Air du temps - Page 2

  • Alerte, les Chinois traquent nos vélos

    o-bike.pngAlerte, les Chinois traquent nos vélos. C'est un peu le fond et le ton de l'enquête publiée en première page du Tages Anzeiger ce matin. En cause, la société O-Bike qui, comme son nom ne l'indique pas, est une filiale d'Alibaba, l'Amazon chinois, un mastodonte de la vente en ligne mais aussi de bien d'autres services dans l'empire du milieu et ailleurs aussi. 

    Or donc O-Bike a déployé ses vélos en libre service dans la capitale économique de notre petit pays. Comme dans bientôt 200 autres métropoles du monde. Mais pas encore à Genève malgré que nous sommes, n'est-ce pas, La Capitale des organisations internationales. 

    Prolèmes, le prêt du vélo qui s'opère très simplement en quelques clics via l'ordiphone de chacun, génère toute une série de données qui vont aussitôt se nicher du côté de Pékin ou de Shanghai, bref pas dans nos bunkers suisses à nous.

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  • La Presse un modèle pour la Tribune

    la presse home.pngL'info reste lacunaire. Elle provient principalement de l'entreprise elle-même. Néanmoins, je crois que "La Presse", un journal créé en 1884, cinq ans après la Julie, montre la voie que la Tribune de Genève devrait suivre. Cesser d'imprimer cinq jours par semaine au profit d'une seule édition le vendredi. Et le reste de la semaine? Adopter la maquette du journal montréalais, être un média de référence sur le net et en adopter l'ADN; la gratuité pour les lecteurs.

    La Presse tirait à 180'000 exemplaires quand son éditeur a fait le saut en 2015. Elle semble plutôt bien se porter. Sa maquette sur les tablettes est un modèle du genre, dont les journaux suisses feraient bien de s'inspirer. Une plate-forme de blogueurs et de commentateurs, des chats-conseils, des informations automatiques sur tous les clubs sportifs locaux, tous les conseils, toutes les associations et des lucarnes en diverses langues feraient de ce média une vraie tribune des habitants de et autour de Genève. 

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  • L'évêque de Genève: sans sous mais pas sans valeur

    pascal-desthieux-2-800x450.jpg"Je suis inquiet car les dons ont diminué." Datée du 15 août, fête de l'Assomption, qui ne fut donc pas chômée au 13 rue des Granges, la lettre de l'abbé Pascal Desthieux, pas encore vice-évêque de Genève, mais en charge des quelque 200'000 catholiques du canton, la lettre s'alarme d'une diminution sensible des dons cet été. Bref, l'église est dans le rouge vif et devra sans doute restructurer. 

    Or sur ce point, c'est le silence radio total. Le vicaire épiscopal lance un appel mais ne rappelle pas ce qu'il fait des dons (3 millions en 2015, 15% de moins déjà en 2016). Il ne dit rien surtout du patrimoine immobilier de l'église. Celui-ci est-il correctement géré? Pourrait-il dégager davantage de moyens? La réponse est évidemment oui. 

     

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  • Quel islam pour l'Europe?

    quel islam pour l'europe.pngJe suis tombé sur la première épreuve non corrigée d'un petit livre d'une centaine de pages intitulé "Quel islam pour l'Europe?" (l'ouvrage doit sortir le 6 septembre chez Labor et Fides). Pour un aussi petit livre, le titre est ambitieux. Et incongru.

    Incongru car il laisse entendre que l'Europe aurait besoin d'un islam ou aurait dans son ADN quelques liens avec l'islam (ce que défend l'un des deux auteurs) ou encore qu'un islam à la sauce européenne (c'est-à-dire compatible avec la démocratie, la suprématie du droit civil et les droits humains) serait possible tout en restant conforme au Coran.

    On veux bien espérer cette dernière issue. On appelle même de nos voeux cette réforme de l'islam. On n'en voit rien poindre aujourd'hui dans les discours des imams. Mais il est vrai que ce ne sont pas les horlogers qui ont inventé la montre à quartz, la swatch ou la ewatch.

    La réforme de l'islam (ou un possible vivre ensemble, ce qui ne serait déjà pas mal) viendra donc d'ailleurs. De l'Europe? De Genève?

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  • Kosovo, Albanie, Monténégro... Suisse

    Une petite quinzaine de jours à travers le Kosovo, la côte albanaise et monténégrine ne donne évidemment qu'un piètre aperçu de l'incroyable millefeuille social, ethnique, religieux, culturel, politique - techtonique même - de ces pays où l'euro est la monnaie d'échange officielle (au Kosovo et au Monténégro et de facto en Albanie même si les commerçants vous rendent la monnaie en leks), démontrant le statut de protectorat ou de bailliage commun dans lequel sont ces confettis à des degrés divers, en attendant une hypothétique immersion dans la fédération des Etats européens. Pour cela, il faudrait que l'Europe fasse sa révolution de 1848. 

