Energies - Page 2

  • Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

    image.jpegLes paysans suisses marchent à Berne, mais ils ne se mettent pas en grève. Les vaches ne le supporteraient pas et il n'est pas politiquement correct de jeter des aliments dans les rues la veille du Samedi du partage. L'avenir des fermiers tient autant à la production alimentaire qu'à l'entretien du paysage, à la production d'énergie, au recyclage des déchets biodégradables et au maintien d'un mode de vie propice au tourisme et à l'école à la ferme. Le paysan Zeller de Vernier est un précurseur.

    Les fonctionnaires genevois font grève et prennent les élèves en otages, alors qu'ils gagnent deux fois plus qu'un paysan moyen suisse (qui travaille 45 à 50 heures par semaine), ont la sécurité de l'emploi, enseignent dans des écoles bien chauffées et bénéficient d'une retraite garantie, payée aux deux tiers par les contribuables.

    Les climatocraintifs font un joli cœur dans plusieurs villes de Suisse. Pourquoi marchez-vous, ai-je demandé à un haut fonctionnaire, membre de l'Association climat Genève? "Pour que nos élus se réveillent car il y a urgence." Mais, ai-je encore demandé, n'est-ce pas le peuple qu'il faut convaincre, lui qui est la véritable société civile dans un pays démocratique? "Le peuple est lobotisė par la propagande des sociétés pétrolières." On comprend pourquoi les Verts ont perdu les dernières élections fédérales.

    La France ponctue par deux virils Marseillaise l'hommage aux 130 victimes du terrorisme du 13 novembre. Mais aucun sang impur n'abreuvera les sillons de la nation. Une sale guerre civile déjà vieille de quatre longues années se poursuit à deux mille kilomètres à l'est. Et jusqu'à présent, personne n'a compté les victimes collatérales des bombardements aériens des desalliés. Seuls les migrants qui frappent à nos portes nous épouvantent, nous font dresser des murs et regarnir les frontières d'hommes en armes.

    C'est bientôt Noël. Ce dimanche est le premier jour de l'Avent.

    http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Je-gagne-plus-a-methaniser-mon-fumier-qu-a-faire-du-lait/story/17822168

  • Swissaid, les Verts, l'UDC et l'enfer à Chillon

    swissaid chillon.jpgSwissaid est une honorable institution suisse d'aide au développement. Elle diffuse ces jours une campagne choc en phase avec la pensée dominante.

    Le climat se réchauffe (c'est un fait incontestable) et, depuis la nuit des temps, c'est, et pour la première fois, l'homme qui en est le principal responsable (ce dont je doute, car tous les paramètres de ce phénomène hypercomplexe et finement régulé ne sont pas connus. Et même si c'était le cas, rien ne dit que le bilan entre les perdants et les gagnants soit négatif).

    Bref les paysans du Tchad seraient donc déjà victimes du réchauffement climatique et il faut donc agir pour éviter que le château de Chillon n'ait bientôt plus les pieds dans l'eau.

    Ce genre d'excès n'est évidemment pas crédible. On en trouve régulièrement dans la communication des écologistes qui jouent, comme les curés naguère, sur la peur de l'enfer. Je crois que c'est là une des raisons de leur recul ce week-end.

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  • Ah, si Tchang Kaï-chek avait gagné la guerre civile!

    tchang chine.jpgUn drôle d’article publié dans la dernière édition de juillet de The Economist nous emmène en uchronie, cette discipline sans frontière qui consiste à inventer l'Histoire si tel ou tel événement s'était ou ne s'était pas produit. En l'occurrence, l'auteur qui ne signe pas - une marque de fabrique que j'aime bien de l'hebdo anglaise - explique très sérieusement que que la Chine serait bien évidemment plus riche si le "démocrate" Tchang Kaï-chek l'avait emporté sur le camarade Mao.

    Dans cette série, The World If, on trouve aussi quelques utopies, notamment les 100 premier jours d'Hillary présidente et une réflexion autour en définitive, mieux vaut peut-être Poutine que pas de Poutine et une Russie vouée aux tensions.

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  • Road Princing, Genève et Stokholm

    roadprincing geneve stokholm.pngPour alimenter le débat sur le péage routier, péage urbain, taxe de mobilité et autres modes de régulation des trafics, je me suis amusé à reproduire la frontière du péage de Stokholm sur la carte de Genève (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Stokholm a introduit un péage progressif en fonction de la charge du trafic et a donc vocation de réduire la circulation à l'intérieur du périmètre contrairement à celui de Borgen, par exemple, qui a une vocation de prélever un financement.

