Constitution - Page 3

  • Schaffhouse vote pour moins de communes

    image.jpegLes Schaffhousois de la ville ont voté dimanche majoritairement pour réduire le nombre des communes dans le canton. Ce sont les seuls. Toutes les autres communes ont refusé la proposition d'un maire PLR qui ne manquait pas d'audace et leur proposait même de supprimer complètement les communes. Sans surprise, cette alternative n'a pas fait le poids. 

    Il faudra donc remettre l'ouvrage sur le métier. Rares en effet son les réformes qui passent la rampe du peuple qui se range volontiers derrière l'adage: vaut mieux un tiens que deux tu l'auras. Ainsi Kanaan n'est pas de Gaule. Il ne démissionne pas parce que son MAH version Nouvel a été balayé. Le ministre s'incline devant la majorité des 46% des votants qu ont bien voulu voter et rappelle qu'il a fallu deux votes avant d'ériger le nouveau MEG.

    A Genève, les articles  le président Longchamp a renvoyé au Grand Conseil, la semaine passée, la loi sur les fusions de communes. Elle est passée inaperçue. Et l'incitation est un susucre.

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  • Canton sans commune: Ah, si Genève pouvait s'inspirer de Schaffhouse!

    schahouse carte.pngIl y avait eu le précédent de l'initative des jeunes à Glaris. Bientôt dix ans déjà. Un dimanche du mois de mai 2006, la Landsgemeinde avait décide à la surprise du pays, sidéré de tant d'audace dans cette vallée alpestre enclavée, de réduire le nombre des communes de vingt-cinq à trois.

    Dimanche 28 février, Schaffhouse, minuscule presqu'île suisse en terre allemande, vote pour la suppression de toutes ses communes. C'est, nous dit Le Temps, l'idée un peu folle d'un maire PLR. Comme quoi il ne faut jamais désespérer du grand vieux parti qui s’enorgueillit aujourd'hui encore d'avoir fait la Suisse moderne.

    Vous me connaissez, je ne peux que rêver d'un semblable rendez-vous démocratique à Genève, autre presqu'île suisse en territoire français, dont les 45 communes, fort hétérogènes, sont un héritage anachronique et coûteux du XIXe siècle.

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  • Dans deux ans, on réélira le gouvernement genevois

    Le Premier de l'An, j'ai remis la main - grâce du rangement - sur le petit opuscule commis par un commis de l'Etat de Genève, proche du pouvoir, il y a huit ans (deux législatures sous l'ancien ordre constitutionnel, lequel ordre n'était pas encore régi par un président durable). André Klopmann brosse par le petit bout de la lorgnette un tableau sociologico-historico-politique plutôt désabusé de la Genève contemporaine, dans laquelle l'auteur regrette de n'y plus trouver l'Esprit, dont la cité fut, dit la légende, investie, par la grâce de quelques confluences humaines, qui font du lieu rien moins, de l'avis de l'auteur, que le centre de l'Europe, sinon du monde.

    En postface, Klopmann cite trois événements survenus à l'automne 2007 qui, si je l'ai bien compris, tempèrent un peu les raisons de son pessimisme: l'échec pour la deuxième fois d'Ueli Maurer dans sa tentative d'être un des deux sénateurs de Zurich à Berne..., l'exclusion trois semaines plus tard de Blocher du Conseil fédéral, deux faits remarquables et ce bémol: l'élection le 15 novembre 2007 du vigneron-encaveur de Peissy, le citoyen, UDC lui aussi, Eric Leyvraz à la première vice-présidence du Grand Conseil genevois, "une élection inattendue qui a rompu un tournus éprouvé", note l'auteur.

    Que dirait le publiciste aujourd'hui de l'élection de deux UDC pur sucre au Conseil fédéral, dont un est ministre des Finances, de la montée du MCG à Genève et de l'élection d'un des siens - un étrange transfuge - au Conseil d'Etat et d'un autre - un Genevois qui n'a pas sa langue dans sa poche - à la présidence du Conseil municipal de la Ville? Genève est-il affecté du syndrome tessinois? En 2018, verra-t-on l'élection de trois magistrats du bloc national au gouvernement?