    Je ne sais pas encore si l'ouvrage publié fin juin par NZZ-libro «Kleinstaat Schweiz – Auslauf- oder Erfolgsmodell?" (de Jaeger et Hummler) évoque la constitution de la Suisse moderne, qui mit tout de même plus d'un siècle à accorder le droit de vote à ses citoyennes (les radicaux républicains sur ce point ont mit du temps à convaincre les esprits du mâle dominant - c'est dire combien le Kanun (la loi coutumière dans le monde albanophone) a encore de beaux jours devant lui -, mais on comprend à quelques conversations (un ami est un des survivants de l'opération de la police serbe qui tua 52 membres de la famille Jashari dont Adem, un des fondateurs de l'UÇK - son nom est associé à celui de l'aéroport de Pristina-, qui déclencha officiellement la guerre de libération du Kosovo) et à la lecture de Kadaré combien il est difficile voire impossible de recoller ces pays tant les hormes et leurs territoires sont émiettés. Et que seule la liant européen pourra apporter sinon la concorde du moins les instruments d'une pacification durable dans ces régions meurtries et torturées depuis des milliers d'années.

    A suivre

  • De la libération des lapins au méchant glyphosate

    lapin-clapier.jpgOn meurt de faim, rarement de gloutonnerie et encore moins de malbouffe (sino, les Occidentaux ne vivraient pas si vieux que ça en devient un problème de société). L'air du temps (l'ère du Verseau?) est à la libération des lapins de leur clapier-prison et au régime vegan, l'une et l'autre lutte ayant partie liée nous a appris récemment Julie dans la Julie. Ainsi va l'humeur du monde d'ici qui a peur de mourir ayant perdu la foi en la vie éternelle. 

    Le veganisme est une religion qui ne fait de mal à personne, sauf éventuellement à ses adeptes (et à leurs proches, car l'exclusive force ceux-ci soit à adopter le même régime soit à cesser de fréquenter ceux-là) et temporairement à la filière animale.

    Une mode ou une tendance durable, s'interroge un des mes confrères fine gueule?

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  • Un réd en chef passe du côté de la "force obscure"

    dynamic group.jpg«Le journalisme est un métier noble, mais ce n’est pas le seul». Etrange citation, qui laisse donc entendre qu'il y a une hiérarchie dans la noblesse des métiers, comme si l'éboueur ou le plombier n'était pas aussi nécessaire à la société. Cette citation est devenue un titre dans 24 Heures, hier sur le site web, aujourd'hui dans sa version imprimée. Elle annonce que le patron de la rédaction va quitter le navire à la fin de l'année. Pour rejoindre le "côté obscur de la force". Tout un programme.

    Thierry Meyer a bien raison de changer d'air. Il fait mieux que les deux mammouth du Conseil d'Etat du plus gros canton de Suisse romande, Broulis et Maillard, qui ont rempilé pour cinq ans, tous deux convaincus qu'ils sont indispensables à la liberté et à la patrie. Réélus par acclamations par un peuple vaudois fidèle, le doigt sur la couture. Les rédacteurs en chef, eux ne sont pas élus. Ils sont nommés par un propriétaire, lequel, dit-on, a été surpris de la défection surprise de sa tour lausannoise.

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  • Islam: pourquoi Mireille Vallette n'est pas entendue

    radicalisme dans les mosquees vallette.JPGAu début du mois de mai, j'ai reçu, comme d'autres journalistes, "Le radicalisme dans les mosquées suisses", le dernier ouvrage de Mireille Vallette, imprimé en Serbie par Xenia. J'en ai survolé le 30 premières pages. Puis la présidentielle française, les votations du 21 mai et toutes sortes d'autres événements plus ou moins importants ont occupé mon temps et l'ouvrage est resté en plan.

    Lundi, autour d'un café, Mireille Vallette m'a demandé pourquoi aucune recension de son ouvrage n'avait paru dans la presse romande, aucun écho même de la part de journalistes qui suivent attentivement le dossier islam. 

    J'ai repris donc son ouvrage en ce jour d'Ascension (la Résurrection du Christ est affaire de foi et donc de folie, son Ascension est affaire de liberté, de notre liberté, nous qui sommes de ce fait seuls face aux questions essentielles, existentielles qui taraudent de temps en temps les humains, croyants ou pas).

    Et j'ai trouvé aux pages 116 et suivantes  la raison de l'ostracisme dont est ma consœur, amie et lanceuse d'alerte genevoise se dit victime.

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