Démocratie - Page 2

  • La Presse va bien, le Tagi perd 18% de ses lecteurs, Blocher capte GHI

    la presse 5 ans.jpgLa Presse va bien. Du moins c'est ce que dit l'entreprise québecoise qui a fêté ce dimanche modestement cinq ans de La Presse+. Le journal a tout misé sur un site internet gratuit et sacrifié son édition papier qui tirait tout de même à 180'000 exemplaires en deux étapes*. Non sans redimensionner sa rédaction.

    Une exception qui n'est pas un modèle? Aucun média quotidien traditionnel n'a, à ma connaissance, suivi ce chemin radical, qui reste périlleux**. Mais en connaissez-vous un qui ne le soit pas, à part celui des ogres Facebook, Google, Twitter, Instagram, Youtube et Cie, qui vivent de la production gratuite des internautes et aspirent la valeur créée par les rédactions?

    En Suisse, les grands journaux continuent de perdre des lecteurs. Le Tages Anzeiger, le navire amiral du groupe zurichois qui possède la Tribune, 24 heures et Le Matin notamment, a perdu un lecteur sur six, 18% lit-ont dans persoenlich.ch (et ). 

    DERNIERE MINUTE: Tamedia rachète la BalserZeitung et vend GHI à Blocher (ici et ). GHI plus de 160'000 lecteurs hebdomadaires, c'est plus que l'audience quotidienne de mon journal préféré.

     

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  • A Piogre, la danse à Poggia

    poggia 2018 teaser.jpgTout le monde est content à Piogre. Enfin presque.

    Le grand vieux parti qui a fait la République tout seul avant de convoler tardivement avec le grand parti protestant, où se croisent les humanistes et les affairistes, a faire élire son étalon, le grand Pierre, du premier coup à la Tour Baudet.

    Son copain Hodgers, jeune homme bien sous tous rapports, est réélu avec un score canon, alors que, dans la verdatrie locale, qui a ravivé ses couleurs au gré de l'humeur végan, bio, spéciste du temps présent et de la peur de l'enfer climatique promis, le copain Antonio donc était contesté pour mettre en oeuvre un Plan directeur cantonal, un PDc pas de son cru mais qui menace quelques villas et leur jardinet de l'urbs en croissance continue...

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  • Poggia pourrait bien être le pivot du Conseil d'Etat

    40 41 députés à gauche, 41 40 députés* au centre droit, 19 à l'UDC et au MCG, les partis antiétrangers et antifrontaliers ont pris une claque. C'est une bonne nouvelle pour Genève et le Grand Genève.

    La République ne sera pas pour autant plus facile à gouverner. Le PLR devra compter sur tous les PDC, quelques UDC et quelques Verts pour consolider la caisse de retraite des fonctionnaires, moderniser leur statut, faire adopter la réforme fiscale des entreprises sans alourdir la fiscalité ailleurs, lancer l'Instruction publique dans le XXIe siècle... Ce n'est pas gagné.

    Le faible score de Barthassat affaiblit singulièrement le ministre des Transports. Ce résultat est manifestement le résultat d'une sanction des électeurs PLR. Rien n'est joué dira-t-on. L'éviction de Barthassat démobiliserait une bonne partie de l'électorat du PDC le 6 mai. Ce n'est pas le bon scénario. L'Entente a tout intérêt à présenter quatre candidats le 6 mai, d'autant qu'elle perd sa locomotive Maudet, élue au premier tour.

     

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  • Déni démocratique et crise de l'autorité à Genève

    Genève aime donné des leçons au monde entier. L'esprit de G souffle en tempête sur la ville d'Henry Dunant. On aime les étrangers, dit l'officialité. On les accueille largement et plutôt généreusement (tout est relatif): les SDF, les travailleurs, comme les riches et les multinationales, appâtées celles-ci par les actions fiscales, comme nous le sommes par les fraises à un franc de la Migros.

    Le message "droit-de- l'hommisne" est cependant loin relégué en campagne électorale, tant l'affichage des méchants, des incultes, des petits, des aigris (cochez ce qui convient) est tonitruant. Des placards faits pour diviser les travailleurs: ceux qui habitent le canton de Genève, dont la moitié n'a pas droit de vote, et ceux qui habitant à l'étranger, dont une petite frange a le droit de vote (les Genevois délocalisés en France voisine).

     

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  • Pourquoi le PLR et le PDC ont perdu la majorité et ne sont pas près de la retrouver

    armoirie drapeau geneve.jpgLa législature qui s'achève a été particulièrement frustrante. Quelques modestes succès, beaucoup d'échecs. La faute, non pas aux députés qui, pris individuellement sont tous des personnalités respectables à quelques exceptions près. la faute au Grand Conseil tout de même, dont la division en trois blocs de force presque égale n'a pas permis d'assurer une majorité solide au gouvernement. Un gouvernement qui était paradoxalement composé de personnalités exceptionnellement proches politiquement les unes des autres. On était loin du temps où des Grobet, des Segond, des Ziegler, des Calmy-Rey, des Brunschwig Graf, des Cramer pour n'évoquer que les derniers temps, pesaient de tout le poids sur le collège.