    Pour mémoire encore, Berne a introduit depuis le début des années 2000, la fameuse RPLP qui taxe les camions en fonction de leur poids de leur niveau de pollution et des kilomètres parcourus. L'encaissement et le contrôle sont largement automatisés via des portique qui scanne les plaques d'immatriculation les mêmes que Ségolène Royal voulait introduire via son ecotaxe avant que les Bonnets rouges bretons ne stoppent la ministre Verte.

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  • Les SIG disent-ils toute la vérité?

    image.jpgC'est pas notre faute, a dit le duo BB. Si les SIG affichent 161 millions de déficit pour 2014, ce n'est, dit B, comme Balestra, que des écritures comptables. Pas des vrais pertes, parce que, poursuit leur président, les SIG n'ont pas l'intention de vendre les barrages. Il suffit donc de faire le gros dos et d'attendre une meilleure conjoncture. Voir!

    La baisse des prix de l'électricité sur le marché européen, dont les Genevois profitent peu, comme ils profitent peu de la chute des prix du gaz, est sans doute liée au faible tonus de l'économie européenne, mais aussi à la surproduction liée à l'énergie solaire allemande. Mais aussi à quelques investissements aventureux de nos SI, tous cantons et communes confondus. 

    Le pompage des eaux du bas qui doit remplir les barrages du haut et leur permettre de turbiner aux heures de pointe s'avère bien moins profitable que ce qui avait été escompté quand on a donné le ok à ces chantiers pharaoniques. Des choix stratégiques qui vont nous coûter bien plus que l'aventure éolienne et qui n'ont pas coûté leur place aux dirigeants d'alors ou d'aujourd'hui. Et combien nous coûtent l'aventure de Cleuson? 

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  • Les Verts, pensez-y! Avant qu'ils ne disparaissent...

    Un tram passe dans les Rues Basses. Mon œil capte à la dernière seconde un slogan: Les Verts, pensez-y, mon cerveau décode aussitôt: Les Verts, pensez tri. L'homophonie est trop évidente. Fortuit? Les Verts, comme le coucou, se servent-ils d'un slogan public pour prospérer dans l'air du temps? Finaud!

    FAQ: cet air du temps est-il toujours favorable aux Verts. Associer son avenir même subliminalement à une politique de recyclage, désormais largement partagée par tous, sera-ce suffisant? Nucléaire, mobilité, bio, dans la plupart de leurs marques de fabrique, les écologistes doivent faire face à des concurrents qui ne sont pas tous politiques.

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  • De combien de millions les SIG ont volé les Genevois?

    image.jpgLa question est rude mais elle se pose alors que les SIG annoncent une baisse de dix petits pour cent du prix du gaz Pour le 1er mars. La régie a attendu la fin de l'hiver pour répercuter sur ses clients captifs la dégringolade des prix du pétrole qui a commencé en août si l'on en croit l'indice des prix de l'énergie suisse. En plus depuis la décision de la BNS, le prix du gaz a encore forcément connu une décote en francs suisses.  

    Bref, c'est sans doute plusieurs millions de francs que la régie a encaissés sur notre dos. Une explication un peu plus étoffée que les lauriers que se tresse l'opérateur public sur son site internet s'impose. Non?

    http://www.sig-ge.ch/nous-connaitre/support-et-communications/S-informer-et-echanger/Pages/20150226_sig_baisse_ses_tarifs_de_gaz.aspx?rcurl=/nous-connaitre/support-et-communications/S-informer-et-echanger/Pages/home.aspx

    http://www.gaz-naturel.ch/fileadmin/customer/erdgasch/Data/Erdgas/Preise/Preisentwicklung_LIK_01_15.pdf

  • La Suisse (et l'Europe) a du pétrole, mais pas d'idées. Tant pis pour elle!

    image.jpgLa France n'a pas de pétrole, mais elle a des idées. Qui se souvient de ce slogan popularisé sous le moderne Giscard d'Estaing, un président à particule, dont on a pas su a l'époque s'il avait délaissé son Anémone... C'était au lendemain des chocs pétroliers, quand la Suisse avait expérimenté des dimanches sans voitures et sans lendemains. 

    Ces jours, le Valais s'inquiète de la disparition de la raffinerie de Monthey. Des emplois, un savoir faire sont perdus et une friche industrielle risque de demeurer là aussi longtemps que les installations des puits de mine de charbon fermés dans le nord. 

    Le gouvernement valaisan, qui a longtemps relayé les protestations des riverains contre la pollution de l'usine, cherche un repreneur. Pourtant, juste au-dessous de Monthey, dorment des millions de tonnes de gaz de schiste. Pourquoi n'en concède-t-il pas l'exploitation à quelques entreprises soucieuses de démontrer qu'on peut extraire cette ressource sans trop de dégâts collatéraux? Le Valais, si fier de sa houille blanche, pourrait devenir le champion de la houille brune et relancer une industrie pétrochimique dans la haute vallée du Rhône.

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