Constitution - Page 4

  • J'ai rencontré Topo

    topo.jpgLe hasard est toujours étrange. C'est ainsi que, quelques heures après avoir publié mon dernier billet qui s’interrogeait sur les capacités des sciences politiques à améliorer le fonction des démocraties - le pire des systèmes politiques à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé, selon le mot de Churchill - j'ai rencontré Topo.

    Topolitique.ch, pour être exact, se présente ainsi: Topo est depuis 2013 le média étudiant de Science politique de l’Université de Genève. Il est réalisé par des étudiants qui cherchent à développer un sens critique dans un environnement pluriel et contradictoire, sans utiliser de jargon.

    Belle ambition!

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  • Laïcité: à quoi sert la commission des droits de l'homme?

    IMG_3280.PNGLa science politique n'est pas très inventive. En quoi a-t-elle amélioré le fonctionnement de la démocratie depuis les Grecs? Les sondages d'opinion se multiplient, mais ils ne remplacent ni les élections ni les votations. Ils leur arrivent même de prédire des résultats faux. Influencent-ils les citoyens? 

    En matière parlementaire, la science politique ne paraît pas plus productive. Les débats sont lents, longs, répétifits. Ils ne garantissent nullement que la loi sera bonne, efficace, simple, facile à appliquer et à contrôler, économique...

    Le secret des commissions ne participe pas de la transparence et du contrôle citoyen. Voyez la commission des droits de l'homme, une spécialité du parlement genevois qui moud depuis des mois la loi sur la laïcité.

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  • Il est difficile de penser l'Europe sans l'UE

    image.jpegLe 6 décembre 1992, Pascal Delamuraz avait inventé la formule du "Dimanche noir" pour qualifier le vote des Suisses contre l'Espace économique européenne. Les Suisses auxquels la classe dirigeante hors l'UDC et la presse unanime promettaient les pires avanies n'ont en fait guère souffert de ce non historique. La raison est double. D'une part, on a cru que la peur de lendemains difficiles suffiraient à convaincre le peuple de voter pour l'EEE. D'autre part, le vote acquis, le système (politico-diplomatique) suisse a tout fait pour réduire au maximum les conséquences négatives et pour titrer les opportunités de la nouvelle situation.

     

    Le jeudi noir 23 juin 2016 que le Brexit jette sur l'Europe connaîtra vraisemblablement la même issue. Londres comme la Suisse acceptera une formule de collaboration cousu main avec l'Union. On va tordre un peu les Traités et surtout les idéaux pour construire ce qui est déjà une réalité, une Europe à plusieurs vitesses et à géométrie variable. L'usine à gaz que les antieuropens peignent comme le Diable sur la muraille n'est pas près de disparaître.

     

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  • Ramadan à l'école: Genève, une République trouillonne

    Ramadan Hani devant le centre di nolfi.jpgAinsi, répercute ce matin mon journal préféré, il faut protéger nos enfants de la voix des religieux. Leurs maîtres n'auraient pas assez d'autorité (ou de crédibilité ou de compétence ou de charisme) pour recadrer si nécessaire leurs propos (assimilés forcément à des prêches et des sermons, à de l'endoctrinement).

    Il est vrai (c'est une formule) que la science que nos maîtres enseignent est  toute pure et vierge de toue idéologie, qu'elle est la seule vérité qu'on puisse entendre dans le sanctuaire de l'éducation genevoise. (Même l'orthographe est une divinité. La violer vous condamne à la remontrance voire à l'exclusion.) 

    Faut-il en rire ou en pleurer. Alea jcata est et Vade retro satana! 

    Ramadan est personna non grata. Ouste! Banni donc le croyant comme au temps de l'obscurantisme! Le nouvel ostracisme tombe le premier vendredi du Ramadan. Coïncidence? Calvin, dont Genève est si fière et qui a créé l'Académie (pour y enseigner le Coran des protestants) doit se retourner dans sa tombe des Rois. 

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  • Quelle ascension pour Eric? Quelle gouvernance pour Genève?

    image.jpeg"Le MCG est mort" a annoncé vendredi soir le dépité Medeiros. Eric, battu d'une voix, sort du jeu politique. Le caractère soupe au lait du hérault de la préférence nationale, un thème désormais repris et défendu même par les socialistes (slovaques) partout en Europe, donne un tour dramatique à une péripétie politique somme toute assez normale. A force de débaucher les déçus, les aigris, les mal aimés dans tous les partis, il fallait bien s'attendre à se que la soupe MCG déborde. Il n'y a pas qu'Eric à qui la moutarde monte vite au nez dans ce mouvement (d'humeur).

