Démocratie - Page 2

  • Cinq ministres réélus d'un coup à Genève le 6 mai?

    vaud ce 30 avril.jpgLes Vaudois ont donc réélu, ce 30 avril, cinq des sept membres de leur gouvernement cantonal. Les cinq élus ont franchi la barre des 50% des votants du premier coup. Remarquable, car le plus grand parti en lice - le PLR - n'a lui recueilli qu'un tiers des sièges au parlement; mais somme toute assez banal en Helvétie, où la confiance est encore de mise et où les sortants parviennent généralement à tirer leur épingles du jeu en fédérant bien au-delà de leur couleur politique.

    Autre canton, autres mœurs. A Genève, c'est plutôt la défiance qui règne. En témoigne, les débats parlementaires à rallonge, les ordres du jour sans fin et les lois votées, toujours plus longues, qui ressemblent à des règlements. Une dérive pernicieuse qui entrave le bon fonctionnement de l'Etat, donne le pouvoir aux fonctionnaires et aux juges.

    A Genève donc, en automne 2013, pas un des candidats n'avait réussi à franchir la barre des 50% au premier tour, même pas le consensuel et un peu terme François Longchamp, promis alors à devenir le premier président durable de la République. Même pas l'alors jeune premier Pierre Maudet, arrivé en tête à 3000 voix de la barre. Qu'en sera-t-il le 6 mai prochain?

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  • Fillon en tête...

    IMG_3478.PNGJ'avais parié sur un duel final Macron Fillon, c'est le résultat de la Haute Savoie et de nombreuses petites communes du Grand Genève. L'ex-ministre de l'Economie du président normal Hollande passe devant son rival à Annemasse talonné par Mélenchon, à Saint-Julien, ainsi qu'à Annecy, tandis que les habitants du pied du Salève, Beaumont (La commune de mes ancêtres pas encore Français), Archamps, Collonge-sous-Salève, Bossey,... ont toutes voté pour l'ancien premier ministre de Sarkozy. D'ici à démonter que les frontaliers votent à droite et veulent infliger à la France un régime suisse, il n'y a qu'un pas... que je vous laisse franchir. Tous les résultats sont ici.

    La bataille sera rude pour le troisième tour, la bataille pour l'assemblée nationale.

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  • Macron président, The Economist est content

    macron.jpgMacron était le candidat du magazine anglais The Economist (qui avait aussi soutenu Blair en son temps, le non au Brexit plus récemment). Le candidat christique qui, contrairement à Ségolène Royal, il y a 5 ans, a osé rompre avec le Parti socialiste, l'a joué comme l'ex-compagne de Hollande sur le mode Jeanne d'Arc.

    Reste que pour faire des miracles, Macron doit conquérir une majorité à l'Assemblée nationale. Or le scrutin de ce dimanche a confirmé une division en quatre de la France. Seul le scrutin uninominal à deux tours assurera la majorité au vainqueur. C'est désormais acquis pour la présidentielle le 7 mai, ça sera bien plus difficile le 18 juin prochain. 

     

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  • L'an prochain, Mai 68 aura 50 ans

    IMG_3476.PNGC'est si loin Mai 68! L'an prochain, la France des élites et des médias se souviendra de cette révolution culturelle. Alors que je m'approche de l'âge de la retraite, j'étais alors trop jeune pour en être un acteur, mais je garde le souvenir aigu des manifestations monstres, des grèves, des slogans, mais aussi cette année-là du Printemps de Prague, du Rideau de fer qui se referme pour 10 ans encore, de la Guerre des six jours, un an avant, ou encore, mais moins nettement, de la Révolution culturelle en cours en Chine de la Guerre du Biafra au Nigéria.

    Je suis francophile, mais je n'aimerais pas être français dimanche. Je reste sur ma position la plus osée, que je n'excluais pas, il y a un mois, d'un duel final entre Fillon et Macron, vraisemblablement plus favorable au jeune centriste (façon Kennedy ou, plus proche de nous, Blair, Renzi ou Trudeau) que dans l'autre hypothèse d'un face-à-face Fillon Le Pen que l'ancien premier ministre de Sarkozy devrait gagner.

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  • La SSR, service public, défend les bureaux de poste, service public

    poste puidoux.jpgAllez, encore une louche de proximité larmoyante! La RTS, dont l'abonnement est obligatoire (ça s'appelle une taxe ou un impôt), nous livre à l'heure où j'écris ces lignes le troisième de cinq reportages sur ces bureaux de poste que La Poste va sacrifier. La Poste, le fruit de la mutation.

    On est à Puidoux, où la commune appelle ses habitants à résister contre le géant jaune et ses appétits de profits. Toutes n'ont pas cette belle résistance citoyenne chevillée au corps. Pourtant, susurre la journaliste, que le service public est bel et bon! Ainsi va l'émission Vacarme, tout entière penchée avec sollicitude sur les petits qu'on supprime. Sans jamais tendre le micro en direction des décideurs. 

    C'est la faute aux politiques, dit le syndic. Il ne comprend pas comment une entreprise à 100% en main public peut se comporter comme une multinationale sans foi ni loi. La RTS va-t-elle enfin interroger les responsables, un représentant de la majorité qui gouverne ce pays, un PLR bon teint ou un UDC? Que non! Elle tend le micro à l'incontournable conseiller national socialiste Jean-Christoph Schwaab, qui dit qu'on y peut rien faire: "Bien qu'en mains publiques, la Poste est régie par le droit privé." Un âne, ce socialiste!

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