Europe - Page 2

  • Macron président, The Economist est content

    macron.jpgMacron était le candidat du magazine anglais The Economist (qui avait aussi soutenu Blair en son temps, le non au Brexit plus récemment). Le candidat christique qui, contrairement à Ségolène Royal, il y a 5 ans, a osé rompre avec le Parti socialiste, l'a joué comme l'ex-compagne de Hollande sur le mode Jeanne d'Arc.

    Reste que pour faire des miracles, Macron doit conquérir une majorité à l'Assemblée nationale. Or le scrutin de ce dimanche a confirmé une division en quatre de la France. Seul le scrutin uninominal à deux tours assurera la majorité au vainqueur. C'est désormais acquis pour la présidentielle le 7 mai, ça sera bien plus difficile le 18 juin prochain. 

     

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  • François sera président des Français

    force tranquille.jpgAutant le débat, lundi soir sur TF1, des cinq grands présidentiables était difficile à suivre et sans grand intérêt au fond, autant l'interview serrée de François Fillon sur France 2 est éclairante. Fillon est imperturbable, tenace et pertinent. Un seul exemple, il prône la préférence nationale sans le dire mais en disant comment le faire. 

    Il réclame que les travailleurs détachés polonais ou roumains paient les mêmes charges sociales que celles auxquelles sont soumis les travailleurs français. Et, à ceux des ses amis libéraux qui contestent ces prélèvements, considérant qu'ils sont excessifs par rapport au filet social dont bénéficient ces travailleurs détachés chez eux, il lance l'idée de verser dans un fonds européen, qui collectiviserait ses charges sociales payées "en trop", créant l'embryon d'une politique sociale européenne. On peut rêver, mais c'est bien joué.

     

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  • 4 décembre 2016, un dimanche noir?

    luiigi di maio.jpgLes démocrates, les libéraux, les républicains, les Verts, les socialistes - bref les gagnants des 60 glorieuses - ont peur. Peur de Poutine, peur de Trump, peur d'Orban en Hongrie, d'Hofer en Autriche, de di Maio en Italie (photo), de Le Pen en France... Peur de la vague brune, des isolationnistes, des Sam Suffit, des Nains de jardin, des Yaka-Faukon, dont le programme est au pire "tous pourris, balayons-les" et au mieux un mixe de Mélanchon, NKM-Macron, Le Pen, comme l'écrit Jacques de Saint-Victor dans Le Figaro de ce samedi à propos du Mouvement Cinque Stelle et de son clown en chef, Beppe Grillo, qui risque de faire exploser l'Italie ce dimanche.

    En Suisse, on entend aussi cette rengaine dans la bouche de l'UDC. Le peuple a (toujours?) raison. Il faut appliquer sa volonté sans faillir. Reste à capter correctement sa volonté. Ce que ni les sondages d'opinion ni le vote par internet  ni aucun autre mode ne permet vraiment. 

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  • Donald, Christoph, Marine au pouvoir

    trump singe.jpgL'UDC n'a jamais fait plus de 30% en Suisse. Cependant, sans grand risque de se tromper, on peut estimer qu'une part de l'électorat des autres partis, de tous les autres partis, y compris chez les verts fondamentalistes, dont la couleur est aussi verte foncée que celle du parti nationaliste suisse, y compris à l'extrême gauche, pourfendeuse du commerce international, la tentation de l'isolationnisme est majoritaire dans ce pays. Cependant, dans chacun des autres partis, une majorité interne supplante l'expression de ces électeurs apeurés qui votent pour d'autres raisons encore PLR, PDC, Socialiste, Verts ou extrême-gauche.

    Aux Etats-Unis, le mode du scrutin force à la bipolarité. Républicains donc, même de la pire espèce, ou démocrates, tout aussi détestables dans leur aveuglement politiquement correct. 

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  • "Les Etats-Unis d'Europe, c'est fini." Juncker aussi!

