blogs et net - Page 5

  • Réalité décalée

    IMG_1086.jpgÇa remonte déjà à décembre 2013, mais je trouve ces montages assez astucieux pour en conserver la trace dans mon blog. J'ai découvert ce site via la proposition Magazine de Flipboard, une manière comme une autre de curer les allées du web et de n'en conserver que les pépites. C'est donc à cette adresse www.wikilinks.fr où tout un chacun peut publier ses œuvres, tout plein de créations nouvelles (pour moi). Assez bluffant. Comme Body-Art qu'on a déjà vu ailleurs ou encore la face cachée des pochettes de disque vinyle.

  • La longueur idéale d'un blog: 7 minutes

    photo-1.jpgNe cherchez plus dans votre supermarché favori une pomme bitterbippée ou tavelée, une poire blette ou une fraise verte (encore que), il y a belle lurette que fruits et légumes sont clean, propres en ordre, sans taches ni défauts apparents. Tels semblent être désormais, si j'en crois une note lue sur le blog du modérateur, le sort de nos gazouillis, posts, mails et autres billets. Le carcan de la norme les guette.

    Calibrés pour être lus. Dans ce laminoir statistique, le blog s'en sort plutôt bien: 7 minutes, soit 1600 mots. C'est beaucoup, presqu'un tiers du temps passé à la lecture d'un quotidien. Sans doute ne lit-on pas un blog tous les jours ce en quoi on a tort évidemment. C'est bien plus en tous cas que les quelques signes qu'il est dorénavant recommandé de publier sur les réseaux sociaux si l'on veut être perçu... Conclusion: le blog est à la pensée ce que le houle est à l'océan. Les réseaux sociaux en sont l'écume qui jaillit à grand fracas. Qu'en reste-t-il?

  • 3% pour les news

    Que faites-vous avec votre ordiphone? Vous téléphonez? Sans doute, mais selon une étude de l'institut américain Flurry rapportée par Le Monde, la moitié du temps, vous le passez à jouer et à papoter sur Facebook: 32% pour l'un et 17% pour l'autre. Comme l'indique le graphique ci-dessous vous ne passez que 3% du temps que vous passez sur votre ordiphone à vous informer. Heureusement, il y en a encore qui lisent les journaux, écoutent les bulletins d'infos à la radio et regardenr le 19:39 ou le 20 Heures à la télé... Pour combien de temps encore?
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  • Pris en grippe end

    Gripen ou pas Gripen? Le choix est sans doute grippé. La Suisse peut-elle se payer des avions de combat? Évidemment oui. La Suisse a-t-elle besoin d'avions de combat? La réponse est sans doute oui aussi. La Suisse doit-elle posséder ses propres avions de combat? La réponse... ne fait pas partie de la question posée le 18 mai prochain. Dommage.

    La Suisse se tourne de gré et de force vers des entreprises privées et/ou étrangères pour ses approvisionnements aussi bien alimentaires qu'énergétiques, pour envoyer des satellites dans l'air, pour la stabilité de sa monnaie, qu'elle a scotché à l'euro, pour l'Internet et la plupart de ses ordinateurs,... Pourquoi lui faut-il absolument posséder ses propres avions de combat?

    Sans doute parce que les libéraux ne le sont pas autant qu'ils le prétendent. Eux qui nous rebattent les oreilles des vertus du marché, ils restent étonnamment englués dans des conceptions archaïques. Ils sont pour la souveraineté nationale totale du ciel, mais contre la souveraineté alimentaire.

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  • D.

    boxe.jpgQuelle était votre opinion quand le caricaturiste danois a représenté Mahomet avec une bombe dans le turban? Vous avez dénoncé l'islamophobie ou vous avez défendu la liberté de la presse?

    Que signalait ce dessin? Que l'islam était (comme d'autres idéologies?) mère du terrorisme? Cette interprétation possible est excessive et fausse et même dangereuse, car ce serait associer tous les adeptes de cette religion à une lecture folle et erronée de minorités fondamentalistes.

    Pour le moins, ce trait de plume, qui a enflammé le monde musulman, obligeant chacun à prendre parti, dénonçait le fait qu'une idéologie ou une religion peut engendrer des terroristes en son sein. Quelques terroristes et non pas le terrorisme: ce n'est évidemment pas la même chose, cette distinction fait même toute la différence. Dans cette lecture, la partie reste la partie, l'exception, l'exception, la tumeur est circonscrite pour ce qu'elle est. Les plus sages doivent la combattre, la dénoncer, l'exclure et surtout cultiver la santé du corps sain.