     

    Car le MCG est et reste un mouvement d'humeur. Hors du dénominateur commun de la préférence nationale, les avis giclent dans tous les sens (au reste, le MCG n'est pas le seul à être divisé. Regarder l'extrême gauche, neuf députés, douze factions...

     

    Eric fut et demeure un libéral. Il s'est fait l'apôtre des sans voix, des fracassés de la vie, des relégués de la prospérité, des maltraités, des apeurés, des débranchés, les discriminés,  bref de toute une population qui sait ou sent qu'elle n'a pas ou plus le savoir-faire, l'agilité, la connaissance, les réseaux, la fortune indispensables de nos jours pour etre à l'aise dans la société compétitive moderne. Eric n'est plus, mais cette population demeure. Quel parti saura le mieux la séduire.

     

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  • Gros remaniement ministériel à Genève: Longchamp reprend les Finances

    image.jpegA peine, le Conseil d'Etat avait-il présenté les comptes 2015 et fait disparaître quelques recettes fiscales dans une habile provision en faveur de la fonction publique - non le gouvernement n'achète pas les fonctionnaires - que Carole-Anne Kast, fraîchement réélue à la présidence du Parti socialiste, demandait la tête du ministre des finances et réclamait qu'un autre sage le remplace. Dix jours après ce fait d'arme passė inaperçu car tombé le même jour que les attentats de Bruxelles - chacun a ses priorités - l'information sourd enfin de la Tour Baudet.

    Francois Longchamp, le président normal de la République genevoise, qui s'était taillé un cahier des charges à la hauteur de ses ambitions, tire enfin les leçons de l'exercice. Lors du dernier séminaire au blanc dans les Alpes vaudoises, les Genevois avaient invité le duo ministériel du cru Broulis Maillard. Les propos du PLR et du socialistes furent clair comme un matin calme quand le soleil monte du côté de la haute vallée du Rhône et embrase les rives du Lavaux, classé au patrimoine de l'humanité.

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  • Schaffhouse vote pour moins de communes

    image.jpegLes Schaffhousois de la ville ont voté dimanche majoritairement pour réduire le nombre des communes dans le canton. Ce sont les seuls. Toutes les autres communes ont refusé la proposition d'un maire PLR qui ne manquait pas d'audace et leur proposait même de supprimer complètement les communes. Sans surprise, cette alternative n'a pas fait le poids. 

    Il faudra donc remettre l'ouvrage sur le métier. Rares en effet son les réformes qui passent la rampe du peuple qui se range volontiers derrière l'adage: vaut mieux un tiens que deux tu l'auras. Ainsi Kanaan n'est pas de Gaule. Il ne démissionne pas parce que son MAH version Nouvel a été balayé. Le ministre s'incline devant la majorité des 46% des votants qu ont bien voulu voter et rappelle qu'il a fallu deux votes avant d'ériger le nouveau MEG.

    A Genève, les articles  le président Longchamp a renvoyé au Grand Conseil, la semaine passée, la loi sur les fusions de communes. Elle est passée inaperçue. Et l'incitation est un susucre.

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  • Canton sans commune: Ah, si Genève pouvait s'inspirer de Schaffhouse!

    schahouse carte.pngIl y avait eu le précédent de l'initative des jeunes à Glaris. Bientôt dix ans déjà. Un dimanche du mois de mai 2006, la Landsgemeinde avait décide à la surprise du pays, sidéré de tant d'audace dans cette vallée alpestre enclavée, de réduire le nombre des communes de vingt-cinq à trois.

    Dimanche 28 février, Schaffhouse, minuscule presqu'île suisse en terre allemande, vote pour la suppression de toutes ses communes. C'est, nous dit Le Temps, l'idée un peu folle d'un maire PLR. Comme quoi il ne faut jamais désespérer du grand vieux parti qui s’enorgueillit aujourd'hui encore d'avoir fait la Suisse moderne.

    Vous me connaissez, je ne peux que rêver d'un semblable rendez-vous démocratique à Genève, autre presqu'île suisse en territoire français, dont les 45 communes, fort hétérogènes, sont un héritage anachronique et coûteux du XIXe siècle.

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