    Esprit de Genève, où es-tu? Es-tu galvaudé par les populistes bornés ou souffres-tu de l'absence (momentanée?) de grands hommes et de belles âmes?

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  • Députés, démission! Vous n'y pensez pas...

    Le Grand Conseil n'a pas renvoyé son budget au gouvernement en septembre, quand il en a pris connaissance. Il a attendu le 18 décembre, un bon mois après qu'une majorité d'occasion au sein de la commission des finances, formée de la gauche et du MCG, eut trouvé intelligent d'arrêter l'examen des 7.8 milliards de francs que l'Etat de Genève engloutit chaque année et de ses presque 800 millions d'investissements.

    Qu'est-ce qui a changé entre le 9 septembre et le 18 décembre? Rien. Sauf une mobilisation sans précédent de la fonction publique, laquelle entend dicter ses choix politiques à tous. Les syndicalistes ne répètent-ils pas qu'ils ne se battent pas pour leurs conditions de travail, mais pour la quantité et la qualité des prestations.

    Dans ces conditions, point besoin de gouvernement ni de Grand Conseil ni même des votations qui ont vu des majorités de citoyens, sans doute mal conseillés, accepter plusieurs baisses d'impôts ces dernières années, faisant de Genève un canton bon marché pour une famille de quatre personnes qui gagne moins de 8000 francs par mois. Gouverner sans le peuple pour le peuple, voilà la ligne du Cartel intersyndical genevois.

    On fait quoi maintenant. On démissionne? Le refus du vote du budget, c'est aussi de la part du Grand Conseil le renoncement à sa faculté de modifier le budget qui lui a été proposé. C'est donc sa démission de fait que le parlement a voté ce vendredi matin sur le coup de 9 heures. Qu'il en tire donc les conséquences et qu'il se représente devant le peuple!

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  • Bardonnex augmente les impôts

    IMG_9351.jpgPourquoi ma commune de Bardonnex, qui, à ma connaissance, n'a pas un franc de dette et détient même un bas de laine de quelques millions placés sans doute à zéro pour cent ou pas loin, augmente-t-elle les impôts de deux centimes en 2016? Le journal de la commune distribué ce jour n'en dit mot. L'information tient en une ligne, comme si elle était honteuse.

    Elle découle d'une décision prise par le Conseil municipal le 17 novembre. Ce même 17 novembre le Conseil a adopté le budget 2016 équilibré comme le veut la loi, qui prévoit des dépenses de 5,68 millions. A quoi serviront ces millions? Aucun détail n'est fourni. On sait juste que le maire et ses adjoints et les conseillers ont augmenté leurs jetons de présence. Quels sont les montants? Mystère.

    Et n'espérez pas en savoir davantage sur le nouveau site internet de la commune. Sous des abords chatoyants, Bardonnex.ch n'est tout simplement pas à jour. Le dernier rapport administratif date de 2004. Les derniers comptes de 2011. Et encore ceux-ci tiennent en trois lignes. On en tire tout de même une information clé. Alors que de 2009 à 2011, les budgets annonçaient des bénéfices de l'ordre de 10'000 francs par exercice, les comptes ont eux bouclé avec des excédents de revenus moyens de 300'000 francs par an. Le tout avec un taux d'impôt de 40 et 41 centimes.

    C'est un article paru ce lundi dans la Tribune de Genève qui m'a mis la puce à l'oreille à propos de la hausse des impôts de Bardonnex.

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  • Il font une semaine de 50 heures, taxons-les!

    cloche grand  conseil députés.jpg

    Qui a suivi le débat fleuve du Grand Conseil genevois sur la paix des transports? Personne sans doute ou presque, à part les désignés journalistes qui en ont fait une synthèse forcément approximative.

