyba l'a-t-elle lu? Peut-être. La journaliste de la RTS avait un avis tranché sur le 19:30 ce mercredi 30 décembre. Sur le ton d'une pasteure, elle a dit combien ce brûlot était mal écrit, infâme dans son contenu, mais qu'il ne faut pas en empêcher la publication pour autant. Comme si elle, la RTS ou quiconque d'ailleurs pouvaient le faire d'un livre que les libraires genevois vendent à quelques dizaines d'exemplaires par année et qu'on trouve sans peine sur le net.

    Brûler ce livre serait agir comme le régime hitlérien et toutes les dictatures, a asséné la journaliste. Incroyable! Ainsi tous les livres se vaudraient et devraient échapper au pilon? 

    Dans la même séquence, un libraire de la librairie du Boulevard a eu cette réponse: "Notre métier, c'est de vendre des livres." Il est vrai que chacun fait son métier. Mais est-ce la mission du service public de participer à cette opération commerciale?

    Lire la suite

  • Les saints innocents et les petits Genevois

    saints innocents.jpgLes saints ne sont plus très en vogue. Naguère, quand, sous nos cieux, la laïcité n'était pas aussi sourcilleuse - elle l'est sans doute parce qu'elle craint le retour des fanatiques - et quand le commun des mortels croyait moins en son propre génie prométhéen et en la technomédecine qu'en la Providence pour son développement durable, naguère donc, chaque jour était placé sous la patronage d'un saint ou d'une sainte.

    Pas toujours de bon catholiques d'ailleurs ou de pieux béats. Saint François d'Assise, dont le pape vert actuel porte le nom, a fait les quatre cents coups avant de consacrer sa vie à la réforme de l'église et au chant des oiseaux. 

    Ce 28 décembre, la tradition se souvient des saints innocents. Qui sont-ils?

    Lire la suite

  • L'UDC française, premier parti de régions croupions

    image.jpegLes Le Pen sans Jean-Marie ont porté le FN là où Blocher a mené l'UDC, voire mieux, puisque Marine et Marion franchissent la barre des 40% des suffrages. Un vote sanction, attendu, normal dans un contexte économique déprimant et le retour de la vieille peur ancestrale, la peur de l'étranger, revenue au premier plan après la disparition de la peur des rouges, des communistes, qui a scandé les discours, les postures et la géographie politiques durant toutes la deuxième moitié du XXe siècle. 

    Un vote sanction, sans grandes conséquences. En France les régions ne pèsent pas grand-chose. Notre voisine Rhône-Alpes, agrandie désormais a l'Auvergne au 1er janvier prochain, affiche un budget 2015 de 2,45 milliards d'euros - trois fois moins que le budget du canton de Genève - pour un territoire plus grand que la Suisse et une population de plus de 6 millions d'habitants.

    Lire la suite

  • Avully ouvre son presbytère vide à une famille de réfugiés. Que fait Bardonnex?

    compesieresavant 1900.jpgLa cure de Compesières est promise à devenir une extension de la Mairie de Bardonnex.

    Outre que l'emprise de cet espace vital me paraît discutable compte tenu du rôle de plus en plus congru que jouent les communes à Genève et que son acquisition par la municipalité viole la lettre constitutionnelle (article 218), sinon l'esprit de l'inaliénabilité (sans doute contestable) des biens curiaux (les biens des églises que la République radicale avait nationalisés avant de les leur restituer en 1907), on pourrait imaginer une destination plus ouverte au public du château de Compesières, comme celle d'accueillir le musée des Suisse à l'étranger qui doit quitter le domaine de Penthes et de créer, à Compesières, le musée des migrations (celles des Suisses en terres étrangères et celles des étrangers en Suisse).

    Un tel projet aurait de quoi séduire un mécène. Tout près de l'ancienne commanderie propriété de l'internationale des chevaliers de Malte jusqu’à la révolution française (lesquels y tiennent encore un musée), vit un riche étranger, dont j'ai lu dans la revue des 300 plus riches de Suisse que Bilan vient de publier, qu'il a renoncé à son statut de réfugié fiscal pour devenir un bon et loyal contribuable genevois et de l'ancienne commune de Compesières.

    Cette introduction pour dire que la cure de Compesières pourrait facilement accueillir une ou deux familles de réfugiés durant quelques mois, sans mettre en péril le projet du maire. Le maire d'Avully vient, nous apprend la Tribune de ce jour, d'ouvrir l'ancien presbytère à une famille de requérants.

  • Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

    image.jpegLes paysans suisses marchent à Berne, mais ils ne se mettent pas en grève. Les vaches ne le supporteraient pas et il n'est pas politiquement correct de jeter des aliments dans les rues la veille du Samedi du partage. L'avenir des fermiers tient autant à la production alimentaire qu'à l'entretien du paysage, à la production d'énergie, au recyclage des déchets biodégradables et au maintien d'un mode de vie propice au tourisme et à l'école à la ferme. Le paysan Zeller de Vernier est un précurseur.