    Que le Grand Conseil soit privé d'une majorité est une première dans l'histoire genevoise. Le MCG a fait la balance. Partout et nulle part, ce parti de rouspéteurs a fini d'ailleurs par éclater. Son aile droite constitué par le duo Stauffer Zacharias est devenue GEM (que je n'aime pas). Le reste des troupes courtise les fonctionnaires, comme le parti socialiste, au détriment de l'intérêt général. Et ce n'est pas dénigrer les agents de la fonction publique que de dire cela. Tout lobby qui devient trop puissant est détestable.

    Cette division du Grand Conseil reflète la division de l'électorat du canton. Il n'y a pas de raison de penser que cela change beaucoup ce dimanche 15 avril.

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  • Un nouveau Grand Conseil à Genève?

    pive.jpgDans moins d'une semaine, la composition du Grand Conseil de la République et Canton de Genève, le deuxième de l'ère de la Constitution de 2012, sera connue. Bien malin qui peut en deviner la couleur, bien audacieux qui ose un pronostic. 

    Une seule chose est certaine: le Grand Conseil genevois est depuis des lustres champion suisse de la langue bien pendue. Le prochain ne risque hélas pas de perdre ce trophée. La dernière session a été  presque entièrement consacrée à coudre une modeste loi sur la laïcité sans arriver à terme. Il n'y a pas une session qui ne s'ouvre sans un bouleversement de l'ordre du jour en raison des points urgents que le Conseil d'Etat réclament ou des délais de traitement qui sont dépassés. 

    L'efficacité du Grand Conseil genevois est médiocre. Qui en a fait le bilan? A-t-on entendu des nostra culpa?

    Faut-il balayer tous les députés sortants? Est-on bien sûr qu'un parlement 100% neuf ne sera pas très vite englué dans les mêmes travers?

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  • Serge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat

    Dal Busco lisant budget keystone.jpgSerge Dal Busco sera le prochain président du Conseil d'Etat. La décision définitive dépendra bien sûr du résultat des élections le 6 mai prochain. Cependant, nous avons surpris une conversation hier sur le marché de Carouge où quatre des cinq candidats de l'Entente genevoise harponnaient gentiment les chalands de ce lieu... un brin d'herbe bobo.

    Luc, qui s'est fait une gueule de sénateur à la suite de sa dernière diète (il a perdu 14 kg tout de même), Nathalie, qui ne détonait pas du côté des acheteurs, Alexandre, une allure de Harry Potter monté en graine qui avait oublié son cabas, et Serge qu'on a trouvé plus serein et souriant que d'ordinaire (c'est dire). Manquait Maudet. Comme d'hab. Celui qui n'a pas besoin de faire campagne snobe le macadam. La petite troupe était venue de Plainpalais à pied. Elle passait presqu'inaperçue; heureusement que le député Forni avait revêtu son ciré orange,

    Bref, voici la nouvelle: Si les PLR retrouvent leur lustre d'antan et placent leurs trois candidats au Conseil d'Etat, ce qu'ils espèrent (et pour autant que la justice retoque les recours pour bulletins préremplis - il paraît que Longchamp s'est dit prêt à rempiler pour trois ou six mois au cas où...), ils redoutent néanmoins de devoir assumer toutes les cacades de la prochaines législature, si, en plus, il assume la présidence. Or, Maudet, l'absent, ne se voit pas second. Second président durable s'entend. Il ne peut être que premier. Et puis il a les yeux désormais braqués sur Berne. Il est perçu aussi comme trop cassant, trop solitaire, trop dominant, en un mot l'exact contraire du président Longchamp...

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  • Les trois maillons faibles à Genève

    parlement genevois 2013 2018.jpgGenève se passionne et s'interroge sur la composition du futur Conseil d'Etat pour la période 2018 2023*. Cinq pleines années comme l'a voulu la Constituante, ce qui économise en effet sur le budget des élections (-20% en 20 ans), mais risque d'engluer la gouvernance politique, d'accroître le poids de la fonction publique et de multiplier les recours, initiatives et autres référendums.

    Pauvre Genève, son gouvernement devra s'y prendre à deux fois pour être composé, le 6 mai prochain, alors que les Bernois viennent eux de recomposer le leur en une fois. Notez que ce n'est pas la seule énorme différence: Berne vient, ai-je lu dans Protestinfo, de supprimer la salariat des prêtres et des pasteurs. Ils ne seront donc plus des fonctionnaires d'Etat mais leurs églises conservent de belles subventions, dont les ministres du culte d'ici ont cessé de rêver depuis des lustres. Pendant ce temps, à Genève, les députés s'écharpent autour d'une malheureuse loi sur la laïcité, qui a bouilli deux ans en commission, indifférents aux coûts de leurs débats. Il est vrai que la démocratie, c'est comme la santé, ça n'a pas de prix.

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