    IMG_3297.PNG"Les Etats-Unis d'Europe, c'est fini" a dit Jean-Claude Juncker vendredi à Paris à l'occasion du 20e anniversaire de l'Institut Jacques Delors. Le président de la commission européenne a avoué que cette idée était l'ambition de sa jeunesse. Aujourd'hui, a-t-il poursuivi, les jeunes ont des préoccupations plus immédiates: trouver un emploi. Sur France Culture, dans son émission Affaires étrangères, Christine Okrent a évidemment rebondi ce matin sur cette déclaration. 

    Comment la qualifier? Est-elle sage, défaitiste, vide de sens? Un peu des trois je pense.

     

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  • A Genève, il y a presque trois fois plus de frontaliers que de protestants

    image.jpegA Genève, il y a presque trois fois plus de frontaliers que de protestants. Drôle d'entame pour un billet du Jeûne genevois. Qui dit cependant une vérité sur la Genève du XXIe siècle. Il y a cinq siècles, Genève était encore gouvernée par un prince évêque - dont un des prédécesseurs, le Savoyard Adhemar Fabri, né à la Roche-sur-Foron, avait accordé des franchises aux commerçants de la Ville. Plus pour longtemps.

    En 1517, Luther allait mettre le feu à la chrétienté et réussir un schisme grâce à une technologie naissante, qui permit de multicopier ses thèses: la presse de Gutenberg. 15 ans plus tard. Geneve adoptait la réforme et Calvin procédait à une épuration religieuse. Les catholiques devaient se convertir ou quitter la ville. Les biens de l'Eglise furent nationalisés. L'Hospice général est un héritage de ce temps là.

    La poignée de protestants qui tient encore les terres et biens des richesses de Genève s'apprête à commémorer le 500e anniversaire de la tentative de Luther de réformer l'église catholique. La Vie protestante , qui vit ses dernières heures pour renaître en novembre prochain sous le titre "Réformés", le magazine des prostestants romands, et le site ref-500.ch livrent dans son édition de septembre le détail des manifestations, dont le démarrage aura lieu à Genève. 

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  • Qui va reblanchir Ronchamp?

    Je n'étais jamais allé à Ronchamp. De loin l'église à l'air d'une barque qui fend des flots blancs. Le sanctuaire est courroné d'arbres qui ont grandi depuis sa construction sur les ruines d'une église bombardée durant la deuxième guerre. C'est un lieu de pèlerinage ancien. Il faut le rebâtir et le projeter, en ce début des années 50, prometteuses d'Europe unie, dans un XXe siècle en quête de paix sinon de pain après deux guerres et des dizaines de millions de morts et autant de gens meurtris et déplacés, entre deux nations chrétiennes, phares toutes deux de la civilisation occidentale, mais aussi d'empire du soleil levant contre un empire émergent.

    Une association naît et requiert un phare de l'homme nouveau grand prêtre de la matière moderne: le béton.

    Le béton vieillit mal. De tout près, l'œuvre de Le Corbusier fait peine à voir. Le vaisseau garde son élan, mais la matière s'effrite. La lèpre de la carbonatation érode la toiture, de longues fissures creusent les murs extérieurs, le crépi grossier s'est couvert de pollution et mouchette la peinture blanche.

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  • Au bar PMU "Le France", Salvan, Munich et François Lavergnat

    image.jpegJadis, la frontière entre la commune de Compesières, qui devint genevoise et suisse en 1816 (trois jours de fête durant le prochain Jeûne Genevois) et celle de Collonge-sous-Salève, qui, elle, demeura savoyarde, partie du royaume de Piémont Sardaigne, avant de devenir française en 1860 et frontalière depuis que Geneve draine près de 100'000 travailleurs d'un même bassin d'emploi, mais non résidents dans le canton...  Jadis donc, la frontière passait le long de la route d'Annecy.

     

    Deux tiers du village de La Croix-de-Rozon étaient donc sur le territoire de Collonge. Aucune maison n'existait en 1816. Il est devenu de part la volonté du Grand Conseil genevois qui déclassa quelques hectares (bien moins que dans d'autres lieux) le plus gros village de la commune de Bardonnex, elle-même née du divorce de Compesières d'avec Perly en 1821 et du divorce d'avec Plan-les-Ouates en 1851...

     

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