• Je suis perdu et sans parti

    smartvote moi 2019.jpgConnaissez-vous Smartvote? Depuis quinze ans, ce projet offre aux citoyens le moyen de mesurer leur proximité ou leur éloignement politique par rapport aux candidats et aux partis lors d'élections parlementaires. J'ai donc répondu au 75 questions - pas toutes neutres et parfois ambiguës ou lacunaires - et me retrouve un peu orphelin.

    Le candidat le plus proche ne colle qu'à 59,8% avec mes réponses. c'est Nicolò Gori, un jeune PLR que je ne connais pas. Le second est la tête de la liste PDC, Vincent Maître, avec qui Smartvote me donne 57,3% d'affinité. On ne se refait pas, Je colle mieux avec le PDC et avec les Verts libéraux qu'avec le PBD et l'UDC. Et je ne suis, me dit Smartvote, ni très vert - trop dogmatique à mon goût - ni très rose - trop étatiste.  Ce que je savais. 

    Smartvote permet d'affiner et, question par question, de savoir où je converge et où je diverge. C'est assez instructif à la fois sur la manière de poser les questions et sur le choix des sujets et sur les réponses qu'on a pu donner rapidement. Testez-le! Smartvote sera à Uni Mail ce jeudi à 17h pour en débattre.

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  • Le tocsin pour le climat. Mais dans quel état j'erre?

    cloche en verre.jpgAinsi notre vicaire épiscopal demande à nos clocher de sonner le tocsin pour le climat, samedi, entre 14h30 et 14h35, en solidarité avec les églises suisses et les mouvements chrétiens. "Les organisations chrétiennes de l’Alliance climatique, écrit Pascal Desthieux, demandent aux paroisses de toute la Suisse de soutenir le mouvement pour le climat en réglant l’horloge de leurs églises sur midi moins cinq ce samedi 28 septembre 2019 et/ou en faisant sonner les cloches des églises à 14.30 heures. 

    Cette solidarité sonore me paraît fort discutable. 

    Sonner le tocsin contre le réchauffement climatique (ou pour le climat?) et pourquoi pas contre Trump, pour Greta, contre Poutine et pour je ne sais qui... le page? Et pourquoi ne sonne-t-on pas le tocsin tous les vendredi contre le consumérisme, pour le véganisme, contre le chauffage des appartements (et des églises vides) et pour les éoliennes sur nos monts quand le soleil...?

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  • Une semaine sans viande et une sans chauffage

    thermometre paris.jpgMais que fait la police! Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, tous âges confondus, c'est que la peur les motive - la peur de la canicule, de la montée des eaux, de la fonte des glaciers, des ouragans - et non un monde plus juste et plus pacifique. Ce que je reproche un peu aux marcheurs climatiques, c'est que l'Etat doit décider et faire le bonheur national brut (BNB) et non les gens eux-mêmes.

    Certes, je ne suis pas assez naïf pour croire que la main invisible du marché (ou de l'Etat) peut faire le BNB, même The Economist, qui consacre son édition de cette semaine onusienne à la crise climatique, n'y croit plus non plus. Et que les Etats, faute de mieux - c'est-à-dire nous dans les Etats démocratiques - doivent collectivement inventer des règles du jeu marchand qui nous incitent à moins produire de gaz à effets de serre. Non pas par peur d'un hypothétique enfer sur terre mais pour la simple économie des ressources rares et non renouvelables. Vaste défi.

    A notre niveau, nous pourrions opté pour une semaine sans viande et, cet hiver, pour des chambres et des bureaux à 18 degrés voire moins.

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  • Maudit Maudet

    conseil d'etat photo officielle.jpg

    L'occasion était sans doute trop belle pour mon journal préféré. Que Pierre Maudet, dont la Tribune de Genève a été la première à révéler les turpides et les demi-vérités à l'origine de sa disgrâce politique du printemps 2018 - turpitudes que notre désormais mini-ministre-et-président-déchu se refuse toujours à nommer des fautes et des mensonges - que Pierre Maudet donc choisisse le principal quotidien de Genève pour dire sa rupture de collégialité à propos du budget 2020 est un bon coup médiatique. 

