2020: Maudet sera-t-il toujours ministre, Hodgers toujours président, qui sera maire de Genève?

armoirie drapeau geneve.jpgLes soucis des Genevois ne sont pas ceux des Français ni des Américains ni des Chinois ni des Indiens. Ici, il en va comme de nos bobos, nos petits soucis ne sont pas rendues secondaires par les rages de dents ou la perte d'un membre.

Genève regarde donc son nombril et s'émeut de ses bénignes écorchures: abattages d'arbres, pistes cyclables discontinues, incivilités des uns et des autres, bouchons dus à sa prospérité, pollutions mineures, agacements de ceux qui se sentent mal servis par l'arrosoir public. Sans parler de nos Genferei: Maudet sera-t-il encore ministre au 31 décembre 2020 et son ex-copain Hodgers président de la République?

L'affaire Maudet n'a que trop duré. On voudrait pouvoir sommer le pouvoir judiciaire de rendre sa justice dans l'affaire du ministre cachottier. Mais qui gouverne donc la justice à Genève? A qui les juges et les procureurs rendent-ils des comptes? La sourcilleuse séparation des pouvoirs portée à son paroxysme dans notre petite République accentue l'isolement du troisième pouvoir. Pas sûr que la réélection, hélas probablement tacite le 26 avril du procureur général n'arrange les choses. Quant au maire de Genève...? Sami Kanaan, le dernier des Mohicans, le seul des sortants à se représenter, sera-t-il même réélu?

Bref mon vœu le plus cher à l'aube de la troisième décennie du XXIe siècle, est que le ministre prenne enfin de la hauteur et, sinon pour lui, au moins pour la République qui lui est chère, quitte le Conseil d'Etat.

Son compère Hodgers ne veux pas être président jusqu'à la fin de la législature. Trop fatigant. Evidemment, ils font à six le boulot de sept. Il a donc concocté une loi qui modifie la Constitution de 2012 et abolit la présidence durable à la vaudoise. Cette loi a été adoptée par le Grand Conseil. Le peuple suivra-t-il ses élus en mai prochain? Et le Conseil d'Etat sera-t-il présidé par un autre de ses membres dès le 1er juin? Je ne sais plus que dire. Le pire est que je m'en fiche. Sans doute comme beaucoup de Genevois. Genève n'a-t-il pas d'autres défis plus importants? 

Les élections municipales du 15 mars vont occuper la classe politique dès la rentrée, nous dit la Tribune. Combien de Genevois s'en préoccupent et vont s'y intéresser? Si vous avez lu ma dernière note, vous savez que la majeure partie des personnes actives qui font la prospérité de ce coin de terre ne bénéficient pas des droits du citoyen. Mais ça ne semble choquer personne. Il est vrai que les étrangers établis seront électeurs mais non éligibles.

Mon autre vœu est donc qu'on réfléchisse à une sérieuse réforme de la gouvernance des communes. Mais c'est un vœu pieux car personne ne veut réellement changer quoi que ce soit. 

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