• Les Genevois du 24 novembre et Genève 2050

    Coup de frein à l'aéroport et deux non d'extrême justesse au "bétonnage" de deux sites au Petit- et au Grand Saconnex ce 24 novembre à Genève. Que n'aurait-on pas entendu si deux oui d'extrême justesse étaient sortis des urnes? Je parie que les opposants vaincus auraient usé de tous les moyens pour que leur cause l'emporte finalement.

    L'issue des scrutins posent un vrai problème de démocratie. Le génie suisse n'est-il pas en pareil cas de remettre l'ouvrage sur le métier et de trouver un meilleur équilibre?

    Souvenez-vous du 9 février 2014! 

     

     

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  • Rupestre Genève

    Carte Petit et Grand saconnex.jpgRupestre, le mot naguère accolé à la ville de Lausanne par un co-maire de Genève vert avait quelque peu tendu les relations entre les deux bourgades sœurs ennemies lémaniques (on ne saurait parler de métropole en regard des gigavilles qui attirent désormais plus d'un terrien sur deux).

    Le sobriquet va-t-il s'appliquer à Genève? Les votations de ce dimanche sonne, entend-on, comme un coup de semonce à l'endroit de ceux qui n'ont que le mot croissance dans la bouche et veulent construire la ville en ville. 

    Genève ne va pas s'arrêter de croître. Ni son aéroport, placé désormais devant le défi d'être une plate-forme inventive et pionnière aux avions électriques.

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  • Tonton Bernard

    Il y a quelques jours, on a enterré tonton Bernard. J'ai fini par me plier à la tradition et dit l'hommage qui convenait en l'église de Plan-les-Ouates. A près de 93 ans, Bernard Genecand aura eu une vie bien pleine. L'homme n'a pas défrayé la chronique mais s'est mis volontiers au service de sa communauté.

    Voilà qui contraste, me dis-je, avec nombre de nos contemporains, dont nous sommes sans doute un peu, emportés par le flot incessant et énorme des distractions et des divertissements, branchés ou non, sensibles aux selfies, aux likes, aux buzz, aux fakes, aux pub, aux fées. Et puis je me suis dit: quoi de neuf depuis l'et moi et moi et moi de Dutronc?

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  • L'aéroport appartient-il aux Genevois?

    thibaud mabut aeroport.jpgL'aéroport de Cointrin appartient-il aux Genevois? La réponse est évidemment oui sur le plan de la propriété et donc de la gouvernance. Le canton en tire d'ailleurs chaque année quelques bénéfices. C'est une des rares infrastructures publiques, avec les Services industriels de Genève, qui vit et prospère sans subventions. Cependant, l'aéroport de Genève est un outil national et même transnational. Il est utile à une vaste région où habitent plus de deux millions de personnes. 

    Pourtant, ce dimanche, son sort va dépendre du vote des seuls citoyens genevois, soit, si la participation est de 40%, d'environ cent mille votes. Ne trouvez-vous pas qu'il y a là un petit déni de démocratie?  Une participation plus large, tant au plan économique que de la gouvernance s'impose. L'internationalisme qu'affiche d'ordinaire la la gauche verte-rose ne vaut pas pour Cointrin.

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  • Le canard du curé de Compesières et les femmes cathos

    canard de bain.jpgCe dimanche, une vingtaine de gamins ont reçu une bible illustrée "Parle Seigneur" des mains de Gilbert Perritaz, curé de Carouge, Veyrier, Troinex et Compesières. En fait, il l'a remise à papa et/ou maman qui l'a déposée dans les mains de leur.s enfant.s, histoire de souligner que la transmission de la foi est d'abord familiale.

    Un geste que les protestants ne renieraient pas, encore qu'il est de tradition dans cette tradition de posséder une bible chez soi et de la lire régulièrement et librement sans la bénédiction d'un pasteur.

    A Compesières, ce dimanche, autour du prêtre étaient des femmes, que des femmes, qui ont lu la bible, dirigé le chant, joué de l'orgue et du piano, donné la communion et fait le catéchisme. 

    Je me suis dit que rien n'était perdu et qu'ici, en un rien de temps - un demi-siècle -, l'église catholique avait fait un grand bond en avant. Dans la semaine, j'avais lu, non sans effarement, dans Le Messager du Genevois du 7 novembre, cette histoire locale que l'école genevoise ne m'avait pas apprise, histoire sans doute de ne pas envenimer le vivre ensemble entre les papistes et les parpaillots: "En 1855, Le calvaire d'un instituteur protestant au coeur du pays du Vuache".

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  • Si Zurich avait la taille de Genève, combien de frontaliers?

    frontaliers Genève Zurich.jpg

    Il faut arrêter de tirer à vue sur les frontaliers dont l'augmentation de l'effectif est mis en exergue par la presse et l'office cantonal de statistique. Ces travailleurs contribuent à la richesse de Genève autant que les Genevois. Ils disposent de compétences que les chômeurs n'ont malheureusement pas ou exercent des fonctions que les habitants du canton rechignent souvent à exercer. La part des impôts qu'ils paient est bien supérieure à celle qui est rétrocédée à leur commune de résidence.

    Mais surtout, les frontaliers n'existent en nombre à Genève, (ainsi qu'au Tessin et dans une moindre mesure à Bâle) qu'en raison de l'existence d'une frontière nationale.

     

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  • On ne peut pas gagner avec de mauvais candidats

    2e tour 10 nov 2019.jpgGenève sera donc plus à gauche à Berne que jamais. Nulle doute que les deux nouveaux conseillers aux Etats Mazzone et Sommaruga, brillamment élus certes, devront verser beaucoup d'eau dans leur vin rosé et bio pour peser à la Chambre haute, une posture qu'avaient bien comprise les deux sortants Maury Pasquier et Cramer. 

    Reste que la moitié des Genevois ne seront pas représentés au Sénat fédéral. La faute à qui? La faute au PLR et au PDC qui nous ont proposé des candidats de seconde zone. Il suffit de comparer le deuxième tour de 2015 avec celui de ce dimanche pour s'en convaincre.

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  • Robert Cramer aura-t-il sa statue à Annemasse?

    cramer ceva 2019 le temps.jpgA un mois de l'ouverture du CEVA, rebaptisé GenevaLakeExpress, Robert Cramer tire largement la couverture à lui dans un entretien assez complaisant que publie ce jour Le Temps. Or donc, c'est grâce à notre ministre du Territoire, devenu conseiller aux Etats et accessoirement - encore que - président de la vigne et du vin d'ici que Genève va  enfin connecter le réseau ferré suisse au réseau ferré haut-savoyard. Un projet conçu à la fin du XIXe siècle, signé en 1912 dans une convention engageant Berne et la toute jeune régie des CFF à prendre en charge deux tiers de la facture et réalisé un siècle plus tard. Ce laps de temps dit tout de la nécessité de cette liaison "designed in 1912". 

    Jamais les CFF n'y ont cru et c'est, dixit Cramer, parce que Zurich grâce au socialiste Leuenberger avait reçu une part de lion des financements ferroviaires que Genève put arracher la réalisation du tronçon Cornavin-Annemasse de la défunte ligne du Tonkin.

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