    Mais quand le roi, ses ministres et ses grands prêtres médiatiques appellent à tuer le fou du roi sous prétexte qu'il pourrait par le seul effet de ses mots ou de quelques gestes corrompre le peuple, c'est que le roi est nu et que le peuple est assujetti.

    Comme un boxeur, une société saine et forte se reconnaît à sa capacité d'encaisser les coups sans que les coups ne la secouent.

    Sur une échelle de dix, où posez-vous le curseur de la santé de la société française? Et de la société genevoise?

  • Apartheid, murs, plafond de verre et autres frontières

    mur betlhem.jpgLa préférence de l'embauche en faveur des travailleurs locaux, que le Conseil d'Etat a réaffirmée lors de son discours de Saint Pierre *, est-elle un premier pas vers l'apartheid? La question est évidemment provocatrice, mais je ne la crois pas totalement dénuée de tout fondement après avoir lu l'article que François Brutsch, toujours sagace, a tagué dans son blog, Un Swissroll, ainsi que sur sa page Google +.

    Le texte de Thomas W. Hazlett, professeur de droit et d’économie à l’Université George Mason, est traduit et publié sur Contrepoints, un site libéral. Il s'intitule Genèse, évolution et fin de l’apartheid en Afrique du Sud.

    En deux mots, il rappelle que la ségrégation raciale fut d'abord la lutte des mineurs blancs, affiliés via leur syndicat à l'Internationale socialiste, contre des ouvriers noirs que des patrons blancs voulaient engager, à meilleur compte évidemment, mais qui dans cette longue histoire fit des ouvriers noirs, un temps, les alliés objectifs des patrons blancs. Tout comme, sous un autre angle, les Noirs furent, un temps, les alliés des colons néerlandais - les Boers - dans leur lutte contre les Anglais... Le monde est bien compliqué.

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  • Séralini: l'étrange silence de la presse romande

    souris séralini.jpgSéralini, vous vous souvenez? C'était il y a un peu plus d'un an. Les images ont fait le tour du monde. Le ramdam (buzz) a été exceptionnel. Des souris boursoufflées, remplies de tumeurs. Qu'avaient-elles mangés ces vingt souris? Elles avaient été bourrées au mais OGM Monsanto. Enfin on tenait le coupable! Très vite, des critiques ont élevé la voix à propos d'une étude dont les fondements scientifiques étaient peu solides. La presse s'en est fait l'écho, mais les images des pauvres souris torturées sont restées gravées sur nos rétines.

    Depuis ces critiques n'ont cessé de se multiplier. Dans l'indifférence des médias qui étaient déjà sur d'autres actualités. Le 28 novembre 2013, la revue Food and Chemical Toxicology, qui avait accepté de publier le papier de Séralini et de son équipe, a retiré, fait exceptionnel, l'article de sa collection, après que le chercheur eut refusé de le faire lui-même.

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  • Pierre Weiss genevois déraille

    Pierre weiss keystone.jpgOn dirait que Pierre Weiss adore les causes perdues. Il a ferraillé l'an dernier contre le budget de l'Etat de Genève sans grand profit pour la République ni pour ses amis du PLR qui ont pris une baffe aux dernières élections, même si la réélection brillante mais non contestée de Maudet et de Longchamp a calmé la douleur du grand vieux parti mais pas l'amertume des libéraux...

    Le tribun de Soral ferraille ces jours contre les propos de Mauro Poggia tenus dans un tract électoral 1). Il s'est mis en tête que "l'éradication des frontaliers" sentait bon la solution finale et valait bien une plainte pénale. Même réaction en chaîne contre une éructée du député Rappaz, lequel rigole et sait qu'une très éventuelle condamnation ne sera qu'une étoile de plus à épingler à sa vareuse de petit soldat du MCG.

    Stauffer, sans qui le MCG ne serait rien, n'est ni Le Pen ni Mussolini ni même Hitler, n'en déplaise à notre Monsieur Propre, Hitler, dont France 2 a relaté la genèse la semaine dernière, dans deux documentaires passionnants, à l'heure ou les bleus renversaient le cours de l'histoire, contre toutes attentes, et redonnaient un peu de soleil brésilien à une France que j'ai rarement connue aussi morose et apeurée.

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