    Sauf que la rupture de collégialité remonte à plus d'un an et est le fait de Pierre Maudet lui-même, qui par son voyage "privé" à Abu Dhabi et ses mensonges subséquents a rompu la confiance qu'on avait en lui. S'en est suivi la  punition méritée qu'on sait, dont j'ai estimé par ailleurs que le Conseil d'Etat aurait été bien inspiré de mettre un terme.

    Sur le fond, pas un des ministres ne se satisfait sans doute du projet de budget 2020 ni du plan financier quadriennal.

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  • Genève, rouge de honte?

    pfq Genève 2020-2023.jpgL'excédent de charges de 590 millions de francs, annoncé ce matin par le Conseil d'Etat genevois, doit se comprendre pour deux tiers comme une insuffisance de revenus. En effet, c'est la baisse des impôts des entreprises - la fameuse RFFA votée ce printemps par les Suisses et les Genevois,  qui explique un déséquilibre attendu. L'autre tiers est dû à l'augmentation des subsides aux assurés maladie (un projet conçu pour acheter les suffrages de la gauche en faveur de la RFFA. En vain. Bref, une nouvelle louche de politique sociale pour payer un système de santé en folie).

    La dette du Canton va donc augmenter: de 2,5 milliards d'ici 2028, dit le plan financier, rendu en même temps  que le budget (bravo!).

    Genève, rouge de honte? même pas. Chacun fait l'autruche. L'Etat de Genève peut emprunter à 0% voire à moins, le déficit n'est donc pas une catastrophe... Et puis, la dette, ce sont des routes, des égouts, des écoles, le CEVA, les HUG, UniGe... ce n'est pas rien.

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  • Services publics: données en masse et misère de l'information

    certificat de maturité.jpgCombien vaut un certificat de maturité? Est-il plus cher à Genève ou à Lausanne? A Sion ou à  Lucerne? A cette question, les comptes publics sont incapables de répondre. Pourtant les écoles privées ont évidemment cette information. C'est qu'ils facturent leurs prestations pour vivre. (et ils sont forcément plus cher à Genève où le titre est décerné à 19 ans quand il l'est à 18 ans dans les autres cantons)

    Quel est le prix d'une appendicite ou d'un changement de hanche et qui paie la facture? Là encore, qui connaît la réponse avec précision? La facturation des hôpitaux à votre assureur maladie fait l'impasse sur le fait que la moitié du coût de l'hôpital est payé par une subvention générale qui figure au budget de l'Etat. 

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  • De Bulle à Zoug en passant par chez vous

    100 francs nouveaux.jpgChacun sait que les Zougois sont des Suisses au-dessus de tout soupçon. Et que grâce à leur travail et leur frugalité - au fait quel est le bilan carbone du petit canton sans aéroport, où les valeureux Waldstâtten écrasèrent les troupes des Habsbourg sous les rocs et les rondins? - les Zougois sont parmi les Suisses qui paient le moins d'impôts. 

    Si je vous parle des Zougois, c'est que je prépare un cours que je donne tantôt au CFJM sur les budgets et les comptes publics. Et qui me fait replonger deux fois l'an dans la mécanique à complications multiples qu'est les miroirs comptables (c'est à dire marchands) des actions (et parfois des inactions) de nos élus, toutes couleurs confondues. C'est ainsi que les socialistes de Lausanne ou de la Ville de Genève se félicitent de l'excellente gestion de leur  ministre qui est de la même couleur qu'eux, alors qu'ils contestent la gestion des ministres du camp adverse et vice-versa.

    Mais revenons à Zoug et à Bulle.

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  • Dire Dieu aux ados: un sacré défi

    dieu son fils et moi.jpgVoilà donc le journal Le Temps accusé de faire le jeu de la gauche. L'héritier du Journal de Genève et du Nouveau Quotidien, bêlerait de concert avec le troupeau des moutons qui ont peur du réchauffement climatique. Le quotidien suisse, propriétaire de Ringier - Axer Springer, (le groupe allemand étant détenu par un fonds d'investissement américain à hauteur de 42,5%), invite depuis une semaine les quelque mille candidats de Suisse romande à l'Assemblée fédérale à remplir sa Charte de la transition écologique, un questionnaire en pleine résonance avec la pensée unique en cours. Mais promis juré, cette charte n'altèrera en rien le sens critique de la rédaction. Le Temps est engagé mais pas militant.

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