    Comment faire autrement quand il faut plus de sept pleines heures au parlement pour accoucher d'un compromis sur la mobilité, qui n'en est plus tout à fait un. puisque un amendement voté a modifié le projet péniblement échafaudé en commission et inciter les Verts - ce qui est de bonne guerre - à maintenir leur initiative "pour des transports publics plus rapides" (en clair pour une priorité totale aux TPG, en clair encore pour le renoncement au libre choix du mode de transport, principe ancré en 2001 dans la Constitution genevoise par une initiative des milieux probagnoles). 

    On comprend certes que la paix soit difficile à forger, à Genève comme ailleurs, mais on ne supporte plus que le Grand Conseil mette tant de temps à donner la parole au peuple. L'initiative 154 des Verts a été lancée en 2013. On votera trois ans plus tard le 16 juin 2016. 

    Trop, c'est trop, Messieurs les députés!

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  • Avully ouvre son presbytère vide à une famille de réfugiés. Que fait Bardonnex?

    compesieresavant 1900.jpgLa cure de Compesières est promise à devenir une extension de la Mairie de Bardonnex.

    Outre que l'emprise de cet espace vital me paraît discutable compte tenu du rôle de plus en plus congru que jouent les communes à Genève et que son acquisition par la municipalité viole la lettre constitutionnelle (article 218), sinon l'esprit de l'inaliénabilité (sans doute contestable) des biens curiaux (les biens des églises que la République radicale avait nationalisés avant de les leur restituer en 1907), on pourrait imaginer une destination plus ouverte au public du château de Compesières, comme celle d'accueillir le musée des Suisse à l'étranger qui doit quitter le domaine de Penthes et de créer, à Compesières, le musée des migrations (celles des Suisses en terres étrangères et celles des étrangers en Suisse).

    Un tel projet aurait de quoi séduire un mécène. Tout près de l'ancienne commanderie propriété de l'internationale des chevaliers de Malte jusqu’à la révolution française (lesquels y tiennent encore un musée), vit un riche étranger, dont j'ai lu dans la revue des 300 plus riches de Suisse que Bilan vient de publier, qu'il a renoncé à son statut de réfugié fiscal pour devenir un bon et loyal contribuable genevois et de l'ancienne commune de Compesières.

    Cette introduction pour dire que la cure de Compesières pourrait facilement accueillir une ou deux familles de réfugiés durant quelques mois, sans mettre en péril le projet du maire. Le maire d'Avully vient, nous apprend la Tribune de ce jour, d'ouvrir l'ancien presbytère à une famille de requérants.

  • Longchamp est-il un bon maçon?

    GE110_GREVE_MACONS_FONCTIONNAIRES.jpgC'est au pied du mur qu'on voit le maçon, dit l'adage. Trois jours de grève d'une grosse partie de la fonction publique (et peut-être bien quatre - demain est un vendredi 13 -), un budget de 8 milliards pour une République de 482'000 habitants (sans compter les dépenses communales, confédérales et autres factures obligatoires  - santé, retraite, logement). Voilà Genève! 

    Une culture de grandes gueules copiée-collée de notre grand voisin français dans une démocratie incapable d'assurer au gouvernement une majorité claire et durable. Des syndicats qui "se battent pour notre bien et ceux de nos enfants" face à des élus, nos élus, traités de guignols par la rue. Voilà Genève! 

    Un Conseil d'Etat sans majorité (PLR et PDC ne sont que 34 sur 100 députés), sans figure charismatique et miné par ses ministres socialistes et MCG, qui embouche la trompette de la semaine des 42 heures - mais qui lui a donc soufflé cette idée? - et en pleine grève annoncé par une soudaine recette fiscale réévaluée que le budget 2016 n'est plus déficitaire mais bénéficiaire, une annonce inaudible et tardive. Voilà Genève!

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