    Les fonctionnaires genevois font grève et prennent les élèves en otages, alors qu'ils gagnent deux fois plus qu'un paysan moyen suisse (qui travaille 45 à 50 heures par semaine), ont la sécurité de l'emploi, enseignent dans des écoles bien chauffées et bénéficient d'une retraite garantie, payée aux deux tiers par les contribuables.

    Les climatocraintifs font un joli cœur dans plusieurs villes de Suisse. Pourquoi marchez-vous, ai-je demandé à un haut fonctionnaire, membre de l'Association climat Genève? "Pour que nos élus se réveillent car il y a urgence." Mais, ai-je encore demandé, n'est-ce pas le peuple qu'il faut convaincre, lui qui est la véritable société civile dans un pays démocratique? "Le peuple est lobotisė par la propagande des sociétés pétrolières." On comprend pourquoi les Verts ont perdu les dernières élections fédérales.

    La France ponctue par deux virils Marseillaise l'hommage aux 130 victimes du terrorisme du 13 novembre. Mais aucun sang impur n'abreuvera les sillons de la nation. Une sale guerre civile déjà vieille de quatre longues années se poursuit à deux mille kilomètres à l'est. Et jusqu'à présent, personne n'a compté les victimes collatérales des bombardements aériens des desalliés. Seuls les migrants qui frappent à nos portes nous épouvantent, nous font dresser des murs et regarnir les frontières d'hommes en armes.

    C'est bientôt Noël. Ce dimanche est le premier jour de l'Avent.

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Je-gagne-plus-a-methaniser-mon-fumier-qu-a-faire-du-lait/story/17822168

  • L'Europe à Meyrin: de quoi avons-nous peur?

    image.jpgUne petite centaine de personnes, en marge d'une cité de 30'000 habitants, a répondu ce 23 septembre à l'invitation de foraus, un laboratoire d'idées qui rassemble un millier de membres en Suisse, soucieux de faire avancé la cause européenne, et de la Tribune de Genève. Meyrin dont un habitant sur deux (45%) n'est pas citoyen. Il y a quatre ans, 40% des 9800 citoyens de la commune avaient participé au scrutin fédéral.

    La cité, une des grande banlieue de Genève, fut française. Elle a été rattachée le 20 novembre 1815 au canton de Genève, sans qu'on demande l'avis de sa population, pour assurer l'unité territoriale de la ville et de ses mandements, condition de son alliance avec la Confédération. 

    Sur l'estrade, sept des quelque 180 candidats aux assemblées législatives fédérales.

    Sur la crise des migrants, Stauffer est le seul à proposer une politique. 

    Sur la libre circulation, encore un avantage pour Stauffer, mais aussi pour Sommaruga qui réaffirme son refus de la préférence nationale et son combat pour un contrôle sérieux a posteriori.

    Sur les chances d'une sortie par le haut et d'une normalisation des relations Suisse Union européenne, après le vote du 9 février 2014, tous les intervenants, sauf Stauffer, pensent qu'on n'évitera pas un nouveau vote. Une opération à haut risque, car le désaccord s'ouvre à nouveau quand il faut préciser la question à poser.

    A l'arrivée, des politiques plutôt empruntés, pas très rassurants, mais qui estiment tous que l'Europe restera au cœur de leurs préoccupations s'ils sont élus. Ils cotent 8 et la plupart 10 sur 10 l'importance du sujet. Bons points à Jean Batou, très posé, le seul à parler de dumping salarial et, avec Sommaruga, à réclamer des mesures plus sérieuses dans toutes la Suisse si on veut espérer un vote qui défasse le scrutin du 9 février.

    Bémol. Personne ne chante plus les vertus de l'Europe. Personne n'a dit que la Suisse reste un modèle de développement institutionnel pour l'Europe fédérale. Une Europe qui, depuis la communauté du charbon et de l'acier, n'a pas cessé de muer au travers de crises plus ou moins douloureuses. On assiste peut-être à la création d'une future administration européenne de gardes frontière. Tous les Genevois et tous les Suisses profitent d'un continent régulés. Même malmenée, l'Europe a l'inestimable valeur d'exister grâce à l'Union. Elle a donné au continent 60 ans de paix et de prospérité, quel régime a fait mieux?

    Lire la suite

  • Seigneur, accorde ton secours...

    Quand j'étais petit, la chorale de Compesières chantait la Prière patriotique à la fin de la messe du Jeûne fédéral. "Seigneur, accorde ton secours au beau pays que mon cœur aime..." L'apprenait-on à l'école alors?  Je ne m'en souviens plus. Et aujourd'hui?

    La mélodie de Jacques-Dalcroze est belle et me trotte dans la tête. Une saine antidote à l'amertume que produit la décision d'une majorité de droite du Grand Conseil genevois, à laquelle pour une fois le PDC ne fait heureusement pas partie, qui a refusé vendredi de signifier que ce pays "que mon cœur aime" doit rester ouvert et solidaire. Renvoi en commission, une manière polie de noyer un non pusillanime.

    Lire la suite